Rien de plus dangereux pour le chroniqueur de la toile que La Canaille s'efforce d'être que de lire (et écrire) trop vite, il a failli pour le premier, et réussi pour le second, à faire des impasses peu sérieuses.
Sur les secondes dans le texte à propos de J D'arc (corrigée sur place) il ne s'agit pas de la marche à Chinon mais celle vers Reims vous l'aurez compris et l'autre, dans la même page, qui demandera un jour d'y revenir, concernant le dogme de "l'immaculée conception" et Sixte IV conduira à explorer le drapeau bleu étoilé marial de cette UE qui articulé avec les pseudo "bases chrétienne" jusqu'à nos jours de leur UE occupent le terrain idéologique pour mieux légitimer les projets du capital.
Mais où la précipitation à lire est, comme colère, mauvaise conseillère c'est avec ce qui suit.
En retour du même article La Canaille a reçu un long message sur le 600ème anniversaire de la jeunette de Domrémy. Ce texte dans son introduction paraissait (noter l'imparfait) donner l'impression d'un rabrouement de La Canaille pour être sorti des clous idéologiques (que de toutes façons, 'ici, on ne cherche pas à respecter). La liste des signataires en général accompagnée d'une impression en général positive, reprise dès lors du texte et à tête reposée pour voir pourquoi cette impression ? Bien en a pris, même avant le 21 janvier évitons les raccourcis.
Au-delà des tournures de style et d'une interrogation sur une vision trop
figée à Chinon et Orléans de Jeanne (cela fait parti du débat historique)qui conduisent de ne pas prendre pied dans ces six siècles d'usage réactionnaire pour la récupérer et les
faiblesse et forces dans le mouvement populaire pour contrer l'opération, un lien fort entre l'expression de la souveraineté face à l'impérialisme linguistique des classes
dominantes est mis sous les projecteurs : Les même qui dans la courses à la récupération de la Pucelle se vautrent dans la fange des pires traits du racisme dogmatisé par les critères
a-chrétien de l'appareil d'église sont à la tête des abandons de ce qui fait l'originalité culturelle d'un pays, sa langue. Et là ça cogne fort et juste.
De la blonde aux yeux vert de gris aux Verts tout court en passant par tout l'arc en ciel des réactions et accompagnement du système, belle image que celle des héritiers des trahisons de classe jusqu'à celle des chantres de la bio diversité qui ne mènent pas le combat de la diversité culturelle, tout comme celles des " élites économiques" qui depuis un siècle oscillent en permanence entre l a City et Berlin pour voir comment se débarrasser des valeurs progressistes qui sont la glaise qui colle aux semelles d'un peuple qui refuse de capituler devant ces trahisons. La Canaille ne sait si cela à déjà été étudié, mais Il n'est pas sans intérêts de noter que sur la carte, Koblenz se trouve quasiment à mi chemin des deux capitales et sur les marches du royaume économique des Schneider et De Wendel, dans le jardin de leurs Krupp de cousins.
Ce texte que celui qui se trouve derrière canaille le Rouge va signer est à faire circuler (vous le trouverez ci après). Il est tout sauf nationaliste ou chauvin et ne propose pas d'arrêter le football pour jouer au ballon au pied ou de boire une vielle eau de vie de grain au coin de la cheminée pour discuter du devenir du monde , il ne propose pas de fermer la frontière à Goethe ou Brecht, il remet les pendules à l'heure sur le grand écart des tenants du capital, toutes couleurs confondues, sur leurs délires chauvin reprenant le langage de Capet IX devenu saint Louis parce que génocidaire officiel de l'église. Les mêmes gonfleurs de bannière et porteurs de reliques pour leurrer le peuple livrant en 2012 comme en 1791 ou 1871 et 1940 le pays et ses leviers aux descendant des ennemis d'antan parce que le peuple de l'ex royaume a eu l'outrecuidance de le déboulonner, aristo compris, pour y installer les valeurs de la République.
Comme la langue est un des vecteurs de ces valeurs et que les monarchistes, de trahison en trahison, n'ont plus voix au chapitre, vite, de même qu'il leur faut réviser l'histoire voire la nier, ils déstructurent le pays par la négation de sa langue. Cela commence pour les plus jeunes avec Disney qui chausse cendrillon de pantoufle de verre et donc la dessine transparente, le vair à poil doux n'ayant pas d'équivalent du coté d'Orlando ; et continu jusqu'au "carrefour market" (que même le dictionnaire des mots-version 2007- de la fenêtre informatique- version 7- n'arrive pas à traduire) du capital français mondialisé. Voila leur stratégie. Les voleurs de valeurs quand elles sont morales donne la valeur des voleurs gardiens du capital.
Jaurès avait raison d'apparenter Jeanne à Marianne et rien finalement de ce texte ne s'oppose à ce que La Canaille avance dans le sien.
6 janvier 2012. 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc
(UN)HAPPY BIRTHDAY TO YOU, Miss Jeanne d’Arc !
Il y a exactement 600 ans, dans un village nommé Domrémy que l’occupant anglais n’allait pas tarder à mettre à sac, naissait Jeanne Darc (sans particule), la jeune fille patriote qui symbolise universellement la fierté des peuples qui combattent l’occupation étrangère et qui s’insurgent contre l’esclavage national.
Depuis que cette héroïne populaire, - livrée aux flammes anglaises à l’âge de 19 ans par l’évêque « français » Cauchon - , est devenue une figure éminente du « roman national » français, elle a souvent été récupérée par l’extrême droite et la réaction monarchiste (alors que l’opposition entre républicains et royalistes n’avait aucun sens au 15ème siècle…) ; mais la libératrice d’Orléans n’en fut pas moins ardemment célébrée par des révolutionnaires en lutte contre le fascisme et l’impérialisme. Bête noire de Hitler, Dimitrov évoque ainsi la jeune patriote française dans un rapport fameux prononcé en 1937 à la tribune de l’Internationale communiste ; quant au Procès de Jeanne d’Arc de Brecht et d’Anna Seghers, il célèbre la signification profondément politique et populaire des « voix » qui ordonnaient à la cette fille de laboureur de faire sacrer un roi français pour mieux chasser l’occupant anglais ; et cette pièce de Brecht se conclut par cet appel qui vaut aujourd’hui pour tous les peuples qui, à notre époque, sont encore soumis à l’occupation d’une puissance étrangère : « Français, libérez votre terre, vous qui la cultivez ! ».
Il n’en est que plus consternant de constater qu’historiquement, politiquement, et surtout, linguistiquement, ce n’est pas la jeune patriote martyrisée qui triomphe aujourd’hui symboliquement sur notre sol, mais les glauques héritiers du traître Cauchon et de son commanditaire, le cruel Duc de Bedford. Non seulement en effet nos « élites » politico-économiques ne savent plus que faire pour aligner notre modèle social-républicain issu du CNR, de 1936, de 1905 et de 1789-94 sur les « modèles » anti-sociaux allemand ou anglo-saxon, non seulement ces « bons Français » cauchonnent nos conquêtes sociales, nos services publics, nos industries et notre production agricole, non seulement ils font table rase de notre souveraineté politique et budgétaire en rampant devant les Diktats d’Angela Merkel, non seulement ils mettent l’armée française au service des croisades néo-coloniales de l’OTAN, non seulement ils défigurent le message universaliste de 1789 et du CNR en harcelant les immigrés et leurs descendants français, mais ils s’acharnent sur la langue française à laquelle ils rêvent de substituer le tout-anglais patronal porté par le capital euro-mondialisé. Et les « élites » de la Suisse romande, de la Belgique « francophone » et du Québec se comportent exactement de la même manière avec une seule obsession en tête : s’aligner sur tous les plans, social, politique et linguistique, sur les normes régressives de la mondialisation néo-libérale et de l’Europe des financiers.
Ce n’est pas en effet un xénophobe conservateur mais un « Européen » convaincu, le philosophe Michel Serres qui observe qu’ « il y a plus de mots anglais désormais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands à l’époque de l’Occupation ». C’est le linguiste Claude Hagège qui classe le français, langue de la francophonie internationale parlée sur cinq continents, parmi les « langues menacées » du monde. Ce pronostic n’a hélas rien d’alarmiste. Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui des « modes » culturelles portées par l’industrie du spectacle au risque de marginaliser la chanson et le cinéma francophones. On n’en est plus aux seuls « emprunts » occasionnels à l’anglais, ni même au franglais naguère dénoncé par Etiemble ; désormais, c’est méthodiquement qu’une majorité de rédactions, de « communicateurs » bornés, d’hommes politiques « branchés », de pubards sans imagination et de grands patrons à la fois colonisés et colonisateurs, substituent en masse des tournures anglaises (souvent bien « improbables » !) à des expressions ancrées depuis toujours dans la langue de Molière. Ce linguicide, - s’il est permis de proposer ce néologisme douteux pour stigmatiser une entreprise exterminatrice sans précédent à cette échelle -, n’est pas seulement ignoré par l’U.E., - que ses traités obligent pourtant théoriquement à protéger l’ « identité » de ses Etats-membres - : clandestinement et dans le dos des peuples, l’UE institutionnalise l’anglais comme l’unique langue véhiculaire de l’Union. Et cet arrachement des langues nationales est ouvertement favorisé par certains « bons Franceuropéens » comme le Baron Seillières : l’ex-patron du MEDEF n’a-t-il pas inauguré ses fonctions à la tête de Businesseurope (le syndicat patronal européen) en déclarant: « je ne vous parlerai plus qu’en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires » ? Quant à cet autre « bon Français » qu’est M. Trichet, n’a-t-il pas entamé son discours inaugural au parlement européen en s’exclamant : « I’m not a Frenchman ! »… Un anti-patriotisme que Madame Parisot, qui dispute à A. Merkel le titre envié de Miss Mark, a porté à incandescence dans une récente tribune du Monde : la boss du MEDEF y somme les Français d’opter sans retard pour une « nouvelle patrie » (sic), c’est-à-dire d’abandonner cette République française si ringarde (et sa langue nationale porteuse d’histoire frondeuse ?) au seul profit de cette Europe du business que certes, aucun privilégié n’aura jamais la tentation de trahir !
Les choses en sont désormais au point que l’actuel gouvernement, si soucieux de défendre l’ « identité nationale » menacée comme on sait par le terrassier sénégalais ou par la serveuse « musulmane » francophone (sic), n’a ni yeux, ni langue ni oreilles pour faire respecter la loi et la constitution françaises. Et nos supermarchés peuvent impunément se rebaptiser Simply Market, Carrefour City, Carrefour Planet, nos « services publics » peuvent illégalement promouvoir leurs « produits » Speed, TGV Family, TGV Night, Rail Team (SNCF), leurs Flying Blue, leur AirFrance by Regional, leur everywhere ajustable (France Telecom, sans trait d’union ni accents s’il vous plait !) sans que leurs ministères de tutelle respectifs rappellent jamais ces contrebandiers de l’Oncle Sam au respect de la loi Toubon votée en 1994 par le parlement unanime ! Mais comment compter pour cela sur Lady Lagarde, qui pilotait notoirement son ministère des finances en anglais, sur Borloo, qui veut faire de l’anglais une langue maternelle bis en France, sur Luc Chatel qui veut soumettre step by step, selon sa forte expression, les enfants de maternelle à un « bain linguistique » permanent en anglais, alors qu’à cet âge-là la langue maternelle française est loin d’être acquise ? Un Chatel qui étend illégalement l’enseignement en anglais dans le secondaire (« le français est la langue de l’enseignement », stipule la loi Toubon)… Evoquons à peine l’Université et les Grandes Ecoles où la constitution est allègrement piétinée, notamment par Sciences Po (dont tous les enseignements se délivrent en anglais dans la nouvelle antenne de Reims, sans doute pour rapprocher les futurs élus de la « France d’en bas »…). Le comble de l’odieux est atteint par J.-F. Copé : mariant comme personne l’islamophobie et l’autophobie nationale, le patron de l’UMP exige que la télévision publique projette chaque soir des films américains sous-titrés de manière à forcer nos compatriotes à ingurgiter, non pas la langue de Joyce et de London, mais l’idiome mutilant et mutilé de Rambo et de l’American Way of Life ; en guise de piètre compensation pour les francophones attardés, Sir Copé voulait même initialement substituer le français à l’arabe liturgique dans… les mosquées ! Faut-il citer aussi Gérard Longuet, qui ne voit aucun inconvénient à ce que des prises d’armes de l’armée française s’effectuent en anglais, ou Valérie Pécresse, dont la politique universitaire conduit à privilégier la publication d’articles dans les revues anglophones comme critère majeur pour la promotion des chercheurs ? Et le ministre de la culture n’est pas en reste : ses services subventionnent sans états d’âme les mal-nommées « Francofolies » (sic) qui, de manière provocatrice, ont jugé plaisant de ne programmer que des chanteurs anglophones le… 14 juillet 2011 ! Avant même que n’aient lieu tous ces débordements honteux, l’ancien ministre socialiste H. Védrine s’était publiquement interrogé à propos de cette déferlante américano-maniaque : « le français survivra-t-il à un tel traitement. Peut-être… » !
La question se pose alors à tout citoyen conscient : que devient l’Etat de droit tant vanté quand des ministres « français » et de prétendus services publics s’assoient à ce point sur la Constitution qui stipule que la langue de la République est le français ? Où en est la démocratie quand cette politique d’arrachage linguistique est cachée au peuple, quand elle est soustraite au débat public, quand les résistants au tout-anglais sont exclus des médias audiovisuels, quand les milliers de citoyens manifestant à Paris contre le tout-anglais le 18 juin 2011 sont censurés par les chaînes nationales qui leur préfèrent, en prime time, un rassemblement de motards en courroux ? Et à quel rôle indigne d’accompagnement l’opposition parlementaire s’abaisse-t-elle quand Mme Aubry remporte haut la main le Prix de la Carpette anglaise 2010 pour son effort acharné visant à substituer le bien-pensant Care anglo-saxon aux notions révolutionnaires de droits sociaux et de fraternité républicaine ?
Résumons-nous : l’extermination en cours du français et des autres langues nationales n’a rien d’une « mode » anodine : il s’agit d’une guerre d’extermination culturelle portée par l’oligarchie des affaires et relayée par une partie de la fausse gauche : en France, en Europe, à l’échelle du monde, il s’agit d’établir, officieusement d’abord, officiellement ensuite, le monopole du business globish. Et la fonction insidieusement totalitaire de cette langue unique est de consolider la pensée unique, le marché unique, la monnaie unique, l’économie unique, la politique unique et la sous-culture unique dont rêve le « monde des affaires ».
Les effets de cet arrachage linguistique, - que d’aucuns osent présenter comme une « ouverture à la diversité » alors même que les bacheliers britanniques sont dispensés d’étudier une langue étrangère ! – sont prévisibles : effacement programmé des nations comme espaces publics d’une possible souveraineté populaire, alignement des droits sociaux sur les « standards » régressifs des pays anglo-saxons, arasement de la diversité culturelle mondiale, promotion d’une élite euro-mondialisée de locuteurs mother tongue english régnant sur les milliards d’individus non anglophones, semi-anglophones (et omni-« jargophones » !) qui hanteront les bas-fonds de la planète ? Confrontés à ces cadres english mother tongue que recrutent déjà illégalement de très grandes entreprises, que deviendront les ouvriers, employés, paysans, artisans, enseignants, cadres moyens, ingénieurs et enseignants de France, sinon des étrangers sur leur propre sol ? Cette discrimination linguistique frappera en priorité les immigrésissus de l’espace africain francophone (dont nos lycées n’enseignent toujours pas les langues d’origine…). Ces travailleurs subiront la double peine linguistique ; eux dont le français n’était déjà pas toujours la langue maternelle, devront apprendre à remiser au second plan la langue de Césaire et de Fanon s’ils veulent travailler en « France », cet étrange pays chaque jour plus semblable au fameux « couteau sans manche dont on a perdu la lame »… Bref, on ne combattra pas l’indigne « préférence nationale » prônée par l’extrême droite, en instaurant en douce la préférence nationale à l’envers au profit du « natif » anglophone, que promeuvent nombre de firmes « françaises » dans le silence des autorités chargées de combattre les discriminations : les deux indignités, - la xénophobe et l’ « autophobe » - , finiront par s’additionner pour exclure les classes populaires en favorisant l’ « élite » euro- et américano-formatée…
Quant aux objections qu’il est habituel d’opposer aux résistants linguistiques au tout-anglais, elles font figure de contrefeux douteux. Que le français, comme l’anglais, l’espagnol, le portugais, etc. aient longtemps été utilisés par les dominants de l’hémisphère nord pour refouler les langues des peuples colonisés ou, en France même, pour marginaliser les « patois » (sic), nul n’en disconvient, et encore moins les initiateurs de ce texte, dont certains sont férus de langue régionale et dont d’autres ont combattu Hitler dans les rangs des FTPF et des FTP de la Main-d’œuvre Immigrée. Mais pas plus qu’il n’était décent en 1940 d’alléguer les massacres de la Grande Guerre pour refuser de résister à Hitler, il n’est loyal aujourd’hui d’invoquer les oppressions linguistiques d’hier pour collaborer au néocolonialisme linguistique d’aujourd’hui. Refusons que le français, ce premier service public de France grâce auquel l’Occitan et l’Alsacienne peuvent faire république avec le fils d’immigrés, le Flamand et la Bretonne, soit pris en tenaille entre, d’une part, le business Globish, et d’autre part l’ultra-régionalisme des nantis qui s’arment de prétextes linguistiques pour lorgner vers Barcelone, Anvers, Milan, et surtout, vers Bruxelles et Francfort. Car les langues régionales, patrimoine de toute la nation, ne sont qu’un prétexte pour casser la république une et indivisible ; le vrai but des ayatollahs de l’euro-régionalisation à prétexte linguistique est d’« ethniciser » le monde du travail pour mieux « re-féodaliser » le territoire national. Du reste, si le français, langue de la francophonie mondiale, était finalement marginalisé sur son sol d’origine, quelle autre langue de France ou du monde n’y « passerait »-elle pas encore plus rapidement ? Au lieu donc d’aider le Ramina-Globish exterminateur, les amoureux des langues de France et d’ailleurs doivent aider l’ex- « belette » francophone et les ex-« petits lapins » basque, breton, catalan, corse, sans oublier les langues honteusement déniées de l’immigration ouvrière, à fédérer leurs contre-attaques ; car il en va des langues comme des luttes sociales : elles sont condamnées à résister ensemble ou à être arrachées séparément.
C’est pourquoi, que l’on se reconnaisse ou pas dans le souvenir injustement dénigré ou récupéré d’une patriote de 19 ans torturée à mort pour ses idées, il est urgent que tous les résistants à l’ogre néolibéral cessent de regarder de haut le combat linguistique. « Désobéisseurs » et « indignés », réapprenons à crier, dans le français frondeur du « 9-3 », de Tunis et du Caire, « dégagez ! » à tous les destructeurs de peuples. Car si demain les revendications populaires elles-mêmes devaient s’ânonner dans la novlangue mondiale des maîtres, ceux-ci auraient atteint leur but final : forcer les peuples à clamer leur résistance dans la langue indigne, dérisoire et soumise, de la new collaboration !
SIGNATAIRES : Georges Hage, député honoraire du nord, co-président d’honneur du COURRIEL ; Léon Landini, a. officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, Médaille de la Résistance , co-président d’honneur du COURRIEL; Georges Gastaud, président duCOURRIEL, philosophe ; Matthieu Varnier, chercheur en robotique, secrétaire général du COURRIEL ; Gilles Bachelier, animateur du Comité Républicain des Gaullistes de Gauche ; Claude Beaulieu, animateur du Comité Valmy ; Danielle Bleitrach, sociologue, militante communiste ; Michèle Chopard, artiste en photomontage, Belgique ; Aurélien Djament, chercheur en mathématiques ; Olivier Denhez, agrégé d’histoire ; Bruno Drweski, historien ; François Eychart, rédacteur en chef de « Faites entrer l’infini » ; Barbara Y. Flamand, écrivain, Belgique ; Vincent Flament, professeur de français ; Cyrille Ferro-Steyaert, fonctionnaire ; Sylvie Guduk, institutrice, militante du PRCF-Nord ; Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, vice-président du Pôle de Renaissance Communiste en France ; Patrick Kaplanian, ethnologue ; Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine ; Maurice Le Lous, vice-président du Cercle Littéraire des Ecrivains Cheminots ; Pierre Lévy, journaliste, directeur de Bastille-République-Nations ; Elisabeth Loubet-Gauthier, professeur de philosophie retraitée ; Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ; Jacques Nikonoff, universitaire, président du M’PEP ; Pierre Pranchère, a. maquisard FTPF, a. député de Corrèze ; Lakis Proguidis, écrivain ; Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France ; Pierre Roche, historien (Paris) ; Pascale Tillier, syndicaliste et militante (62), Michel Tortey, secrétaire de la section « Gard Rhodanien » du PCF; Yves Vargas, philosophe ;
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