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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

SNCF : ce que révèlent les chiffres, lien avec l'opération Cour des comptes

Publié le 14 Février 2014 par Canaille Lerouge in SNCF, politique, économie, service public, cheminots, nationalisation

SNCF : l'escadron de la mort

SNCF : l'escadron de la mort

 

"La compagnie ferroviaire française annonce une perte nette de 180 millions d'euros, contre un bénéfice de 376 millions d'euros un an plus tôt. Un très mauvais résultat que la SNCF explique notamment par « une dépréciation comptable des rames TGV de 1, 4 milliard d'euros »."

 

D'abord relevons, rappelons et crions le : LA SNCF n'est pas une compagnie ferroviaire mais bien une Société Nationale, celle des Chemins de Fer français, propriété de la nation que l'état a mandat de gérer dans l'intéret du service public.

 

En conséquence, la SNCF n'a pas d'actionnaire et à interdiction légale (statut de l'Epic) de verser des dividendes*.

 

Si la Cour des comptes doit intervenir c'est sur la base d'abus de bien sociaux et fraudes, corruption active  pour la direction de l'entreprise et recel d'abus de bien sociaux, fraudes et corruption passive pour ceux qui encaissent.

 

Si nombre de ceux qui se parfument de solliciter les voix des cheminot(e)s dès que se profile une urne à l'horizon pouvaient se le rappeler et le dire à haute et intelligible voix, ce n e serait pas superflux.

 

Ensuite, sur cette phrase qui ouvre la p@ge.

 

Voila qui est là pour faire peur et culpabiliser. Pour les cheminots substituer au rouge de leur légitime colère celui de la honte et justifier les mesures que Cupy et Pévillier ont sous le coude...pour sortir d'un pseudo rouge agité comme un chiffon face à celui du drapeau des luttes.

 

 

 

Que dit cette phrase "dépréciation comptable" ? c'est un jeux d'écriture. Que révèle-t-il de si grave ? 

 

Compte tenu du prix du train et des charges affectées à un segment économique que les critères de gestion font peser à "l'activité TGV" (considéré déliée du système de production et donc privée des synergies d'organisation qui assurent la cpoissance du rendement) il faut affecter le matériel spécialisé d'un coefficiant de déppréciation due à une non optimisation du remplissage des rames.

 

Comme les choix tarifaires, de dessertes conduit à les rentabiliser moins et que chaque domaine les composant a une charge de maintenance incompressible,  que les rames vides ou pleines, le tarif du sillon payé à RFF est le même, il faut  par une dépréciation  comptable encadrer la dépression que l'actité fait dans les comptes et les mettre ainsi au rouge.

 

Etape suivante : "pour revenir dans le vert il fait OP-TI-MI-SER!" 

 

Et donc... remplir les trains.

 

Comment ?

 

En mettant les intercités et TER en correspondances avec les TGV ?

 

Va pas la tête ?  "On" n'est pas là pour faire du service public mais de la recette.

 

Donc pour remplir mieux. "On" va donc dimunuer le nombre de circulation là où c'est moins plein  et...supprimer les moyens matériels et surtout humain. Ca va certes supprimer des dessertes, du monde dans les gares (plus sesoin), sur les quais (pareil), dans les trains ("allo allo votre train est susceptible ne ne pas avoir de controleur. En cas de problème, malaise ou agresion vous pouvez adresser un SMS à l'antenne de Lourdes de la maison bondieu et frère. Son adresse figure sur la revue glissée entre le siège et la tablette laquelle ne s'ouvre plus"). Moins de rames, moins de travail dans les ateliers, l'idéal, ce serait d'avoir un conducteur (et encore) et un tiroir caisse. le reste "on" soutraite.

 

Au dela de ce shéma synthétisant la doxa pépyène, il s'agit de légitimer idéologiquement le fait de libérer de la place pour l'accès au réseau à des tiers opérateurs privés et ainsi légitimer au nom de ces "comptes dans le rouge" et du besoin de transport, la reconfiguration ultra libérale que prépare Cuviller et les principaux responsable du PS dans les régions à l'image du président de la Région aquitaine.

 

Ainsi l'ancien chef de cabinet de Martine Aubry qui pilote aujourd'hui la SNCF, choisi par la droite, maintenu par la gauche avec ses petits copains de la Blummollet'connexion vont s'atteler à finir la liquidation de la seule nationalisation du front populaire.

 

Maintenant que vous avez cela en main vous savez pour quoi la Cour des comptes s'en prend aux facilités de circulation des cheminots plutôt que de traquer la fraude fiscale : "ces nantis, ils ne vont pas continuer à nous les casser avec leur grèves catégorielles et égoïstes".

 

Mais comme Canaille le Rouge vous passe un décodeur (pas unique mais participant au tout), vous saurez aussi pourquoi il va y avoir de la friture sur les lignes . 

 

Pas souvent que La Canaille vous sollicite, mais si vous pensez que le service public mérite d'être défendu, faites circuler ce message que les gens dispose d'un autre son cloche que les clarines de Guillaume III. 

 

* sa seule obligation légale est d'équilibrer ses comptes (par apports de lignes de crédits ou solutions de gestion négociées avec l'état propriétaire en cas de déficit, par investissement, provisions ou dotations aux amortissement si les comptes sont excédentaires.) 

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