Carte postale très symbolique de l'histoire de la mort des espoirs de gauche de la IIIe à la Vè République
Le locataire de l'Elysée n'a pas pour rien fait ses classes politiques sous les ors du Faubourg St Honoré à l'époque de Mitterrand.
Le néant qui se mirait géant prépare en loucedé son 18 brumaire ; pour la fin nivôse. La Canaille lui propose le 27, c'est la journée du plomb dans le calendrier républicain.
Blummollet a décidé d'enfiler les bottes de Bonaparte, c'est ce que nous apprend le compte rendu du conseil des ministres tel que les Echos -rarement mal informé en la matière- nous le baille dans son édition ".fr" sous le titre :
:
"Pour parvenir à « faire avancer les dossiers » malgré un calendrier parlementaire 2014 contraint par les élections (municipales et européennes), le chef de l’Etat a préconisé de recourir aux « décrets » ou aux « ordonnances », a indiqué la porte-parole du gouvernement. « Le président de la République [...] a aussi demandé [aux ministres] de faire en sorte de ne passer par la loi que quand cela est strictement indispensable, et de veiller pendant ce temps-là à faire avancer les dossiers par d’autres moyens : par des décrets, des ordonnances », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem en sortant du premier Conseil des ministres.
L’ordonnance est mentionnée dans l’ article 38 de la Constitution : le « Gouvernement peut, pour l’exécution de son programme, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi ». Concrètement, c’est une mesure prise par le gouvernement dans des matières qui, normalement, relèvent de la loi. L’ordonnance entre en vigueur dès sa publication, mais n’obtient une valeur législative que lorsqu’elle est ratifiée par le Parlement.
Le décret est un texte pris par le Président ou le Premier ministre, qui précise les conditions d’application d’une loi. Il n’est pas, non plus, soumis au Parlement, mais c’est la Constitution qui définit le domaine d’intervention du législateur."
L'hiver pour l'instant étant clément, pas besoin de se couvrir de trop pour se rendre à la permanence de son député PS, si possible en groupe en ligue en procession, pour lui demander des comptes sur ce vote des pleins pouvoirs législatifs accordés ou à venir.
Va falloir que Filoche se serve de toute sa dialectique pour réussir à nous convaincre que du négatif d'un principe peut sortir de l'excellent et que c'est la faute des victimes mal conseillées si l'excellent ne vient pas.
Finalement, Canaille le Rouge, après y avoir mis du temps, a enfin compris la symbolique du Bourget dans la doxa* social-démocrate.
C'est au Bourget de retour de Munich qu'en 1938 toutes les illusions sur le gouvernement de front populaire se sont définitivement effondrées.
C'est au Bourget près des mêmes hangards qu'en 2012 s'est présenté pour son envol l'auto-proclammé successeur de Blum, endossant les oripeaux de Daladier à peine installé dans l'avion, pour un Munich définitif des "valeurs de gôche" en matière sociale.
En 1938 le CGPF applaudissait à grand cri, en 2014, après un an et demi de retenue pour ne pas gêner le nouvel arrivant , ses héritiers, blanchis en Medef, lui disent maintenant officiellement le soutenir .
Histoire de vous parler d'un temps que les moins d'25 ans ne peuvent pas connaitre .
Tant mieux pour eux, ils tomberont de moins haut.
Et comme le disait la concierge de Lénine rue Marie Rose** , "si tu veux pas tomber l'armoire, t'as qu'à pas y monter".
*doxa : Ensemble des opinions communes aux membres d'une société et qui sont relatives à un comportement social.
**Ce n'est pas pour vous chercher des poux dans la tête, c'est bien là, dans le 14ème, qu'il habitait.
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