Après un lourd et indispensable lifting grammatico orthographique et toujours
l'approche du sujet par Guy Béard il y a un demi siècle :
L'accélération d'aujourd'hui :
En poursuivant un peu la réflexion sur le billet précédent sur ce sujet :
La question de La Canaille qui pour le compte en deviendrait presque "Candide le rouge" (pas trop quand même) :
S'il existe une dette souveraine, admettons-le le temps de cette réflexion, si elle est réellement souveraine, comment la payer ? Mais surtout, d'où vient-elle pour voir qui devrait la payer ?
Si elle existe et s'il y a quelque chose à payer, il faut que la somme des richesses produites soit supérieure à celle nécessaire à leur production. Cette différence pouvant éventuellement servir à cela.
N'importe quelle marchand à la sauvette, sans avoir fait HEC, sait que si il vend 10 sequins ce qui lui en a coûté 12 il ne pourra jamais se nourrir et se loger lui et sa famille et pas même rembourser ses fournisseurs. Donc décider de réduire la force économique capable d'assurer la création des richesses est un non sens social économique sauf…
Mais avançons un peu plus dans la réflexion. Si on réduit (plan d'austérité) la capacité de produire la richesse, si ceux en capacité de la produire sont restreints dans leur capacité physique,intellectuelle, sociale de la fabriquer, il leur sera impossible de rembourser.
Or c'est le choix que dictent le FMI, le G20 et les laquais qui portent leur parole et pensée unique. Veulent-ils donc réellement rembourser cette dette éventuelle ou ont-ils d'autres objectifs ?
N'est-ce pas la preuve que la question n'est pas la dette mais de grossir la part que s'approprie le capital dans les richesses produites au nom d'une dette privé qui a été mise sur le dos des peuples et qu'il doivent avoir en permanence sur les épaules. Faire qu'Atlas devienne un Sisyphe sans autre issue que de porter un fardeau imposé par d'autres.
Revenons à notre dette. Sa provenance, elle, est connue. C'est la décision des états de faire entrer dans leurs comptes les masses de dettes fabriquées par le système monétaire aux mains des banques et établissement financiers depuis que les états leur ont abandonné ce droit souverain.
Donc la dette devient souveraine quand elle est reprise des coffres gonflés par l'abandon de la souveraineté. (Hé hé, un peu moins candide La Canaille !)
A quoi a servi cette création monétaire privée ? A financer leur stratégie d'investissement dans des secteurs économiques pourris mais devant assurer de très haut taux de rémunération ou sous des latitudes demandant des moyens de coercitions pour les gagner : l'industrie des armes et les guerres impérialiste. Pas besoin, de Kaboul à Bengazi en passant par Abidjan ou Djibouti, de faire de dessins. Comme les secteurs économiques étaient pourris, la décomposition a gagné toutes les monnaies et les a gangrenées. Qui à construit ces déséquilibres ? Les banques et leurs réseaux.( La lucidité de gagne camarade!)
Reste une dernière question. Étaient-ce aux états d'imposer ce fardeau à leur peuple ? Évidement Non.
La solution est donc, aussi brutale que cela paraisse, de laisser ces banques titaniquer en paix dans les eaux glacées de leurs calculs égoïstes, de les laisser sombrer dans la faillite. Comme à bord d'une coque pourri ne sont vitalement atteint que les hôtes du buffet à stock options, les pertes humaines possibles seront des centaines de milliers fois moindre que celles que le sauvetage organisé par les pouvoirs des états imposent aux peuples chargés de jouer aux remorques pour tirer le rafiot. Si les actifs de cette croisière qui ne nous amuse pas sont pourris, les reprendre assure la permanence de l'infection.
Les leviers industriels produisant la richesse saine sont physiquement disponible et la part de richesse adossée au travail (salaires, épargnes, provisions fiscales des états, provisions sur amortissements d'investissements renouvelables etc.) est disponible pour construire des outils de coopérations monétaires et financières maîtrisés par des organisations déconnectées des marchés et donc établissant pour cela la souveraineté des producteurs de richesses : les peuples.
Dis donc La Canaille, tu ne serais pas un tantinet communiste ? Pas un tantinet, totalement et c'est dans la période le fond qui manque le plus.
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