Il était une fois un train.
Ne pas confondre le "Petit Train jaune" dit "le Canari" que les rouges cheminots de Cerdagne tiennent à bout de bras contre les autorités qui ne veulent plus le voir rouler et un train de jaune aiguillé et circulant du coté de la Nevers tiré par un type dont l'action délibérée d'entraver la volonté des cheminots rouges de faire rouler tous les trains dans de bonnes conditions tous les jours va le conduire à empiler les conneries après avoir été baptisé conducteur par des gens qui ne connaissent de la profession que l'art d'apposer des tampons sur des autorisations bidons.
Bref notre spécialiste à titre temporaire partant sur sa fière locomotive faire son sale boulot se trouva fort dépourvu quand la cacahuete fut venue (nom vernaculaire du signal mécanique "fin de caténaire" dans l'argot des mécannos du sud ouest et audelà) :
Au dela de cette limite votre pantographe n'est plus valable. un peu comme un mirage qui se pose après le porte avion.
Le problème du pantographe voyez vous, c'est que c'est fragile, capricieux et vulnérable.
On peut dire que sa vie ne tient qu'à un fil, celui du dessus appelé justemet fil de contact. Lequel telle dragonne de menottes de gendarme contient. Dès que le fil n'est plus là, la grande évasion stratosphérique est non seulement possible mais suscité fortement.
Un pantographe sans caténaire prend très rapidement des allures de tour Eiffel et même sur la pointe de ses petits pieds qui l'arriment au toit de sa locomotive (engin moteur dans le vocabulaire professionel) il ne capte rien, reste incapable de se mettre au courant et ne peut au mieux que servir de paratonerre ce qui est un pire pour la dite locomotive.
C'est ce qui c'est passé avec notre ingénieur en traction ferroviaire temporaire devenu de par ses choix un intermittent d'un spectacle qui, si on en croit le dictionnaire des sanctions de la SNCF devrait le conduire à pointer au pôle emploi des anciens conducteurs : en temps normal pour une telle faute professionnelle (car s'en est une), le mécanicien à qui cela ne risque pas d'arriver un jour de grève est sous le coup d'une mesure conservatoire et rappatrié dans ses foyers via un passage chez le chef de dépot qui lui annonce qu'il va devoir se passer de ces services pour un temps qui sauf à de rare exeption liées à la durée du conflit est toujours suppérieur à la durée d'une grève.
En tous cas, à toute chose malheur est bon, même contre sa volonté notre "Jouefologue" certifié se retrouve de fait dans le camp des grévistes : Si sa hierarchie ne se met pas à son tour en dehors des clous, il ne devrait plus conduire durant pas mal de temps.
Heho camarades des piquets de grève! Quelqu'un va-t-il aller voir si notre gréviste malgré lui ne veut pas une grillade (pas de Pastis avec, il pourrait prendre cela pour de la provo) ? Qui va voir s'il veut se syndiquer , parce qu'un ingénieur jaune qui rougi ainsi en 200m et s'arrête de travailler bloquant ainsi durablement le trafic, même si c'est de façon mal évaluée et inhabituelle depuis aout 44, cela vaut le coup de prendre de ses nouvelles, vous ne croyez pas ?
Comme pour toute mesure disciplinaire notre fournisseur d'OVNI à base ferroviaire aura le droit de se faire accompagner par un défenseur. Gageons que cela va certainement donner du boulot du côté de la CFDT.
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