Fanfan DalaMoch
s'est dégoté
une Boone à tout faire
Faut savoir c'k'on veut.
Ou c'est du bricolage, ou on fait confiance aux experts.
La fin de l'exploitation capitaliste est à ce prix : prendre d'assaut les bastilles du capital a obligatoirement un prix. Mais venir y enlever les princesse qu'elles abritent pour en plus les mettre au travail forcé sous la responsabilité d'un François Barbe Bleue demande une prise de distance réservée à la crème des hors sol. Et lui, il a osé.
C'est le renversment des valeurs, octobre 17 c'est de la révolution de Palais à côté de cela :
Notrte Ivanoé au panache aussi rose que dressé sur son heaume d'une armure en inox, battant au vent comme drapeau rouge sur une usine en grève sort SA carte de derrière ses fagots.
Il s'est trouvé une Boone atout fer :
"Diplômée de l'université Paris X-Nanterre (DEA de modélisation et d'analyse quantitative), de la London Business School (doctorat d'économie)1 et de la Reading University (master d'économétrie), Laurence Boone a débuté sa carrière en tant qu'analyste chez Merrill Lynch Asset Management (1995-1996). Elle devient ensuite chercheuse au Centre d'études prospectives et d'informations internationales, le CEPII (1996-1998), puis économiste au département des affaires économiques de l'OCDE (1998-2004). En 2004, elle rejoint Barclays Capital France en tant que chef-économiste2.
Depuis 2011, elle devient chef-économiste Europe de Bank of America Merrill Lynch. Membre du Cercle des économistes3, Laurence Boone est l'auteur de nombreux ouvrages et publications. Actuellement professeur à Sciences Po Paris, elle a également enseigné à l'École polytechnique, à l'ENSAE et à l'École normale supérieure de Cachan ; elle a par ailleurs été membre du jury du concours de l'ENA. Elle est membre du conseil d'administration du Groupe Kering (ex-PPR) depuis 20104. Début 2014, elle rédige des chroniques dans le quotidien L'Opinion2."
Si avec une gugustine de ce calibre il n'envoit pas Gattaz aux galères, c'est à désespérer de l'esprit du Bourget. Il est passé où l'ennemi ? Vous souvenez ce "mon ennemi c'est la finance!" maintenant, la phynance, il l' a tellement à la Boone qu'il l'a sortie du sous marin où elle devait être planquée pour devenir compas et vigie sur la dunette du navire amiral.
C'est que si pour le pékin moyen il n'y a pas d'autres solutions que d'en passer par les impératifs du marché, notre Jeanne Hachette de l'analyse quantitative, sortie de derrière ses paravents de bois précieux, est certainement mandatée pour les faire plier.
Sinon nous ne comprendrions pas pourquoi griller un tel atout.
Après la Laurence du libéralisme, en voici enfin une de "gôche" (elle l'était de loin mais discrètement tenue à l'écart des regards, au coin du feu, prêt à bondir de sa casserole pour faire pôcher les rastaquouères du pognon, cramer les Rastignac de l'action, les Cahuzac du coupon).
Par contre, Canaille le rouge ne connaissait pas de soviet clandestin chez Barclay's ni la cellule dormante de chez Meryll Linch. Sortie de ses immersions profonde par la baignoire de Polytechnique après avoir balayé l'horizon par le périscope de science po, la dame va se mettre au boulot. Përmettez à Canaille le Rouge de réserver son avis tant que les premières expropriations économiques et la dispersion du CAC à rentes n'auront pas été présentées au parlement.
Plus porteur de garantie, confiance dans cette Chanson de Ferrat:
Dédié à mes camarades en grève (les cheminots, mais aussi réguliers ou intermittents des luttes sociales, abonnés à secouer souvent trop seul l'arbre de l'espoir pour faire tomber les noix et hors-sol qui nous prennent pour des poires ::
On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode
Il faut évidemment s'adapter au terrain
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin
On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés
On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule
Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat
La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
Ils ont dit qu'il fallait se montrer réaliste
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi
Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy
La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un
le texte si bien porté et mis en musique
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