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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Quand la rédaction du Monde écrit à ceux qui l'impriment

Publié le 12 Octobre 2011 par canaille le rouge in Coup de gueule

 

http://idata.over-blog.com/0/23/34/52/liberte_de_la_presse_par_daumier.jpg

 

Pour ne pas alourdir La canaille vous met en liens ici le texte complet de la missive[link] et vous met en direct ces deux passages qui côte à côte montrent le mépris des signataires pour les ouvriers du livre.

 

Face à cette nouvelle non-parution, notre réaction est une incompréhension totale. Nous avons le sentiment d'être pris en otages, précisément le jour où Le Mondepouvait faire la différence par rapport à ses concurrents, parce qu'il paraît l'après-midi pour des résultats égrenés toute la nuit et que n'avaient pas les journaux du matin, parce que Le Monde a traité cette primaire socialiste en profondeur depuis des semaines, et aussi parce que ce journal est porteur, dans ce grand débat démocratique qui précède une élection présidentielle, de valeurs qui font sa spécificité et sa qualité depuis 66 ans.

 

Il n'est pas de notre ressort de nous exprimer sur les suppressions d'emploi mais nous faisons confiance aux partenaires sociaux pour trouver des solutions adaptées pour chacun. Nous appelons au dialogue. Mais nous ne comprenons pas que ce processus de réorganisation de l'imprimerie passe par des non-parutions répétées, qui auront des conséquences négatives pour tout le monde, sauf nos concurrents. Des non-parutions qui auront aussi pour conséquence de détourner un nombre croissant de Français de la lecture de la presse quotidienne de qualité.

 

Apprenez donc que si les journaux ne sont plus lus c'est à cause de ceux qui les impriment pas à cause du pouvoir d'achat rapporté au prix d'un journal ou à cause ...du contenu de ce qui est imprimé.

Déjà le dessin de Plantu de la veille préfigurait la bassesse. On esperait Daumier ce ne fût même pas du Faizant.

"Grevistes vous nous prennez en otage". Air connu sous toutes les lattitudes revendicatives.

La nouveauté c'est ce cynisme "vous êtes des salauds pour nous empêcher d'être lu, nous les plus mieux parmi les plus meilleurs du genre. Mais on en a rien à glander de ce que vous allez devenir, vos emplois sont le dernier de nos soucis".

La Canaille abuse ? Comment lire ceci "Il n'est pas de notre ressort de nous exprimer sur les suppressions d'emploi mais nous faisons confiance aux partenaires sociaux pour trouver des solutions adaptées pour chacun." C'est quoi votre ressort ? de regarder les bidets du Sofitel ? De vous concentrer sur les conditions de réussite de l'alternance ? On dirait du Ernest Antoine. En fait, s'en est. Une missive écrite calfeutrés dans le cocon de vos niches fiscales. Vous avez la clauses de conscience alors que votre texte démontre que vous n'en avez plus.

Alors, signataires de ce texte, si pour souver leur emplois qui conditionnent leur droit de vivre les imprimeurs de vos pensées aussi superficielles que consensuelles et bien dans le moule se moquent autant que vous vous moquer de leur devenir ce ne sera qu'un juste retour à l'envoyeur. 

Mettez vous cela en tête il n'y a aucune raison qu'ils acceptent de crever pour que vous puissiez vous avoir le droit de vivre grassement des inepties que vous véhiculez, cautions de ces "primaires compris". Que cette grève qui cherche à garantir l'avenir de l'édition graphique et de la presse en France  vous mette en rage de ne pas avoir pu faire partager la résignation révèle vos choix idéologiques.

La Canaille, qui n'est pas ouvrier du livre, mais qu'un autre ex-preneur d'otage puisque cheminot retraité, leur exprime toute sa solidarité.

 

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