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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

une question d'interlocuteur ou une question de rejet

Publié le 3 Septembre 2010 par canaille le rouge in Nouvelles du front

 

 

Avouons sans complexe que si les suites des affaires en cours conduisaient la justice à insister avec fermeté pour que l'affairistissime Woerth aille quelques temps se refaire une santé à l'abri d'un l'établissement spécialisé du même nom sis boulevard Arago, ce jour là ne verrait pas de larme couler sur le clavier.

Cela dit la question est-elle celle de la crédibilité du négociateur qui n'est, au plus, que plus maladroit ou plus bête que ses collègues qui ne se font pas prendre ou le fond politique du projet à combattre et dont la mise est en échec est plus du domaine de la mobilisation que de celui de la négociation ?

Dire comme le déclare Chérèque "Il n'est plus possible de travailler avec E Woerth" revient à admettre que cela le fut.*


Dire comme l'a fait Aubin le responsable de la délégation CGT (et pas que par initiative personnelle)  que le ministère est en panne de travaux sur le dossier des retraites depuis la mi juillet entretient l'illusion que le traitement de la question pouvait avoir des chemins de discussions possible avec le gouvernement.

Répétons et redisons que rien dans les prévisions économiques ne justifie le besoin de casser le système en place sauf l'exigence du capital de diminuer la part affectée au travail dans la production de richesse.

Si comme le disent en cœur droite et patronat, casser les acquis sociaux est un enjeu vital pour eux, la question du négociateur est subsidiaire.

Henri Krasucki disait que "quand il n'y a rien à négocier pourquoi se mettre autour de la table ?".

Si, comme nous l'affirment les préparateurs spécialistes en alternance, "le pouvoir est affaibli", c'est plus l'objectif du 07 ET DE SES SUITES qu'il s'agit de privilégier au point de les rendre exclusifs.

Bien sûr, savoir que les truands en col blancs côtoient des racketteurs de breloques et les parrains de mafias politiciennes est important. Qu'ils soient combattus es qualité relève de la citoyenneté et du travail de la police pour les trouver et la justice pour sanctionner les faits délictueux (notons au passage que cette criminalité, c'en est une, n'est pas cantonnée aux banlieues et quartiers populaires et même, dans cette forme, est principalement réservée au quartier qui ne le sont pas). Cela intéresse toute la société, organisations syndicales comprises.

Pour autant ne pas se fixer sur le hochet que Fa# agite frénétiquement pour ne pas voir le travail en cours de la tronçonneuse à abattre l'édifice social, colonne vertébrale du pacte républicain.

Décidément, le 04 et le 07 se complète bien dès lors que ce qui les lient est bien pointé et qualifié.

Le Racisme et la xénophobie, l'affairisme et la concussion comme l'exigence de faire chuter la part salariale des richesses produites pour gonfler rentes et dividendes sont autant d'éléments d'une politique consubstantielle au système de classe à combattre en tant que tel.

Lire ici que tant que la question de l'alternative, son sens et son contenu, ne sera pas mis au cœur de cet affrontement ne surprendra pas. Mais faut-il le taire sous prétexte que les appareils qui devraient l'entendre et le reprendre s'y refusent ? C'est donc au mouvement populaire de s'en emparer.

 

* s'il fallait douter, le Monde.fr du 03 09 rapporte :

Lors de sa visite chez Vallourec, "le chef de l'Etat explique aussi qu'il a été "intéressé par des propositions qui ont été faites récemment", en clair celles de François Chérèque, leader de la CFDT, esquissant des propositions de compromis."

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