Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Mémoire, histoire et promotion immobilière.

Publié le 30 Juin 2014 par Canaille Lerouge in mémoire, histoire, témoignage

Mémoire, histoire et promotion immobilière.

Peut-on considérer banalement des endroits chargés d'histoire et de mémoire comme de quelconques lieux ?

Assurement non. 

La question ne se pose pas qu'à Dampierre : la municipalité des Lilas au porte de Paris à un projet immobilier sur le fort de Romainville, lieu emblématique s'il en est de la résistance et la déportation dont celles des femmes (plus de 7000 résistant internés dont plus de la moitié de femmes). L'armée quittant les lieux, la municipalité qui a récupéré les lieux veut y installer un boboland haut de gamme.

Ne parlons pas des sites toujours pénitenciaires ou militaires où il est très difficile de faire parler la mémoire des lieux : Clairvaux, la Santé, St martin de Ré, le fort du Hâ, Souge etc.

Effacer les témoignages de la barbarie et la façon dont ceux qui s'y sont opposés ont été traités par les barbares est plus qu'un débat. C'est un enjeux grandement politique. C'est au coeur des visées négationistes, de l'extrême droite qui les étaie, du Capital qui les a portés et s'en est gavé pour ses profits. Outre la mémoires des assassinés ces lieux porte aussi témoignage de ceux qui ont participé, aidé ou toléré le crime.

Pour tout cela, le mur de Dampierre ne doit pas disparaitre. Les balises du chemin de la barbarie et de ceux qui s'y opposent ne doivent pas disparaitre. Ce sont ces lieux qui interdisent la réécriture de l'histoire.

 

 

 

 

Commenter cet article