Il semblerait que pour la première fois la courbe du chômage progresse moins vite que celle de l'accroissement des profits. Ce qui ne signifie pas que le chômage diminue bien au contraire mais que les profits continuent de s'envoler toujours plus haut vers l'accumulation.
Le gouvernement tente timidement devant la réalité de crier victoire. Est-ce une victoire et si oui victoire de qui sur qui ?
Victoire de quoi pour qui ?
Serait-ce la marque d'un renversement de tendance ? Non la France ne crée pas plus d'emplois qu'elle en perd.
Il y a une baisse tendancielle du taux de destruction concomitante à la hausse tendancielle des profits lesquels se sur-accumulent et donc ne trouvent pas rémunération suffisante. Répunération (taux de profit exigé à 2 chiffres par le capital) demandant à produire plus (allongement et intensification du travail) avec moins (licenciements et baisse des salaires réels et socialisés).
Si les grands monopoles investissent dans des pays à croissance à deux chiffres, ce n'est pas philanthropie méconnue du capital, pour inonder les peuples de bien de consommation mais parce qu'il n'y a de richesse que celle né de la production de valeur d'usage traduite en profit par le passage en valeur d'échange. Pour cela ils ont besoin d'aller écumer d'autres eldorados.
Traduction du vieil adage du coiffeur il y a rien à couper sur la tête d'un chauve, ici, comme ces stratégies de casse et délocalisation font qu'il y a de moins en moins à casser, le nombre de chômeurs augmente moins. Ce qui conduit à dire "La France voit s'infléchir la courbe du chômage".
Bien sûr quand on dit "la France" cela donne une vision un peu beaucoup désincarnée. Cela revient à dire que la caissière de chez Cora et le directeur de chez LFoundry sont coresponsables des envois à l'ANPôle Emploi.
Un peu comme dire qu' Église, bourreaux, marchands de bois et d'amadou, Jeanne d'arc, sorcières, hérétiques et Giordano Bruno sont parties prenantes et coorresponsables des bûchers de l'inquisition.
Au bout de trente années d'effort, à force d'élaguer pour faire chauffer les alambics à profit, il n'y a plus de bois de chauffe, le capital attaque les troncs et déforeste à coup de tronçonneuse ce qui reste de patrimoine industriel.
Cela fait des morts. Si d'aucun pouvait douter du sens des évolutions et orientations à prendre, la confrérie des équarisseurs vient demander qu'on lui apporte des cadavres en meilleurs état :
"Notant « une nouvelle dégradation des chiffres du chômage », le Mouvement des entreprises de France (Medef) demande dans un communiqué de remettre en tête des priorités du gouvernement « la baisse des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques ». Selon l'organisation patronale, « la situation actuelle doit également nous amener à regarder avec lucidité la situation de l'assurance chômage. (…) L'état des finances publiques et de l'emploi ne permettent pas de refuser la réforme indispensable. »" . fermez le ban !
Il est vrai que la production majeure de l'équarrissage en termes de "valeur ajoutée" va vers l'industrie des cosmétiques. Sans doute ceci explique cela.
L'objectif annoncé et exigé, les chevaliers du Gattazthon attendent. Mais comme le gouvernement et Blummollet ont annoncé que leur objectif étant de faire que les producteurs réels des richesses en captent de" moins en moins (ce qu'ils appellent faire baisser le "coût" du travail), ils savent qu'ils n'attendront ni longtemps ni en vain…tant que les producteurs réels des richesses ne leur appliqueront pas le gigantesque coup de pompe dans le cul qui doit leur être distribué.
Voler la part socialisée des salaires (ce qu'ils appellent les charges) baisser les cotisations chômages (ce qui revient à disculper les délinquants des responsabilités de leurs actes car quand on saigne une entreprise pour en capter ses richesses avant de la mettre à la casse, on est un délinquant et ces pratiques devrait relever de façon ordinaire de la correctionnelle).
Mais pour emballer les cadavres de leur holocauste économique, les maquignons du coffre fort se sont dotés d'allié bien placé dans l'industrie du Sapin.
Le patronat en redemande et le gouvernement ne fait rien pour le dissuader de poursuivre son offensive bien au contraire.
Il est vrai que quand le ministre du chômage paie l'impôt sur la fortune et est syndiqué au syndicat des propriétaires fonciers et forestiers cela le prédispose en matière d'emploi à se spécialiser dans le cercueil.
La CGT a rapidement réagi à l'annonce de ces chiffres souhaitons que de l'analyse et dénonciation ci après se construise une proposition d'action plus déterminée que dans le dernier trimestre 2013.
La journée d'action du 6 février peut être une occasion à condition de ne pas attendre le 5 pour coordonner les ripostes et appels. Travailler à une organisation confédéré de la lutte, à condition a ne pas faire de l'accord des Lucky Luke du stylo le passage obligé de l'action. Arcelor montre combien un stylo orange fait vite voir la vire en rose au pouvoir et patronat et ne produit que des dahus revendicatifs.
la tenadance lourde, c'est toujours celle là et cela ne pourra pas s'inverser sans réponses forte aux revendications salariales et sociales :

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Chiffres du chômage
Pas de cadeau sous le sapin gouvernemental
La galère se poursuit pour les demandeurs d’emploi
jeudi 26 décembre 2013
Les chiffres du chômage de cette fin d’année ne sont pas bons et loin de l’attente du gouvernement : en effet le nombre demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 3 293 000 en France métropolitaine fin novembre 2013. Ce nombre est en hausse par rapport à la fin octobre 2013 (+0,5 %, soit +17 800). Sur un an, il croît de 5,6 %.
Plus inquiétant encore, le chômage des jeunes de moins de 25 ans est reparti a la hausse : Il augmente de 0,4 % en novembre (+0,3 % sur un an). Alors que la politique de contrats aidés en direction des jeunes est en pleine mise en œuvre, cela démontre que le souci principal est le manque d’emploi crée dans le secteur marchand en direction des jeunes. Les contrats de génération et contrats d’avenir montrent leurs limites.
Comme les mois précédents les plus âgés sont les plus touchés : le nombre des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus s’accroît de 1,3 % (+11,7 % sur un an). Pas d’embellie non plus pour les demandeurs d’emploi de longue durée (inscrit depuis un an ou plus) .Leur nombre augmente de 0,3 % au mois de novembre 2013 (+13,4 % sur un an) et l’ancienneté moyenne dans le chômage atteint maintenant 508 jours.
Ces chiffres confirment les prévisions pessimistes de l’INSEE qui annonce un taux de chômage à 11% fin juin 2014.
C’est dans ce contexte où de plus en plus de salaries se retrouvent sans travail que Pierre Gattaz se permet de poser comme condition aux futures négociations sur l’assurance chômage qu’il n’y ait pas de hausse des cotisations.
Ces négociations débuteront le 17 janvier 2014. La CGT mettra tout en œuvre pour que les demandeurs d’emploi ne soient pas les dindons de la farce ; une autre répartition des richesses est indispensable. Pour l’imposer, la CGT appellent les salaries a se mobiliser le 6 février lors de la journée d’action interprofessionnelle pour l’emploi, les salaires, la protection sociale et les services publics.
Montreuil, le 26 décembre 2013
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