Il faudra revenir sur la question
de l'état.
Mais une position
déjà
à faire connaitre
Voici un communiqué de la CGT sut l'Etat et sa réforme.
Il sera bon de revenir rapidement sur ce que pour un syndicaliste anticapitaliste doit être une conception de l'Etat.
Bon de réflechir à une issue qui affranchisse la société d'un cadre non pas d'organisation collective mais de soumission dans un rapprt de force lié au condition de la propriété économique. C'est génériquement constitutif d'un projet communiste.
Ce communiqué ne dit pas vers où aller mais déjà il dénonce les impostures du pouvoir (et en creux sans l'écrir) montre la nature non neutre et de classe de l'état que Marx qualifiat de bourgeois parce qu'au service de la bourgeoisie).
C'est en cela qu'il dénote positivement des galimatia consensuels sur la pseudo neutralité de l'Etat. Si l'édifice n'est pas aérer, il ouvre une fenêtre pour aller ventiler la maison.
Un point d'appui et de reflexion y compris pour les professions ne relevant pas des fonctions publiques telles qu'habituellement définies.
Les services publics en général mais plus largement la question du contrat de travail organisant la soumission aux patrons et les lois d'état pour la légitimer.
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Réforme de l’Etat
mercredi 4 juin 2014
La création d’un secrétariat d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat et de la Simplification, placé auprès du Premier ministre, est une très mauvaise nouvelle.
Considérer que réforme de l’Etat et simplification vont de pair, c’est admettre que l’objectif n’est pas de rendre le meilleur service possible dans l’intérêt général mais d’adapter l’Etat aux exigences de l’entreprise.
Le gouvernement veut gérer la France comme une entreprise, au service des grandes entreprises.
Rattacher la réforme de l’Etat au Premier ministre, et la Fonction Publique au ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique, est un non-sens. Comment imaginer l’architecture, le contenu et l’organisation des missions publiques en dehors des agents chargés de la mettre en œuvre ?
Le rattachement au Premier ministre de la « Réforme de L’Etat », au lendemain de l’annonce d’une réforme territoriale majeure créant des « super régions », est tout, sauf innocent.
Pour la CGT, le dessein du gouvernement est très clair : adapter l’organisation de l’Etat aux contraintes budgétaires drastiques et conformes à la politique d’austérité décidée par le gouvernement. Il aurait été plus juste de baptiser ce nouveau secrétariat « Secrétariat d’Etat aux économies de dépenses publiques » .
La grave crise sociale que traverse la France appelle d’autres réponses. Les politiques publiques doivent se définir et s’organiser au service de l’ensemble de la population, pour un développement humain durable.
Montreuil, le 4 juin 2014
☭Une piste de réflexion : les politiques publiques doivent-elles passer uniquement par l'état ? L'état est-il garant exclusif du caractère progressiste des politiques publiques ? Et si non, quelles formes d'organisation qui ne soit pas au service du capital et ne fabrique pas des dirigeants hors sol ?
Intégrons à la réflexion des avancées décisives non étatique comme la sécu, les caisses retraites, les organisations asociatives etc.
Mais aussi parce qu'une partie doit être sous controle public pour grantir l'égalité de traitement en tout point du territoire, quid d'un statut des personnels des fonctions publiques dont les granties individuelles et collectives permettent à l'intervention publique de fonctionner de façon déconnectée de la réponse aux exigences du capital et d'un clientelisme politique qui en est à la fois l'accompagnament et une variante par la soumission hiérarchique qu'elle impose ?
Pouvoir dire son fait à son patron ou à son maire-patron contestés dans leurs choix et pratiques sans risquer la porte ou la mutation disciplinaire voire la révocation.
C'est à la foi un beau projet politique qui porte l'idée communiste et un terrain revendicatif des garanties au quotidien.
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