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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Faites sauter la Banque

Publié le 10 Octobre 2011 par canaille le rouge in L'Utopie - çà se construit.

(Texte révisé et appuré de ses principales phôtes et mastics de la première version.  Que le lecteur excuse La Canaille pour la "qualité" de la précédente mouture)

Ça ne s'invente pas :

http://www.article11.info/spip/local/cache-vignettes/L330xH330/fiche_dexia_einstein-29c06.jpg

Tout est relatif

 

"La preuve du pudding, c'est qu'on le mange" F. Engels in "Socialisme utopique et socialisme scientifique". Dans la préface de l'édition anglaise ( 1892 )

"Maman c'est quoi du pudding "  katia, citée populaire réalité française veille de 2012

Ceux qui captent le gateau et laissent des miettes en fermentation ou comment financer la construction d'un restaurant scolaire; les aventures de Dexia – suite.

Cette histoire aurait pu être d'un comique inénarrable s'il ne s'agissait pas d'emplois* et des moyens pour les collectivités de faire face aux désengagements de l'état et à l'asphyxie des finances de ces collectivités locales (ce dont peu de monde semble vouloir parler)  :  

"On voit qu'il y a le feu", a déclaré Claude Bartolone (PS), président du conseil général de Seine-Saint-Denis, rappelant avoir été un des premiers à alerter l'opinion, "dès 2008", sur la situation de Dexia et sur les emprunts toxiques que la banque leur proposait.

Pour Jean Fernandez, maire de Saint-Cast-le-Guildo, dans les Côtes-d'Armor, "ce qui arrive aujourd'hui c'est la conséquence d'un manque de compétence : ils ont été capables de construire une machine atomique qui leur pète dans les mains". Le maire poursuit actuellement Dexia pour ces emprunts toxiques."

QUI POUR PRÊTER AUX COLLECTIVITÉS ?

La mairie de Montech (82), qui administre quelque 6 000 habitants, aimerait revenir à des emprunts beaucoup plus sécurisés et renégocier les prêts contractés jusqu'en 2038 par la précédente municipalité (UMP) chez Dexia.

"On va rembourser nos emprunts normalement et l'éventuel démantèlement de Dexia n'aura pas tellement de conséquences pour nous puisque cette banque n'est qu'un de nos prêteurs", a indiqué pour sa part un responsable de la région Alsace, gérée par la droite.

Commence à poindre une idée qui mérite d'être creusée :

Le problème du financement des investissements locaux "est très différent", déclare Maurice Vincent le maire PS de St Etienne jugeant que la création annoncée récemment d'une "agence de financement des collectivités locales peut être une solution". Point de vue partagé par Philippe Laurent (DVD), président de la commission finances de l'Association des maires de France. "Si les actifs de Dexia passent à La Banque postale et la Caisse des dépôts, cela revient à reporter ses créances sur des structures 100 % publiques et il faudra trouver des solutions parce que les pertes devront être payées, soit par l'Etat, soit par les collectivités", prévient le maire de Saint-Etienne.

Notez qui sont ceux qui font ce constat ont tous soutenu l'intégration européenne et son cadre ultra libéral, ont tous appelé à voter oui à Maastricht, ont approuvé le traité de l'UE et ont encensé Chipin et josrac lors de Lisbonne, il se sont tus ou ont approuvé le putsh de Versailles et sont héraut des finalistes pour la désignation du champion à l'armure rose.

Mais alors, pourquoi avoir privatisé ce qui était une banque publique saine et efficace si c'est pour en arriver là, ce machin perclus de dettes pourries ?

Codicille à la première question, pourquoi privatiser quand c'est florissant et nationaliser quand c'est pourri ?

Pas besoin de développer ici des explications à enfoncer des portes ouvertes. Mais par contre cela pose la question de qui doit avoir la maitrise de la gestion des ressources financière du pays, qui doit en assurer la gouvernance et comment à partir de quels critères d'efficacité et d'usage des moyens ? Version 2011 de la vieille phrase du 19ème siècle au moment de la montée en puissance du capitalisme industriel et financier : "un spectre hante le monde ; le spectre du communisme". Mes vieux copains Karl et Friedrich avaient raison et rien ne démontre avec la crise d'aujourd'hui qu'ils aient eu tord ensuite. Ce sont les modes de fonctionnement et d'organisation et les garanties démocratiques qui ont fait cruellement défaut dans les expériences tentées et qui ont pour cela échoué. Est-ce que parce que le lait un jour a tourné qu'il faille cesser de traire les vaches ?

Par contre fait-il continuer de livrer le lait à ceux qui se le gardent que pour eux et font pourrir ce qu'ils n'arrivent pas à consommer?

Comme la bonne gouvernance de l'usage du lait est absente structurellement des modes de gestion aux commandes et ne peuvent garantir l'avenir, il est temps de leur substituer la gestion par ceux qui produisent en accord avec ceux qui voudrait consommer pour éviter que le travail et les finances publiques soient en permanence les vaches à lait du capital.

 

*Communiqué du gouvernement, un dimanche, à 14h00 : "les gouvernements belge et français font confiance à la gouvernance de Dexia pour accompagner les mesures à prendre". je serai salarié de Dexia je me dépêcherais de me mettre en grève pour exiger de ne pas être la variable d'ajustement de l'équarissage annoncé

 

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