les faits :
Plus de 200 mineurs seraient pris au piège dans une mine d'or illégale à l'est de Johannesburg, ont déclaré, dimanche 16 février, des services de secours. « Nous sommes entrés en communication avec une trentaine de mineurs coincés. Ils nous dit qu'il y en avait 200 autres en dessous d'eux », a déclaré Werner Vermaak, porte-parole de l'organisation privée de secours d'urgence ER24.
Le porte-parole n'a pas été en mesure de confirmer par lui-même la présence des 200 autres mineurs, et des responsables municipaux n'ont pour leur part confirmé que le chiffre d'une trentaine de personnes prises au piège.
Les mineurs étaient descendus samedi dans la mine exploitée illégalement, creusée derrière un stade de cricket, dans le quartier de Benoni. Ils n'ont pas puressortir en raison de la chute d'un bloc de rocher qui a bloqué l'issue du puits.
UNE MINE DIFFICILEMENT ACCESSIBLE
Des équipements d'excavation ont été apportés, mais « l'accès [aux mineurs] est actuellement très difficile », a expliqué Roggers Mamaila, porte-parole des services de secours de la municipalité d'Ekurhuleni, dont fait partie Benoni.
L'alerte a été donnée par des policiers en patrouille, informés par un passant qui avait entendu des cris en provenance du sous-sol. Les accidents de mines, exploitées légalement ou non, sont relativement fréquents en Afrique du Sud, un pays riche en minerais.
Le secteur minier sud-africain est en outre agité depuis le 23 janvier par une grèvequi mobilise quelque 80 000 mineurs employés par les trois premiers producteurs mondiaux de platine et qui réclament une augmentation de salaire.
les échos mondiaux :
Que va dire la CIS ? (toute la planète en parle mais pour l'instant elle est comme à l'habitude : muette).
l'environement économique :
- le secteur minier représente environ un tiers de la capitalisation de la Bourse de Johannesburg. Employant un demi-million de personnes, il assure 40 % des exportations et est une source cruciale de devises pour le pays.
- la branche, faiblement mécanisée, employant des dizaines de milliers de personnes très peu qualifiées.
- dans le lême temps les patrons miniers sont confrontés à une grève pour l'augmentation des salaires qui rassemble 90% des mineurs.
- Les patrons pour briser les grèves exercent un chantage à la mécanisation qui en dit long sur leur considération de la vie des mineurs.
- Preuve de l'universalité de l'international du capital cette déclaration du patrons de la CCI de johanesbourg ( sortez vos mouchoirs) : "Ce qui m'inquiète, ce sont surtout ces très fortes demandes de hausses de salaire qui ne sont pas en prise avec la réalité, au moment où nos entreprises sont vulnérables à cause du contexte économique défavorable", " il faut dire que les ouvriers exigent des augmentations de l'ordre de 15% pour réussir à survivre.
La question :
Quelle organisation , patronale, mafieuse, les deux, pour envoyer sous terre 200 travailleurs dans une mine clandestine ?
Quelles complicités et à quels niveaux ? Qui récupérait le métal extrait ?
Quid de la partie non précieuse des roches revendu à qui ?
Quel moyen de traitement pour purifier le minerai ? Fourni par qui et entretenu par qui ?

Si on en croit la carte, il ne s'agit pas d'orpaillage guyannais mais bien d'un puit de mine en pleine zone urbaine entre Prétoriat et johanesbourg, juste à côté de l'aéroport international.
On aura du mal à faire croire à La Canaille à l'existence d'un maquis industriel à cet endroit en plein 21ème siècle.
D'abord sauver les hommes et ensuite sanctionner l'organisation qui quelque part doit avoir pignon sur rue.
Les suites risquent alors d'être assez croquignolesques.
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