Dans Le Monde de ce dimanche
La caligraphie arborée dans le camp des alliés de Blummollet et Fabiusocchio n'entretient pas le doute sur qui est qui.
Parfois il ne faut pas pousser très loin les recherches pour avoir des outils de compréhension qui vous sont livrer clés en main par les outils de révérence ou de déférence (les outils en question étant permutables, interchangeables ou convergents).
C'est dimanche, ils se lâchent.
Le Monde et Libé puis pragmatique, comme toujours, c'est la vertu première de la réaction qui réfléchie, Le Figaro.
Libé d'abord :
La population de la péninsule ukrainienne se déplace en nombre pour voter pour le rattachement à la Russie, un référendum illégal selon l'Occident.
L’ESSENTIEL
• Les électeurs de Crimée ont commencé à voter ce dimanche. Ils doivent à choisir entre l’intégration à la Fédération de Russie et une autonomie élargie au sein de l’Ukraine. De premiers résultats préliminaires devraient être annoncés vers 19 heures.
• Les troupes russes et les milices pro-russes restent déployées sur le terrain.
• Le gouvernement de Kiev et les pays occidentaux considèrent que ce référendum est illégal et revient à une annexion pilotée par le Kremlin. Les Européens devraient réagir sans tarder, dès lundi matin, lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles.
Le Monde.fr | • Mis à jour le |
/http%3A%2F%2Fs1.lemde.fr%2Fimage%2F2014%2F03%2F16%2F534x267%2F4383944_3_c6a3_des-volontaires-d-un-groupe-d-autodefense-a_3bcb1605ca8629cc10e2d07f2328f9c7.jpg)
Ils sont une quinzaine, ce dimanche 16 mars, à être venus s'entraîner au tir après la messe, dans ce camp à 20 km de Kiev. Il y a Andrei, qui travaillait dans le tourisme, Oxana, infirmière, et bien sûr Vladeslav, le chef. Tous sont réservistes de l'armée ukrainienne et ont décidé de former une armée parallèle.
« On ne fait aucune confiance au ministère de la défense, dit Vladeslav. Ces idiots ne nous ont même pas autorisés à nous entraîner au tir à la grenade. On vit un moment où il faut décider vite et bien. Eux ne pensent qu'à leurs pots-de-vin, comme avant ».
Lire : L'Ukraine dénonce une « invasion militaire » de la Russie
La base de Kapitanivka, le long de l'autoroute Zhytomyr, servait de centre récréatif pour l'armée et la marine. Le bâtiment est en ruine, le plafond du stand de tir tombe en lambeaux. Seuls le restaurant et le sauna, privatisés, fonctionnent bien. Ils portent le joli nom de Sniper.
« On va tout rénover, affirme Vlacheslav, qui y a pris ses quartiers depuis une semaine et propose des cycles de formation de cinq jours à des réservistes triés sur le volet, à cause de possibles espions russes. J'ai une liste de trois cents volontaires, des amis et des gens sûrs. Ils étaient à Maidan », dit-il sur fond de coups de feu.
Ce matin, chaque réserviste a droit à trois balles. Le seul fusil, un modèle allemand, est fourni par l'instructeur, porteur d'un permis de port d'arme. Tous méprisent le nouveau gouvernement et ne donnent pas cher de l'armée ukrainienne si elle doit affronter la Russie. « En Ukraine, tout marche mieux quand on l'organise soi-même », dit Andrei en regardant le carton qu'il vient de perforer. Aucun trou dans le mille.
A Maidan, où les familles éplorées continuent de porter des fleurs et des cierges pour les victimes des derniers jours de la révolution, Strasko Kovaluk ne dit pas autre chose. « La police, le gouvernement, ne feront rien pour protéger le peuple. Ils faut de petits comités d'autodéfense dans tous les villages du pays. Des partisans, pas des terroristes » .
Strasko, 23 ans, est chef adjoint de la centurie n° 15 et ancien scout. Avant Maidan, il était cuisinier à l'hôtel Hyatt. « Chaque Ukrainien est fils de guerrier, dit-il.Mais ces valeurs se sont un peu perdues, avec une jeunesse oisive et alcoolique. Le plus urgent pour nous est de réapprendre à survivre dans la forêt ».
STEPAN BANDERA ÉRIGÉ EN MODÈLE
Ni Strasko ni les réservistes de la base de Kapitanivka ne revendiquent d'appartenance politique. Même pas avec Pravyi Sektor, la coalition de la droite nationaliste formée aux premiers jours de Maidan comme une milice et qui tente désormais de devenir un parti politique. « Pravyi Sektor veut intégrer le gouvernement. Nous, on veut tout changer. C'est pas la même chose », poursuit Strasko.
Lui et Pravyi Sektor ont pourtant une idole commune : Stepan Bandera (1909-1959), personnage controversé de la seconde guerre mondiale qui s'est battu du côté allemand contre les Soviétiques, avant d'être interné dans un camp nazi.(avant d'être relâché -ce que ne dit pas Le Monde- pour rejoindre les su^pplétif des SS)
Bandera, qui a participé à des massacres de juifs avec les nazis, fut un des personnages que l'éducation soviétique a appris à tous les citoyens de l'URSS à haïr, alors qu'il était secrètement admiré en Ukraine. Il a d'ailleurs été éliminé par des agents du KGB à Munich en 1959.
« Bandera et ses hommes étaient des guerriers incroyables, nous devonsretrouver leur esprit et leur courage, dit Strasko. Avant, je ne comprenais pas qu'ils soient pareillement prêts à mourir. Maintenant que les Russes nous envahissent, c'est bon, j'ai pigé ».
Si bien que pour lui et les centaines de militants de Maidan qui veulent prolongerleur expérience sur la place par un entraînement militaire, les priorités sont claires : compter les armes qu'ils ont à disposition, légales ou pas, apprendre à tirer et à survivre dans un contexte de guérilla.
« On n'a pas le choix, conclut Strasko. Les trois ou quatre jours à venir sont les plus dangereux ; les Russes continuent de masser des troupes à la frontière et notre gouvernement ne fait rien ».
Voila qui éclaire enfin ce que vous dit Canaille le Rouge depuis des semaines.
Le Figaro, lui, ne se fait pas d'illusion sur l'avenir local d'un BHL :
Mention particulière pour l'huma qui dans ce contexte montre une curieuse disposition à clarifier les enjeux en matière de légitimité :
Issues d'un golpe façon Franco où Paris et Berlin jouent le rôle d'Adolf et Bennito, les putchistes se voient qualifiés par l'Huma de " gouvernement intérimaire de Kiev" alors que si en Crimée "Les électeurs semblent avoir afflué massivement aux urnes dès le petit matin", l'Huma ne relève comme critère que le fait que les partisan d'un oui sont " ravis de se débarrasser bientôt de leur passeport ukrainien et espérant vivre mieux avec les subventions de Moscou"... alors que le FMI et la Troïka ne les emballant pas ne semble pas interpeler le correspondant de l'ex journal communiste.
Il aurait été bon que l'Huma regardat dans ses archives son appréciation d'alors, ne serait-ce que pour se positionner aujourd'hui lors du référendum aux Comores.
Petit rappel :
Le 25 août 1972, le Comité spécial de la décolonisation de l'Organisation des Nations unies inscrit l'archipel des Comores à sa liste des territoires devant accéder à l'autodétermination.
Le 22 décembre, des élections sont favorables aux indépendantistes.
Le 15 juin 1973, la France et les Comores signent des accords relatifs à l'accession à l'indépendance. D'un commun accord, dans un objectif d'indépendance concerté, la France propose un référendum d'autodétermination.
Le juin 22 décembre 1974, la France organise aux Comores une consultation référendaire.Si le suffrage obtient dans son ensemble plus de 90 % pour l'indépendance du territoire, Mayotte se singularise en votant en petite majorité pour le maintien des Comores au sein de la République française (65 % pour le maintien, 35 % contre le maintien.
La France reconnait l'état des Comores en décembre 1975, mais organise un referendum à Mayotte en février 1976.
Pour connaitre ce que faisait alors Paris l'Huma écrivait ceci : tout a commencé durant la guerre froide, par la décolonisation jamais achevée d'un pays occupé par Paris depuis le XIXe siècle. La suite en suivant ce lien : http://www.humanite.fr/node/13805.
Ce que Paris fait est bon quand c'est Paris qui le fait et vilnie quand d'autre font ce que fait Paris.
Canaille le Rouge propose d'appeler ce théorème le "théorème de Fabius ou l'axiome du poker menteur ".
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)
