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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Pour réfléchir et regarder comment agir

Publié le 7 Avril 2014 par Canaille Lerouge in politique, lutte de classe, social, citoyenneté

le 12 avril,

dire non

à ce gouvernement

du

CAC 40

Pour réfléchir et regarder comment agir

Guy Poussy nous propose des pistes de réflexion pour bousculer le bel ordonnancement idéologique de ceux qui se proposent de nous conduire à encore plus de régressions, moins de citoyennetés, plus d'exclusion de la vie politique et sociale des acteurs réels du pays.


Ils nous y mènent via l'isoloir du 25 mai, sorte de portail d'un corral qui une fois refermé enserre les peuples comme on confine un troupeau vers l'abattoir.


Contre la politque du gouvernement, poseur et gardien de l'enclos, Guy Poussy appelle à la marche du 12 avril. Canaille le rouge partage.

 

Parce que cette marche propose d'ouvrir une brèche dans le consensus idéologique et la fatalité, ceux qui refusent de s'y engager ont tort. Certes, pas d'illusion, mais tout ce qui marque rupture avec le PS et ses accompagnateurs est à prendre.


Il est pour le moins exotique de voir ceux qui dans leurs jeunes années faisaient dévolution du travail syndical qu'ils ne faisaient pas à un programme de gouvernement, leur ...disons "maturité" venue, considèrent la présence du politique sur le terrain social comme inopportune, les mêmes qui dans leur presse assimilent ceux qui refusent l'UE et sa monnaie unique à des auxiliaires de l'extrême droite.


Disons que le 12 sera aussi l'occasion de rappeler qu'il existe un antagonisme fondamental entre le capital et le travail, ceux qui se taisent ce jour-là donnant des gages au gouvernement et donc au capital.

 

Le  Texte de Guy Poussy :

 

"Moi Président de la République j’ai décidé que le premier flic de France serait premier ministre d’un gouvernement de combat". Voila en quelque sorte la conclusion que F. Hollande tire après la débâcle des municipales. Sa politique a été sévèrement sanctionnée mais il entend la poursuivre, pensant avoir trouvé la parade en changeant de gouvernement. Il est aidé en cela  par les médias, et les commentateurs politiques qui s’efforcent de cacher à l’opinion publique la réalité concrète de la situation politique. Oui  les institutions de la 5e République sont arrivées à bout de souffle, leur légitimité est atteinte. Il y a crise du régime, et le jeu politique est sclérosé. Quel mépris de vouloir ignorer l’exaspération populaire qui vient de s’exprimer fermement par l’abstention massive, le vote blanc.

 

Il y a deux ans c’était le rejet de Sarkozy, aujourd’hui c’est le rejet de la gauche confondue, du PS tout particulièrement. Les dirigeants des partis institutionnels sont discrédités (Près de 80% de Français disent ne plus faire confiance aux partis politiques). Le divorce entre les élus nationaux, la classe politique, et le peuple est des plus flagrant. Ceci favorise la progression du FN. La prétendue adhésion des français à l’élection du président de la République au suffrage universel ne tient plus, elle est le camouflage d’une résignation politique. La constitution de 1958 taillée sur mesure pour le général De Gaulle était de caractère monarchique confiant à un seul homme un pouvoir sans limite, et sans contrôle.

 

En 2001 la droite et le PS, avec le soutien du dirigeant du PCF, R HUE, instaurèrent le quinquennat. Le mandat du président ramené à 5 ans. L’élection des députés alignés sur celle du monarque. L’assemblée Nationale est devenue une simple chambre d’enregistrement qui se plie aux injonctions de l’Elysée, et des puissances  d’argent. Pour une grande part son rôle consiste à mettre en œuvre des choix et décisions politiques et économiques décidées par les institutions européennes. La France est totalement alignée et soumise à Bruxelles. La gestion de la politique internationale et militaire illustre parfaitement le caractère monarchique du régime. 

 

Les parlementaires n’ont pas le droit de vote lors des interventions militaires extérieures, alors que celles-ci se multiplient et coûtent de plus en plus chères. L’élection du président au suffrage universel devrait être aboli. Sortons du piège qui laisse croire aux miracles de l’homme ou de la femme providentielle. Le monde du travail devrait aussi disposer de nouveaux droits et pouvoirs en particulier sur le lieu de travail. Aujourd’hui il en va tout autrement.

 

Les ouvriers, et ouvrières, sont méprisés et relégués au second plan. Ils ne sont pas élus à l’assemblée nationale. Ils occupent peu de responsabilité dans les directions des syndicats et des partis politiques qui se réclament du monde du travail. Il est fréquent que des militants syndicaux qui conduisent des grêves soient traduit  devant les tribunanx et condamnés. Le pouvoir et le MEDEF font tout pour discréditer, et dénaturer, les luttes ouvrières et populaires.

 

Après la déroute des municipales il est nécessaire de reprendre le chemin des luttes car la politique d’austérité est inscrite dans le programme du gouvernement VALLS. Il est d’ailleurs nécessaire de rendre visible, et surtout de lever toutes ambigüités sur la politique mise en œuvre par le pouvoir socialiste, et la gauche qui ne participe pas au gouvernement. Le 12 avril à Paris la marche nationale contre l’austérité revêt une grande importance. Elle permettra de clarifier les choix politiques, ce sera la première manifestation contre le gouvernement  HOLLANDE. Entre REPUBLIQUE NATION la fin du pouvoir personnel d’un seul homme, l’exigence d’une 6ème  République ne manquera pas non plus de s’exprimer dans les rues de Paris

 

Le 2 avril 2014

 

Guy Poussy 

ancien membre du Comité Central du PCF

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C
C'est déjà réglé<br /> merci
T
Ça ne serait pas le 12 avril la marche?