Parlons cochonneries :
Le petit fils de La Canaille en vacances à Paris, à l'occasion d'une discussion comme un grand père peut en avoir avec un grand bonhomme d'une dizaine d'années, lui pose cette question.
"Dit pépé (j'assume l'appellation contrôlée et perso l'assume fièrement) c'est quoi un paradoxe".
Spontanément, pas simple à expliquer.
Si ce breton de cheminot de Dominique m'avait envoyé son message 72h00 plus tôt il m'aurait bien tiré d'embarras.
C'est qu'avec son exemple, pas besoin de se charcuter les boyaux de la tête pour ne pas rester comme une andouille, il me sert les éléments de la réponse :
Figurez-vous que le ministère de la santé au nom de la préservation des équilibres économiques (et de la rentabilité des cliniques privées) ferme les maternités publiques au risque d'accroitre stress et conditions d'accouchement difficiles pour des mères de plus en plus en plus éloignées de leur lieu de vie pour aller la donner toujours plus loin dans des conditions humainement normale et dans ces conditions socialement discutable. Jeunes gens, vu l'évolution de la météo et l'état du réseau routiers consacrez vos soirées de printemps à la télé et au jardinage, pensez à madame sur les routes enneigées quelques mois plus tard, dans les congères non déblayés par manque de moyens et pas de sel en magasin.
Heureusement les bretons ne laissent pas faire et se battent, imposent des reculs.
Figurez vous donc aussi autre plateau de la balance du paradoxe, que le ministère du même gouvernement chargé de l'aide à l'éducation... privée pour la formation... patronale des jeunes, au nom de son indifférence des équilibres écologiques, autorise un lycée privée à installer une maternité …porcine (perso, le terme parait surprenant mais cela semble être le bon) au beau milieu d'un parc naturel, un site classé au cœur du château d'eau de la Bretagne.
Et attention, pas un groupe pop de l'élevage porcin répétant dans une grange avec d'une douzaine de membres. Non, la teuf, la grande, la vrai. Une rave partie du cochon. certes, pas d'ectasy mais des antibio,et sur la route de lisier ils seront, tapant du pied et chantant du grouin, 240 à l'engraissement, 800 porcs reproducteurs, 120 places de post sevrage pour l'agrotechno-parade. A vue de nez, de quoi vite ouvrir une succursale de chez Yves Rocher pour que les journées portes ouvertes se passent dans de bonnes conditions.
Plutot cela que d'avoir à dénoncer ces cochonneries qui faisait hurler recteurs et dames patronnesses arpentant fêtes votives et carnavals et autres boums ou fest noz pour traquer le mal et ses créatures il n'y a pas si longtemps. L'ordre moral est sauvé : ici on met bas de façon subventionnée.
Mais en attendant le paradoxe est là : des moyens public pour aider à installer une maternité à cochon là où on coupe les vivre et on ferme celles chargées d'accueillir les petits bretons.
Mais le plus grand des paradoxes et je prendrai d'ici peu le temps de l'expliquer à mon petit fils : pourquoi dans si belle région qui la première porta le bonnet rouge pour chasser les clercs de ce papier timbré source des bureaucraties étatiques, leurs descendants ne recoiffent –ils pas leur bonnet. Pourquoi se nourrissant de leur histoire ne retournent-ils pas de nouveau leur faux pour aller botter les fesses à tout ces timbrés bien en cours dans les papiers des préfectures et ministères (et non pas contre les infrastructures publiques et ferroviaires qui leur appartiennent comme citoyen).
Ensuite cela se double d'un débat sur l'aide à l'élevage intensif et la démultiplication des porcs dans un pays où on casse les ports. Moins il y a de bateaux, moins il y a de ports plus il y a de porcs.
Le pouvoir ferme les classes et entasse les gosses en batteries pour mieux aider des élevages aux pratiques discutables et discutées. Plus il y a d'élevage moins il y a de classes moins il ya d'écoles et plus de déserts pas que scolaire.
N'est-ce pas la plus belle illustration de ce qu'est un paradoxe?

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