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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Boursozaboie ; si peu, et cap revendicatif

Publié le 9 Janvier 2014 par Canaille Lerouge in lutte de classe, social, presse patronale, baromètre, boussole

En ce début d'année comment choisir le bon cap pour les luttes ? Quels écueils éviter ?

En ce début d'année comment choisir le bon cap pour les luttes ? Quels écueils éviter ?

La presse quotidienne générale (tant nationale que régionale) étant tellement consensuelle, que plus que jamais regarder celle qui circule de l'autre coté de la barricade est le moyens pour les salariés de mesurer ce qui inquiette ou rassure le patronat. Ses craintes sont nos encouragements ses soulagements nos échecs.

 

Comme en plus sur la toile elle est gratuite et à jour pourquoi s'en priver ?

 

S'il n'existe pas de Luttorama ou Grèvorama il existe Boursorama. Le coeur de cible de la feuille : la cohorte de ceux dont le coeur bat à la fréquence de leur tiroir caisse.

 

Comme il ne cherche pas (par nature) à enjoliver ce que dit la CGT, intéressant de s'en servir comme un des instruments de mesure du baromètre social.

 

Disons que s'ils ne sont pas rassuré il ne sont pas non plus très inquiet. Canaille le Rouge aimerait bien les voir plus fébriles.

 

Voici ce qu'en dit Boursorama le 8 janvier à 15h30 :

"Thierry Lepaon, numéro un de la CGT, affirme mercredi que le président, François Hollande, "répond point par point" aux revendications du Medef en proposant un pacte de responsabilité aux entreprises.

Le président "dans ses voeux aux Français, répond point par point au programme revendicatif du Medef", a affirmé M. Lepaon lors de sa conférence de presse pour la nouvelle année.

"Le choix est clairement assumé de favoriser les cadeaux aux actionnaires". "Certains pensaient que François Hollande ne savait pas trancher, ils se trompent !", a lancé M. Lepaon.

Le secrétaire général de la CGT voit "un tournant dans la politique" du président de la République qui a proposé un pacte de responsabilité aux entreprises, soit une baisse des charges en échange de l'emploi.

Ce pacte "arrive comme un cheveu sur la soupe", selon M. Lepaon, et est en "contradiction avec ce que fait le Premier ministre", Jean-Marc Ayrault, qui n'en "avait pas fait état" en lançant une concertation sur une réforme fiscale.

La CGT attend "de connaître le contenu" de ce pacte pour "apporter sa contribution si le débat s'ouvre". Elle "essaiera de travailler avec d'autres organisations syndicales" pour "trouver des moyens en vue de faire pression".

Selon lui, "après le refus du gouvernement de donner un coup de pouce au Smic, il vient de façon très claire de trancher en faveur du capital contre l'emploi, le développement social et les salariés".

M. Lepaon a dressé un bilan "extrêmement sévère" de la politique du gouvernement en 2013, "une année noire" en matière de chômage et de salaires.

Il a estimé "pathétique" la promesse de François Hollande d'une inversion de la courbe du chômage fin 2013. "Le plan com. de Michel Sapin", ministre du Travail, "ne suffira pas à masquer la réalité du chômage qui continuera d'augmenter", a-t-il lancé.

Le numéro un de la CGT a appelé les salariés à une journée d'action et de manifestations le 6 février pour "exprimer leurs revendications".

Il a souligné par ailleurs que la CGT entend aboutir avec d'autres centrales (CFDT, FSU, Unsa) à une "déclaration commune" sur l'emploi, la fiscalité et le pouvoir d'achat et portera ces revendications lors d'une manifestation européenne le 5 avril à l'initiative de la Confédération européenne des syndicats (CES)."

Si la dénonciation par la CGT du masque de Blummollet (pas le revirement) tombant lors des voeux est bien notée, Boursorama montre en creux l'existence d'une bonne dose d'illusions parmi les syndicalistes.

 

Bien sur le SG de la CGT n'a pas de mal a démontrer combien les annonces de l'Elysée sont corbeille de mariés entre le PS et le Medef après 18 mois de fiançaille.(les silences à droite montrent combien ses "réserves" défendues de façons activistes -pour ne pas dire terroristes - sur le mariage pour tous relevait d'un ordre moral ultra-ciblé).

 

Canaille le rouge reste dubitatif sur l'existence de cette différence entre les actes de Zapatayrault et les annonces de Blummollet que la CGT semble souligner comme un trait du moment. Un tel tournant politique serait pertinent si le gouvernement avait jusque là répondu aux attentes sociales. Comme ce n'est pas ce que les salariés les chômeurs les retraités ont ressenti, cest donc plus un enfoncement de façon accélérée dans la direction de la satisfaction des patrons...qui par leurs applaudissements quasi frénétiques (au point de commencer à gêner un Filoche)  ne s'y trompent pas. 

 

Boursorama ne sonne pas le rassemblement pour tenir les créneaux d'une forteresse assiègée le 6 fevrier. Il semble même respirer de voir la menace repartir vers l'UE pour le mois d'avril.

 

Vous ne trouvez pas camarades que cela devrait faire réfléchir au calendrier et objectifs de luttes ?

 

A peine les bannières apperçues à l'horizon du haut des tours du chateau, que les savoir partir quasi débandées vers les marais bruxellois, immédiatement, rassure la vigie de Boursorama.

 

Si la CES était un souci pour le Capital, ça se saurait et l'UE ne lui paierait pas bureaux et permanents. La commision de Bruxelles ne lui choisirait pas son staff de direction opérationelle pour les installer sans demander l'avis des syndiqués.

 

Finalement, cette CES (comme la CSI), c'est comme la FSM...moins le S de syndicale (au sens de revendicatif), S qui pour la FSM a du sens.

 

On y retrouve toute les caractéristiques des activités des hors-sol (stigmatisées ici pour les politiques mais qui ne doivent leur être circonscrites) , c'est cela qui plait du coté de Boursorama.

 

On ne fera pas avancer les revendications au niveau d'un continent en n'important que ce qu'il y avait de moins bon dans la FSM et en laissant dehors l'analyse de classe de l'affrontement et la maitrise des coopérations et objectifs revendicatifs qui lui donnaient, malgré ses défauts, une autre efficacité. 

 

A voir la sérénité de la presse patronale et le visage à deux chiffres des dividendes boursiers, on mesure les ajustements de cap pour tracer la bonnne route et le volume de voilure à étarquer pour prendre le bon vent pour la suivre.

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