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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Un oubli ? Excusez du peu

Publié le 16 Août 2013 par Canaille Lerouge

Un oubli ? Excusez du peu

Réaction épidermique de Canaille le rouge après l’annonce de la mort de Jacques Verges devant la sélectivité des faits marquants de sa vie de tels que pointés par l'Huma (humanite.fr/societe/le-sulfureux-avocat-jacques-verges-est-mort).

 

 

Si La Canaille n’a pas l’intention de dresser un mausolée à sa mémoire tant l’homme dans ses facettes demande de retenue pour ne tomber ni dans une haine aveugle ni dans l’hagiographie, comment ne pas pousser un coup de gueule sur la façon dont a été raccourci de façon sélective sa biographie.

 

 

Un homme se regarde dans toutes ses dimensions. Vergès a été aux côtés des Khmers rouge c’est vrai. A-t-il à l’époque été le seul ? Combien de maoiste reconverti au Medef ou à des chappelles idéologico-sociales équivalentes ont-ils fait le même chemin sans que l'Huma ne les accrochent à ce sujet ? Les parcours de chacun sont-ils exempt de critiques ? Il y avait d’authentiques résistants parmi ceux qui ont laissé se perpétrer les massacres de Sétif le 8 mai 45. Combien d’anciens résistants en Indochine ou à Madagascar qui ont couvert voir pris part aux ignominies commises par le pouvoir colonial ? Cela n’empêchera pas de chercher l’union avec eux en 1972 pour le programme commun.

 

 

Pas un mot sur l’engagement de résistant de J Vergès en 1942 quand d’autre astiquait leur francisque. Rien sur son adhésion au PCF en 1945, de son rôle à partir de 1951 au sein de l'organisation internationale des étudiants communistes. Puis devenu avocat, silence sur la place qu’il a tenue dans ce qui sera un grand moment de l’histoire des avocats anticolonialistes. Il a été de ceux qui se sont mobilisé pour arracher à la guillotine aux côtés de tous ces avocats communistes qui risquaient leur peau pour défendre les patriotes algériens. Il était avec les Marcel Willard, Nicole Dreyfus ; les Weyl et tous ces internationalistes de la défense des traqués par le pouvoir colonial quand Mitterrand faisait tomber le couperet de la guillotine.

 

 

Oui, comme le demande le métier d’avocat, il a parfois défendu l’indéfendable. Oui, certaines de ses positions étaient discutables voire condamnables et un égo surdimensionné ne l’a pas conduit à mesurer certains de ses choix, il ne s’agit pas de le passer sous silence.

 

 

Pour autant faut-il que l’Huma soit moins exigeant pour les avocats des truands du patronat ou pour ceux de Touviers que pour les avocats d’autres causes fussent-elles mêmes celles que ce même Huma défendit au risque de son interdiction ? Comment oublier au point de ne pas l’évoquer ce moment auquel il participa ? Mais le fait de voir dans les colonnes de l’Huma G-I. Abdallah communiste libanais qui est le plus ancien prisonnier politique de France qualifié par l'Huma "d’activiste libanais" quand la justice et la police s’acharne à refuser sa libération pourtant de droit, montre le sens et les balises que pose la rédaction d’un journal qui en arrive à renier sa propre histoire.

 

 

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