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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Culture : la permanente d'une triste représentation.

Publié le 16 Février 2014 par Canaille Lerouge in privatisation, culture, capital, politique

ou comment madame Filippetti

nous la joue Gribouille

Culture : la permanente d'une triste représentation.

 

Dame Filippetti dénonce le Medef (elle a raison) dans son offensive contre les intermittents du spectacle.

 

La ministre oubliant de dire que cette intermittence est un compromis imposé par les luttes pour laisser en (sur)vie artistes et compagnies face à une précarité structurelle voulue par le patronat et entretenue au nom de "l'aiguillon créatif de la précarité" si bien valorisé  par les mensualisés des thinktanks et rédactions.

 

C'est fou ce que les critiques du Figaro (et pas qu'eux)  admirent l'aiguillon créatif depuis leurs places gratuites,  les petits fours des premières et la CCN de journaliste (carte de presse et niche fiscale comprise).

 

Mais posons la question :

 

Qui AUSSI tue la culture ? 

 

La patronne du ministère de la culture n'accepte-t-elle pas de voir son budget diminuer quand les milliards vont au capital ?

 

La même qui chante les mérites du mécénat patronal quand elle rogne les budgets des musées.

 

La même qui laisse supprimer les journées gratuites des musée nationnaux.

 

Que dire de la peau de chagrin des aides à la création théatrale, des révision que les luttes font reculer des avances sur recettes ?

 

La même encore qui ne dit mot quand pour "privatiser " la "galerie des glaces" pour Total, Aréva ou autre, Versailles est interdit aux scolaires (pareil à Nantes chez Zapatayrault comme à marseille chez Gaudin ou ailleurs). 

 

La même toujours qui avec sa collègues de la recherche et des universités laissent passer sous la coupe des PPP (avec...Bouygue)  les Zoo comme vincennes avec des entrées réservés aux familles de riches (Pour une entrée, les adultes devront débourser 22 euros (16,50 en tarif réduit), les étudiants 16,50 euros (14 en tarif réduit) et les enfants 14 euros (11 en tarif réduit). 100 euros pour une sortie familiale sans compter le gouter, la boisson  et les cacahuettes pour les péroquets, vous en connaissez beaucoup des gars de chez Goodyear qui vont pouvoir se payer cela ? 

 

Mais les zoo, ce n'est pas la culture, c'est bien connu. 

 

Que dire des grands projets urbanistiques et architecturaux sur terrains publics "parainés" par Sodexo Total ou les majors du BTP, c'est du ragout culturel ou de la tambouille électorale ? 

 

Lucie Aubrac disait, repris par Stéphane Hessel : "Résister c'est créer". Pour créer il faut résister.

 

A quoi résiste la ministre des sponsors, des PPP et des tarifs haut de game ? 

 

La dame n'a pas tord, quand elle accuse le Medef de vouloir tuer la culture. Oui tant l'idée de culture est antagonique avec le capital.

 

Mais comme Gribouillle elle s'instale au centre de la mare pour nous faire croire qu'elle peut ne pas être mouillée.

 

Quand dame Filippetti accuse le Medef c'est un peu comme si le spécialiste en pendaison accusait la guillotine de concurence déloyale.

 

Culture : la permanente d'une triste représentation.

Alors que cette p@ge était déjà en ligne la dame en remet une couche

en mentionnant devant le parlement, comme piste de négociation « le plafonnement du cumul possible entre des rémunérations d'activité et des indemnités du chômage » préconisé par les entrepreneurs des professions culturelles. Mais, ajoute-t-elle, « je ne veux pas en dire plus, car les discussions entre les partenaires sociaux doivent durer jusqu'au 13 mars. Je demande juste au Medef d'examiner les propositions faites par ces entrepreneurs »

Donc il n'y a plus de patrons du spectacle qui ainsi ne cotisent pas au MEDEF, mais des entrepreneurs des professions de spectacle dont lma ministre de la culture salue les propositions. 

Et, summum de la subversion socialisante, dame Filippetti demande au Medef d'examiner avec bienveillance les propositions patronales

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