Partant d'une info sur la prise de bec entre le président (socialiste) de la région Langudoc Roussillon et la ministre (socialiste) de la Culture, (Filippetti-étrillée-par-un-sénateur-ps-) Roger rappelle ce que fut le camp de Rivesaltes pointant le dénie de mémoire de l'oublieuse préférant contourner ce haut lieu de la Résistance au franquisme et aux fascismes, images sinistres données alors au monde d'un lieu, camp de concentration, ouvert par les gouvernements de la France.
Le plus surprenant c'est l'excuse que donne le cabinet de la maroquinée à sa non visite : "A propos du camp de Rivesaltes et de son mémorial, un conseiller de la ministre affirme que «ce dossier ne dépend pas de nous mais du ministère des Anciens combattants». "
À Rivesaltes, des hommes et des femmes, des enfants, malgré la répression et des conditions sinistres de détention ont tenu la tête haute face à leurs geôliers écrivant une des premières strophes de ce qui sera l'épopée des Résistances au fascisme sur le sol de France.
Outre rester debout ce qui déjà est au coeur de l'idée de culture, elles et ils ont créé, enseigné, dessiné, peint, fait de la musique, chanté, toutes activités alors clandestines mais du ressort du portefeuille de celle qui devient de plus en plus une dame patronnesse du PS qu'elle s'éloigne des valeurs de sa charge. Comme le dit un né natif de la région, un certain Brassens, l'âge ne fait rien à l'affaire.
Rivesaltes, serait donc du ressort des anciens combattants. Sans blaaague!!
On aurait pu y croire si sur le site du ministère de la Culture il n'y avait pas la page dont La Canaille vous propose une capture d'écran ci-dessus.
Perplexité de Canaille le Rouge. Qu'est-ce qui peut faire différence entre la boucherie de 14 et l'investissement du ministéricule de la dame d'une part et le contournement par les mêmes de l'internement des antifascistes espagnols de l'autre ?
A part le fait que la SFIO était dans l'Union Sacrée en 14-18 au point de siéger dans le gouvernement puis et dans la non-intervention en 36, rivesalte marquant d'un sceaux indélébile la fin de l'infamie, La Canaille ne voit pas autrement ce qui pourrait expliquer cela.
Peut-être que si la dame se rend un jour au festival de Prades qui honore Pablo Casals lequel venait au pied des Pyrénées dire avec la force son archet son fait à Franco, Si un jour elle devait inaugurer une bibliothèque Hemingway qui fit sonner le glas, si un jour elle passe par Collioure et son cimetière entendra-t-elle Aragon pleurant Machado :
Machado dort à Collioure
Trois pas suffirent hors d'Espagne
Que le ciel pour lui se fît lourd
Il s'assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours.
C'est qu'il est parfois difficile d'assumer des héritages qui vous collent aux basques comme francisque à son Mitterrand.
Courage fuyons... Une fois de plus.
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