Tagada, tagada, manquaient les Dalton. (bis)
4 voix. C'est ce qui a fait défaut au sénat pour qu'un texte du groupe CRC proposant d'interdire les licenciements boursiers soit adopté.
Pourtant, si on regarde la composition de la haute assemblée, sur le papier il n'y avait pas de problème.
Comme le dit Roger sur son blog ;" Déjà, au Parlement européen, la droite, le groupe où siège le Modem, les socialistes et les verts ont fait cause commune (443 voix pour, 124 contre et 75 absentions) dans une résolution unique pour le traité Merkosy, dont sa déclinaison nationale sera présentée devant les parlementaires français."
Roger poursuit à juste titre sur le lien avec la déclaration londonienne du chef de la "gôche tagada" link http://le-blog-de-roger-colombier.over-blog.com/article-le-senat-a-gauche-vote-a-droite-99524281.html.
La Canaille vous invite à venir regarder dans l'autre pièce de la maison rose.
Si on remettait en perspective les liens avérés et évidents qui depuis les guerres coloniales à la Communauté Européenne Charbon acier (CECA), puis le marché commun, la CEE, l'UE mais aussi l'Otan, la BCE etc., seul le PMU et encore, la DST, le BCG ou le ÂÂÂ ont échappé aux accompagnements conscients et appliqués de la SFIO devenu PS pour marquer d'un fer chauffé à blanc tous les mauvais coups contre le mouvement populaire.
Ils s'y sont évertués à chaque fois que celui-ci a baissé la garde ou s'est laissé désarmer.
Mieux, ou pire, il revendique comme SON héritage ce que le mouvement populaire lui a imposé quand il était aux manettes grâce à ce mouvement populaire : de 36 à 82 mais en mettant quelques voiles pudiques sur les périodes ou du point de vue progrès il fut pour le moins peu présent (38, 56, 62, 84, 97 etc.). C'est à peine s'il ne se déclare pas fondateur des FTP ou rédacteur de l'appel du 18 juin.
Notons aussi qu'à chaque fois et avec de plus en plus d'application, le PCF pourtant dans ses congrès mesurant la dérive, au nom du combat contre une déferlante bleue, a appelé à renforcer une vague rose dont les rouleaux communs s'attaquaient à la ligne de côte des garanties sociales.
Une fois, une erreur. Deux fois, une faute. Après c'est de la gourmandise. Si La Canaille assume s apart dans faute et erreur, il se refuse à la gourmandise.
C'est d'ailleurs là que le papier de Roger participe à bien éclairer la stratégie du PS.
Il doit bien rester dans quelques bibliothèque de sections un livre d'Etienne Fajon "l'union est un combat" (Editions sociales 1975) où les pièges de la soumission à la social-démocratie dans la construction d'un rapport de force contre la droite sont disséqués de bel façon.
Et plutôt que de protester devant la trahison de l'allié historique –comme si c'était nouveau- le PCF, s'il était cohérent ne devrait-il pas plutôt mesurer combien son soutien à des politiques antisociales l'a précipité dans l'abîme et combien toute recherche d'issue qui maintiendrait ce cap ne ferait au mieux que l'y maintenir au pire d'y entrainer toute la part du mouvement progressiste qui persiste à lui déléguer le choix de l'orientation.
C'est ce que d'aucun dise plus ou moins haut et plus ou moins fort "refaire un congrès de Tours à l'envers".
Mais au bilan, en ont-ils encore besoin ?
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