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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Vite, allez chercher Honoré.

Publié le 13 Janvier 2014 par Canaille Lerouge in littératuire, politique, lire, Balzac, Restautation, Hors sol

En 2011, pensées, Sujets, Fragments, les carnets de travail d’Honoré de Balzac qui lui ont servi pour La Comédie Humaine ont été présentés.

En 2011, pensées, Sujets, Fragments, les carnets de travail d’Honoré de Balzac qui lui ont servi pour La Comédie Humaine ont été présentés.

 

Pas le saint patron des pâtissiers qui a donné son nom au faubourg, là où demeurent les figurines du sommet de la pièce montée des dîners des hors-sols faisant notre actuelle comédie humaine.

Non, Honoré, le vrai : ci devant de Balzac le père de l'authentique.

Voilà quelques jours que le rapprochement se faisait dans la tête de La Canaille. Preuve qu'il ne devait pas trop être loin du cœur du sujet, Danièle Bleitrach de son côté a dès ce matin dégainé son ...clavier pour donner son approche (partagée).

Mais si toute la presse ou presque, celle de Berlusconi comprise (Closer), peut concentrer ses feux sur la vie française dans les salons du 21ème siècle pourquoi ceux qui veulent garder leurs pieds et leur regard sur la réalité "extra hors-sol" ne pourraient-il pas avoir des idées coincidentes voire partagées ?

Ne serions-nous pas devant une sorte de repasse un peu flétrie de notre si grandiose "Comédie humaine" ?

C'est l'analogie Fouché-VidocqValls successeur qui a mis via Vautrin La Canaille sur la piste de ses souvenirs scolaires de nos grandes fresques littéraires. Avec un handicap majeur, si Balzac a su mettre hors-sol ses personnages à peine de fiction pour mieux les éclairer, aujourd'hui nous avons des personnages hors sol de pleine réalité qu'aucun Balzac ne vient nous présenter.

Arrivistes, spéculateurs, et agioteurs, politiciens véreux, courtisanes et hommes d'affaires, villégiatures et sociétés quasi-secrètes. Si le lys n'y est plus, vertueuse ou pas, la rose est dans la vallée.

Dans ce paysage tourmenté qui navigue du milieu du 19ème (siècle pas arrondissement) au début du 21ème (siècle ET arrondissement virtuel de nos hors-sols) Ferragus n'est guère éloigné de ces unes que crachent les rotatives médusant le radeau de la 5ème République.

Un paysage confondant d'actualité jusqu'à la confiance dans les institutions qui se réduit comme peau de chagrin.

 

La peau de chagrin (par Adrien Moreau )

 

 

Dans un pays ou César Birotteau est posé comme la norme, comment s'étonner de ces tourbillons où les télé pour distraire le regard nous actualisent en permanence les splendeurs et misères de courtisanes ? 


Des pages d'une telle actualité sur une presse qui oscille entre l'image de liberté et ses méandres plus ou moins visqueux que "les illusions perdues " font voyager depuis la Restauration des marbres des Rubempré et Rastignac publicistes jusqu'aux desks de notre monarchie tricolore et de moins en moins républicaine de July, Joffrin, et autre Barbier. (au moment où La Canaille tape ces mots, la police perquisitionne sur les mœurs politiques du patron du Figaro, mais il a toujours des Rastignac dans sa manche).

Pour peindre les mœurs du temps depuis Rabelais et Montesquieu, la Littérature à toujours réussi à faire émerger ses Balzac, Flaubert, Stendhal ou Maupassant plus près de nous Zola, Proust, Mauriac ou Aragon, et même d'Ormesson, pourtant émergeant du Figaro, qui parvient à renouer avec Beaumarchais en posant une pierre de belle facture à l'édifice.

Souvenir d'un lycéen qui dans l'après 68 découvrait tout un monde à lui inconnu en franchissant les portes, pourtant déjà larement entrebâillées par les rayons des étagères familiales, d'une bibliothèque d'un lycée de la République aux rayonnages bien et avec discernement garnis.

Une littérature craint par les dominants (rappelez-vous la charge du Troll avocaillon contre "La Princesse de Clèves"), monde des livres qui en 2013, malgré pléthore d'editeurs est sevrée d'une conjonction de talents (pourtant, le métier n'en manque pas) pour aujourd'hui poursuivre le travail.

Plutôt que de subir du Pujadas, Pernaut et autres, plutôt que souffrir aux coquilles et fautes (presque pires que celles des pages de La Canaille) des tabloïds et magazines formatés trainant plumes, claviers et souris dans les caniveaux (re)prenez le temps (investissez dans la durée) pour lire la Comédie Humaine.

En plus, comme le rappelle fort opportunément Danièle Bleitrach, Marx y puisa inspiration et matière à réflexion. Comme la lecture du grand Karl fait partie des urgences pour comprendre le mouvement du monde, saupoudrer ses pages
parfois un peu ardues de celle de notre Honoré aérera la lecture, et les rendra plus digestes.

 

Lisez donc le papier de D. Bleitrach.

Avec plus d'érudition que Canaille le Rouge, elle vous invite à sa balade dans les pas de Balzac.

Si les sentiers qu'elle emprunte n'ont pas croisé ceux de La Canaille avant ces deux publications.

Ce qui est troublant n'est pas la coincidence mais ce à quoi les fasceaux des projecteurs se sont accrochés : laissez vous entrainer à arpenter les allées de ces jardins qui pour privatif qu'ils soient sont savamment binés, ratissés et semble-t-il ... bien arrosés.

C'est ici :

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/01/13/a-qui-appartient-closer-a-silvio-berlusconi-relisez-balzac/

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