Durant des années il a été possible d'entendre, accommodé à toutes les sauces, la petite phrase venant le plus souvent de ceux qui avait passé l'hiver au chaud ; "et vous qu'auriez vous fait durant…" la guerre, l'occupation, Vichy, sous la torture etc.
Question aujourd'hui pas forcément dénuée de sens mais qui surtout permet d'en contourner une qui peut être aussi pleine d'enseignements :
Traqués, déportés, torturés, fusillés d'hier, devant l'état de la France et de ses "élites" politiques voire culturelles, son environnement économico diplomatique où l'élite semble avoir disparu des rayons, que feriez-vous aujourd'hui ?
Pas sûr que les antimunichois se réjouiraient et resteraient passif devant la réorganisation de l'Europe autour d'un capitalisme allemand prééminent.
Pas sur que les héros de brigades internationales laissent un Valls se compromettre avec les héritiers de Franco.
Pas certain que les combattants des deux parties du programme du Conseil National de la Résistance laissent casser les acquis de la Libération.
Pas certain du tout qu'ils resteraient sans réagir devant les dérapages très contrôlés pour stigmatiser toutes les valeurs progressistes.
Pourquoi cette question entre Noel et jour de l'an ? Parce qu'une phrase reprise d'un p@pier mis en ligne par mon camarade Jean sur son "canempechepasnicolas" a fait bondir La Canaille, phrase qui résume une semaine de florilège dans le genre :
Ce n'est pas la descendance de madame Capet–Bourbon qui dit cela mais une actrice par ailleurs talentueuse qui de "Peau d'âne" à "Benjamin ou le mémoire d'un Puceau" se complait, âge venant, au souvenir de sa vie de château. “
« Qu’auriez-vous fait en 1789, mon corps en tremble encore ! » écrit-elle.
Cette partie non roturière de sa cinématographie la poussant à se voire guillotinée plutôt que de réfléchir à ce que nombre de ses films pouvaient porter de dénonciation sociale.
Dame Deneuve parant le certes roturier non issu du cénacle mais grand acteur Torreton des plumes d'un Fouquier-Tinville, lui qui est au mieux, ce qui est déjà loin d'être offert à tout le monde, un déjà bon Figaro de répertoire mais un aussi un Richard III qui n'en ferait pas un régicide obligé , eut-il prouvé "qu'il était un méchant" et criant sa haine "des plaisirs frivoles des jours actuels".
Poser cette question là, sous cette forme là, permet même sans vouloir consciemment s'y mêler, de mobiliser toute la rancœur anti révolutionnaire que porte la vieille réaction française. Celle, héritière de la terreur blanche, des massacres de 48, les fusillés et déportés de la Commune.
Haine fédératrice des antidreyfusards en uniformes, soutanes, robes de clercs ou fauteuils d'administrateurs, celle qui massacre les " niakoués " d'Indochine ou de la chasse aux "indigènes" nègres ou bougnouls en Afrique du nord au sud. Cette bourgeoisie classieuse qui sera en tête des détourneurs de regard, spoliateurs des biens juifs, où se recrutera tout l'encadrement et part de la lie des collabos du siècle d'avant celui-ci. Vieilles défroques pour vils procès.
Donnons acte à l'actrice, ce n'est pas ce qu'elle a dit, mais qu'elle regarde qui se sert de ce qu'elle a dit.
Symbolique, merci à l'auteur de l'article en question d'avoir avec à propos su le rappeler :
“Depardieu” désignait, au Moyen-Âge, le lieu où l’on payait la dîme, impôt inique aboli en 1789."
Nos délicieux géomètres pétitionnaires épaulant les saltimbanques des plateaux TV pour nous rappeler, belle échelle double ou portes à tambour de leurs palaces, ce que sont les gâchis et accaparements du capital.
Cri du cœur de nos pétitionnaires dans "Les Échos", le vase donne son contenu. Quel symbole dans leur poulet :
"Gérard Depardieu n'a eu droit qu'à peu de considération pour avoir payé 145 millions d'euros d'impôt, de quoi financer la part de l'État dans l'aéroport Notre-Dame-des-Landes ainsi que tous les salaires de Jean-Marc Ayrault au cours de sa longue carrière de fonctionnaire"(sic).
La morale de l'accumulation, la haine de tout ce qui représente la République dont le statut de la fonction publique (acquis de 1945) et ses enseignants. (La Canaille qui a déjà dit tout lme mal qu'il pensait de l'Ayraultport, précise qu'il s'agit ici de défendre le statut des fonctionnaires et les enseignants et non le bosco du vaisseau fantôme).
Ces impôts, madame, qui aident à l'avance sur recette laquelle aura autorisé la mise en orbite de votre carrière. Voila madame Deneuve avec qui maintenant vous frayez. Par respect pour celles et ceux qui paient leur place pour avoir le plaisir de vous voir, faite l'effort de vous reprendre.
Pour faire bonne mesure, vos compagnons de cordée s'en réfèrent à Jean-Baptiste Say lequel disait qu'un « impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte ». Que ne dite vous rien sur la TVA qui frappe autant le litre de lait de Neuilly que celui du Val Fourré ? Comment à la fois se proposer comme marraine 2012 du Secour Populaire (là on vous retrouve) et défendre un de ceux qui par leur choix égoïste produise l'exclusion de masse ?
Quant à ce brave monsieur Say chaperon des pétitionnaires, un homme raffiné, il disait aussi et regardez la somme d'injustice et de spoliation dans ce principe fondateur que d'un Bedbeiger à Deparlui, en passant maintenant par Vous?, défendent : "Quand on loue sa terre, qu'on place ses capitaux, quand on reçoit un salaire pour son travail, on vend le service rendu pendant un certain temps par ces divers agents de la production, et l'on renonce aux droits qu'on avait à leurs produits. Leurs produits appartiennent alors à l'entrepreneur qui a acquis leurs services productifs." (Jean baptiste Say, Traité d'économie politique, 3ème édition, 1817).
Vous avez dans cette simple phrase la totalité des raisons qui porte La Canaille et ses semblables à vouloir supprimer de la surface de la terre ce système dont les nantis profitent d'autant plus qu'ils exploitent ceux qui le sont le moins.
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Cela nous porte doucement à un retour au calendrier évoqué au début de ce p@pier.
Que ferait aujourd'hui les héros d'hier.
A coup sûr ils ne défileraient pas avec lespartisans de l'ordre moral qui tous se retrouveront dans leur raout concordataire financé par promoteurs ou bénéficiaires des forces politique du désordre fiscal ce 14 janvier (les appariements des sigles parleront d'eux même).
Avec la même passions contre la peine de mort qui l'anime aujourd'hui, Canaille le Rouge trouvera bien le moyen d'être sur le pavé parisien le 21 janvier pour fêter la fin de l'impôt "Depardieu" d'avant 1789, disparu en même temps que Capet Louis ci-devant roi de France.
Moins de deux semaines plus tard, le 02 février, La Canaille se trouvera du coté du métro Stalingrad pour dire qu'à l'envers de ceux qui en appellent à détricoter les valeurs républicaines, impôts compris, il restera à être d'abord du coté des forces du front populaire et leurs alliés, leurs combats commun, pour marquer en 2012, le rejet de la trahison des principes fondateurs de la république.
Pour vous y avoir autrefois croisé et avant d'avoir le plaisir de vous revoir dans des manifestations républicaines, réfléchissons ensemble car la question reste pertinente : les résistants d'hier, que feraient-ils aujourd'hui ?
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