Les cheminots montent d'un cran la mobilisation pour le Service Public dont celui du transport des marchandises.
Ces locomotives sont garées GBE (Garées en Bon Etat) dans un triages qui est quasi figé à Sotteville les Rouen à deux pas du port du Havre. Ce ne sont pas les dokers qui cassent la filière transport mais bien les choix du pouvoir au service des gros chargeurs et armateurs.
Garées en très bon état même, parfois neuves pour que le casseur de Moulinex, coutumier de la casse dans la région et maintenant à la tête du "fret SNCF ", aidé de son Guillaume III de président qui dirige maintenant à la prussienne la SNCF, livrent au secteur capitaliste privé ferroviaire et surtout routier le transport des marchandises.
Cela se fait avec l'aide et sous l'impulsion du pouvoir et des directives de l'UE. Imposer de forces les conditions concurentielles pour baisser les coûts sociaux, casser les garanties collectives des salariés du secteur, et faire ainsi monter les profits.
C'est l'industrie du pays qui est prise en otage, les emprises industrielles publiques menacées de bradages aux promoteurs et spéculateurs.
Pour mesurer l'escroquerie de la casse liée aux privatisations, il ne sera pas forcement inutile de mettre ce qui suit en articuation avec la réalité des "PPP" qui pilotent toute une partie de ce bradage des atouts du service public intégré du transport ferrovaire de la SNCF ( PPP = Pour profiter du Public ou l'escroquerie légale).
Cette camapagne qui est appelée à prendre de l'ampleur sera bien sûr relayée par La Canaille.
Avis de La Canaille : Il faudra un jour pousser la réflexion sur le statut "d'EPIC" qui en toute logique capitaliste impose l'équilibre des comptes sans imposer à "l'actionnaire" de doter son outil industriel et commercial des moyens pour assurer son cahier des charges et fabrique ainsi les conditions de son anémie. Cela légitime artificiellement les apports de capitaiux privés (emprunts non garantis par la tutelle sur les marchés financiers, les cessions d'activité, filialisation, les PPP etc.).
Parce que calqué dsur les critères de gestion capitaliste, l'EPIC se révèle être la camisole qui muselle le Service Public.
La bataille pour la réunification du transport ferroviaire et donc la suppression de RFF pourrait être l'occasion d'engager cette réflexion qui ne doit pas être un débat d'experts et de spécialistes autoproclammés mais bien un grand débat public qui définisse les statuts des opérateurs publics de services publics.
C-le-R. (21-02-2011)
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