Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Retour sur les caractéristiques des élections cantonales

Publié le 29 Mars 2011 par canaille le rouge in se coltiner au quotidien

 

11-03-29-abstention.jpg

 

 

Les commentateurs, éditorialistes et autres politologues pourront tenter de nous expliquer que "le peuple fait payer un lourd tribut aux partis politiques", l'enseignement premier des deux tours des élections cantonales est d'une grande limpidité. Sauf à changer le peuple ce sont bien les pratiques politiques qui poussent aux comportements des électeurs. Et la crainte du verdict conduit chacun à sortir de sa réserve.

Au risque de voir sous les projecteurs des alliances passives ou actives, comme à la Réunion ou en Ile de France, qui montrent que l'idée de gauche ne recouvre pas forcément les mêmes valeurs selon ceux qui les manient.

C'est dans ce cadre que la droite ex-républicaine (du moins celle qui pilote de char de l'état) est sortie du placard. Elle ne répugne plus, d'une façon on ne peut plus officielle, à refermer la parenthèse de 45 comme le MEDEF l'y a invité.

Enseignement aussi, il reste dans l'environnement des partis républicains un socle d'électeur qui se rétréci mais est encore capable de se mobiliser face à tout ce qui fait le lit du fascisme.

L'huma écrit :

" Nicolas Sarkozy a largué les dernières amarres du gaullisme et plus généralement de l’éthique républicaine en travaillant méthodiquement au décloisonnement idéologique entre une partie de la droite, dont il est le principal représentant, et l’extrême droite lepéniste."

C'est vite dit.

De l'amnistie des anciens de l'OAS aux chevaux légers des "Républicains Indépendants" de tous les gouvernements de droite de l'après 68, lanceurs et arrimeurs de passerelle avec cette extrême droite au point de lui organiser son congrès constitutif, c'est plutôt un ré-arrimage de la droite à ses valeurs identitaires fondatrices, Fa# ayant puisé dans ce vivarium pour y extraire les supplétifs qui garnissent les corridors du château.

Dans ces valeurs, outre le racisme, la peur des travailleurs mais aussi la volonté de les intégrer çà son projet. quel différence entre la vulgate de sarkozy durant la campagne électoraledes présidentielles et celle du FN contre le mouvement sundical ? Valeur identitaire de la droite encore : la haine du suffrage universel et de la démocratie surtout quand elle est de proximité sauf pour le détourner de ses valeurs.   

D’où les projets cadrés avec le projet de l'UE de liquider la commune acte fondateur de la République qui laïcise en supprimant la paroisse les structures administratives d'un état bourgeois, certes, mais sortie de l'aristocratie nobiliaire. Refus toujours de rendre le mandat d'élu impératif et révocable.

Volonté de supprimer le département, création encore de la révolution, qui mettait le citoyen à une journée de marche du lieu du droit et de l'égalité devant la loi, avec ses préfectures instaurant l'égalité de traitement et de droit en tout point du territoire, principe fondateur du service public. 

Volonté encore, avec la prééminence de régions-au contour des province de la monbarchie-  de rétablir des centres éloignés au service des aristocraties financière dans une fédéralisation d'un état nation disparaissant parmi les brumes d'une UE supportée par les agences de notation.

Pour se parer d'une légitimité, quoi de plus urgent que de surfer sur la vague de rejet qu'on a atisé, pour alimenter  une abstention qui déjà s'était mobilisé pour dire son fait à ceux qui avaient tourné le dos à leurs engagements, promesses voir identité politique.

Stratégie du judoka : accélérer un déséquilibre subit pour en tirer profit, c'est ce que fait la droite qui sait que toute mobilisation électorale populaire accélère les dynamiques de sanction à son encontre.  

Si cette abstention-sanction montée des quartiers populaires sert la droite et l'alternance au sein d'un système non menacé, les responsables ne sont-ils pas plus à rechercher parmi ceux qui ont perdu le contact avec leur électorat que parmi ceux qui ont besoin de cette abstention pour conduire leurs projets ?

Dès lors parce que cette abstention les sert pour leur projet propre, la droite et la social-démocratie mènent le bal avec l'invitation du FN en soliste, voire sa cheffe courtisée ici ou là pour la première danse.

Intéressant de noter que pour des raisons antagoniques aux causes non miscibles, ce sont les électorats les plus mobilisé autour des notions de souveraineté pour les uns démocratique et populaire pour les autres nationale prise par le bout chauvin du concept qui se sont le moins abstenu. Faut-il en conclure comme la bande de la première ligne de ce message que souveraineté est un gros mot ?

A noter encore que la progression réelle en voix entre les deux tours pour le FN (là, réelle) se fait par une transfusion de l'UMP vers le FN (tout comme un apport de voix FN vers l'UMP contre les candidats de gauche singulièrement du PCF), scellant ainsi leur pacte d'acier.

Avec tout cela ajouté à d'autres analyses qui mesurent les rapports de force autrement qu'en ajoutant des allumettes et des extincteurs pour calculer l'industrie du feu, le paysages politique ne reste trouble que pour ceux qui refuse de le voir.

L'issue existe. Pour peu qu'elle soit mise en débat.

Un projet politique qui annonce ses choix clairement et qui dit comment il les finance.  

Ce qui suit ne prétend pas être "les bonnes recettes pour aller mieux" de La Canaille, mais des pistes pour une ouverture vers la construction d'une alternative.

  • Mesures d'urgence à décision immédiate en matière de Santé, d'école, d'Énergie de transport par la mise sous contrôle public total et immédiat par une renationalisation de tous les service public en réseau, Administration de l'État pour l'école et la santé, contrôle des salariés pour la protection sociale. Sans indemnisation autres que pour les micros porteurs des formes obligataires ou titres d'usage pour les services public en réseau.
  • Réquisition des logements vide de tous les investisseurs institutionnels (banques, assurance, réserves mutualistes diverses, fond de placement etc.) 
  • Fixation du smic à 2000€ net par mois.et augmentation massive et immédiate des salaires jusqu'à 5 smic par mois, augmentation rapidement dégressive ensuite rendu bulle pour 12.. 
  • Arrêt de tous les dégrèvements de charges et avantages fiscaux pour le capital.
  • Remise en place d'une fiscalité progressive frappant les très hauts revenus du capital, de la rente et de la spéculation : au dessus de 15 smic par mois on prend tout.

Cela fera-t-il peur au Minguettes ou au 4000 ou à Henin beaumont ? Et si oui, à qui ?

Un programme de ce type fera à coup sur sortir des cages d'escalier des cités et des zones pavillonnaires les électeurs qui n'ont pas envie de plébisciter les ragouts fiscaux sauce DSK ou autres co-acceptés par le G20, le Medef et l'internationale socialiste.

On entend d'ici les Zéconomistes et Spécialistes bardés de leur rouge ou rose carte d'accréditation aux tables d'experts installées par le capital nous dire que cela va être un séisme économique.

Est-il moins lourd que le tsunami du krach capitaliste boursier et de la facture publique que le capital (toujours lui) et son pouvoir ont engagé sans hésiter sur le dos des plus pauvres ?

Donc faire voter les abstentionnistes est une question de volonté politique.

C'est encore ce qui manque.

 

.

 

Commenter cet article