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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Sidérurgiste, colère mais (et pas que pour eux) comment en sortir?

Publié le 7 Février 2013 par canaille le rouge in Du côté des luttes

http://www.republicain-lorrain.fr/fr/images/ACA7CBAD-7EE4-4BF7-A6D5-95A728838992/LRL_03/photo.jpg

 

Mercredi a été une journée comme d'habitude dans une situation similaire : pour accueillir les sidérurgistes en colère de Liège à Florange, de Bruxelles à Strasbourg ou à Paris, la Valls' connexion outre l'interception à distance des cars, avait sur place mis les tonfas dans les gants et déployé et  usé de son arsenal fumigène et lacrymogène et quelques flaschsballs pour faire bonne mesure. 

 

Darwin a raison : la fonction crée l'organe. Nous retombons dans les pratiques de basses polices dignes des rites  coutumiers des auxiliaires des barons d'Empire et d'industries.

 

Alors que les patrons embauchent des polices privées, qu'ils cassent l'outil industriel, qu'ils brisent les territoires, organisent l'évasion et la faude fiscale, Manuel Moch avait annoncé la couleur :

"Il n'y a pas de place pour la violence, et je lance évidemment un avertissement, la police, elle fait son travail, mais on ne peut pas admettre qu'on cherche à casser l'outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu'on s'attaque à des édifices publics, qu'on lance des boulons sur des policiers",

En vertu de quoi il lache ses molosses, cela donne cela : Quand ce Valls est vraiment Moch


Le voyage à Strasbourg ou à Bruxelles pour les ouvriers défendant l'outil industriel en même temps que leur emploi est de droit. Il répond  à leur besoin indispensable de montrer leur légitime colère.

 

Ensuite comment aboutir ? Mais dès lors qu'ils n'en restent que là, cela ne réglera pas durablement les problèmes.

 

Pourquoi ?

 

Pour une double raison d'abord aller demander au féaux des marquis de l'économie des mesures contre leur Barons de suzerains est aussi fécond que manger du sel pour étancher la soif.

 

Ensuite ne concentrer ses efforts que sur cette perspective conduit à tourner le dos aux lieux des vrais décisions : c'est sur les lieux de production qu'elle se prennent et c'est de là que la solidarité réelle, efficace, peut se construire. Toute l'histoire du mouvement ouvrier en témoigne. Ce que redoute le capital c'est l'occupation d'usine, la confiscation de l'outil de production par la masse de ceux qui créent la richesse.


Se pose à ce moment la question du débouché politique : La colère qui grandit se heurte autant au mur de l'argent (que l'exigence de reprise par l'état ne règle pas puisqu'on demande au fourrier du capital de se substituer à celui-ci) qu'à celui de ses propres impasses  en ne posant pas encore la question de la maîtrise par les producteurs eux mêmes de l'outil de travail.

 

C'est la question de la transformation politique, celle de l'alternative. 

 

Sauf que les salariés en lutte ne sont pas les responsables de l'impasse mais le sont ceux qui militent pour d'illusoires solutions transitoires qui permettent aux responsables de la situation au mieux de se faire payer ce qu'ils ont déjà plusieurs fois volé, voire au pire de laisser en attente les spoliateurs pour qu'ils viennent ensuite exiger qu'on leur rende ce qui ne leur appartient pas (c'est la nationalisation provisoire). 

 

Nombre de personnes par ailleurs bien intentionnées écrivent en tout sens que la crise montre que le neuf frappe à la porte. Mais peu ose dire qu'il faut l'ouvrir et vont la pousser...et ceux qui sont derrière à tirer de leur coté se font écraser par les bulldozers de ceux qui chargent pour empêcher son ouverture.

 

Pendant que le capital  éteint les haut fourneaux un à un, réunis dans la plus grandes friches de casse industrielles du pays, cimetière de  la machine outil et du savoir faire technologique, dans des usines recyclées en espaces de congrès et de studios de télé réalité, ceux qui devraient sortir en courant pour aider les travailleurs ramassent une ou deux scories qu'ils agitent dans la pénombre pour faire croire qu'ils allument des étoiles.

 

Mais si on met un tantinet de lumière sur leur texte, plus aucune références à l'incontournable exigence d'appropriation collectives par les producteurs eux mêmes des outils capables de faire tourner la société dans l'intérêt de l'humanité. Cela s'appelle le socialisme.

 

Ce vide cette désertion explique pourquoi Jules Valls peut se mettre dans les bottes de Manuel Moch et pourquoi Mittal peut se la jouer à la façon Boussac ou De Wendel ou Renault ou Schneider ou ...etc.

 

Au docks de St Denis en abandonnant Marx et Lénine, Sève ou même Boccarat ils se projetaient comètes visionnaires...ils ne déclinent qu'étoiles filantes à la manière d'un éphémère kautsty*.

 

 

*principal théoricien de la social-démocratie allemande avant la I° guerre mondiale et le rédacteur en chef de sa revue théorique "Die neue Zeit (les temps nouveaux) . Principal rédacteur du programme d'Erfurt du SPD, il s'oppose d'abord au révisionnisme de Bernstein et défend les principes de base du marxisme. En 1914, il se range derrière la direction du SPD et soutient d'abord la guerre. En 1917, il participera à la formation du parti social-démocrate indépendant (USPD). Il retournera ensuite avec son aile droite au SPD,

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