Ça martèle dur. Radio, presse écrite, tous n'ont que mots enflammés à vindicatifs pour appuyer les images de la télé. Pas pour condamner les compromissions mexicaines ou colombiennes entre classes politiques avec les narco traficants mais pour stigmatiser le pouvoir venezuélien et son premier dirigeant Hugo Chavez.
Imaginez un pays qui laisse tomber les paradis artificiels pour construire une société qui travaille à se libérer.
Le Venezuéla est-il un nouveau paradis ? Non mais il est entrain de sortir d'un enfer certain ou les politiques des bourgeoisies et dictatures militaires l'ont confiné durant des décennies.
Jean Levy nous passe l'édito un article d'Avante, qui est au parti Communiste portugais ce que fut l'Humanité à l'époque ou existait un parti communiste en France.
Juste un mot. Dictature le Venezuela ? Vous en connaissez beaucoup des dictatures où le président sortant convoque les électeurs, et propose à ceux-ci de choisir entre lui et un représentant de l'impérialisme qui peut faire campagne et proposer son programme, où les programmes des candidats sont au coeur des enjeux électoraux ?
L'article permet de dresser un bilan et de faire des comparaisons avec d'autres états du continent américain et de regarder les tendances fortes de l'économie et du niveau de développement social.
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Article de Pedro Campos, pour Avante,
Organe du Parti communiste portugais (PCP)
Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Hugo Chavez, malgré son état de santé, paraît se diriger vers une nouvelle victoire électorale. Cela paraît désormais assez clair. Tout comme les raisons qui l'expliquent.
Le 7 octobre prochain, le peuple Vénézuélien va voter pour les élections présidentielles.
On connaît déjà les candidats, Hugo Chavez, pour le camp progressiste du processus bolivarien. Capriles Radonski pour la contre-révolution liée à la bourgeoisie nationale et à l'impérialisme.
Ce sera une nouvelle journée où se jouera le destin des vénézuéliens. Ou les grandes majorités historiquement oubliées continueront à avancer dans la conquête d'une vie meilleure, où retomberont dans le néo-libéralisme le plus cruel avec ses indices de pauvreté en progression constante. Parmi ce qui est en jeu, le destin de l'industrie pétrolière. En ce moment, elle est au service du peuple. Dans le cas – bien peu probable – d'une victoire de la réaction – elle repasserait entre les mains des grandes trans-nationales.
C'est ce que déclare Ramos Allup, du parti Action démocratique, que soutient Radonski, qui a admis que les forces de la Coalition pour l'unité démocratique (coalition anti-chaviste) souhaitaient introduire la privatisation de PDVSA dans le programme du gouvernement.
Le pourcentage de pauvres au Venezuela
passe de 48 à 27% en dix ans
Selon l'enquête de la CEPAL (Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes), en 2010« le nombre de vénézuéliens en situation de pauvreté se situe à 27,8% », ce qui indique que le Venezuela est le troisième pays de la région à compter le moins de pauvres (Argentine et Uruguay, 28,6%, Panama 25,8%).
La Colombie, qui est habituellement présentée dans les médias comme un pays exemplaire, est parmi ceux qui comptent le plus de pauvres (44,3%).
La CEPAL souligne également ce qui est sans le moindre doute le résultat des politiques populaires de l'administration bolivarienne : entre 2001 et 2010, le pourcentage de pauvres est passé de 48,6% à 27,8%. Dans le même temps, la pauvreté extrême a reculé de 22,2% à 10,7%. Seul autre pays d'Amérique latine à présenter des résultats encore meilleurs : l’Équateur.
A quoi est dû un tel progrès ?
A ce que critiquent tant l'opposition et le monde capitalistes : les aides sociales, qui sont « passées de 36 à 62% des dépenses ». Dans les onze dernières années, le gouvernement d'Hugo Chavez a investi près de 400 milliards de dollars en dépenses sociales destinée à améliorer les conditions de vie des secteurs les plus modestes.
L'opposition capitaliste ne pardonne pas ce « péché », car auparavant tout cet argent allait dans ses poches !
Le Venezuela, pays le moins inégalitaire d'Amérique latine
Mais ce n'est pas seulement la CEPAL qui nous confirme les progrès du processus bolivarien depuis plus d'une décennie.
L'indice Gini, qui mesure le niveau des inégalités, montre que le Venezuela est aujourd’hui le pays le moins inégalitaire d'Amérique latine. L'idéal dans cet indice (qui va de 0 à 1) est de tendre si possible vers 0.
Le Venezuela est passé de 0,49 à 0,39. Le pays du sous-continent qui s'en rapproche le plus est l'Uruguay avec 0,44. Le Chili, autre pays-exemple du néo-libéralisme, il se situe en dessous, à
0,52. Une fois de plus, c'est le CEPAL qui nous l'apprend, c'est « l'augmentation des revenus des travailleurs qui a eu un rôle
prépondérant dans la réduction des inégalités ».
Un des arguments préférés de a réaction est de jacasser sur l'inflation enregistrée au Venezuela. Seulement on oublie deux « petites choses » :
1) avant Hugo Chavez, celle-ci était beaucoup plus élevée ;
2) tous les ans (ce n'était pas le cas avant), il y a des augmentations de salaires qui compensent cette inflation.
Sondage pour les présidentielles, Chavez à 58%
Avec ce que l'on vient de dire, ce qui est seulement une vision partielle des avancées de ces dernières années, il est facile de comprendre que, selon le sondage le plus récent, près de 58% des personnes interrogées déclarent vouloir voter pour Hugo Chavez. Près de 35% voteraient contre et 13% restent « indécis ».
La lecture de cette projection prend encore plus d'importance quand on sait qu'en juin 2011, Chavez n'atteignait pas les 49%, et qu'en octobre il approchait les 53%. D'autre part, les « indécis » tendent à être de moins en moins nombreux. Les chiffres, obtenus par l'entreprise IVAD, ont été présentés par le journaliste José Vicente Rangel dans son programme dominical de télévision.
Une autre question a révélé que 60,1% seraient pour la ré-élection de Hugo Chavez, contre 36% qui disent le contraire, et 3,9% qui ne savent pas ou ne répondent pas
Fou qui dirait "le Venezuéla c'est le Pérou"...et pour leur part les péruviens qui s'occupent du Pérou ne veulent pas en faire une banlieue de Caracas. Mais sûr que ce n'est pas la Colombie ni un de ces états de l'arrière- cour des USA où ceux-ci tentent et souvent réussissent à imposer leurs poulains. La Canaille serait curieux de voir une comparaison entre les évolutions socio économique du Venezuela et celle de la Guyane française voisine.
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