Visite "historique" du président sud-soudanais en Israël
Le président sud-soudanais Salva Kiir a entamé mardi en Israël une visite éclair de 24 heures, la première du chef de
cet Etat nouvellement indépendant, qualifiée "d'historique" par le président Shimon Pérès.
"Cette visite constitue un moment historique. Israël a soutenu et continuera de soutenir dans tous les domaines le
renforcement et le développement de votre pays", a assuré M. Pérès au président Kiir, selon un communiqué de la présidence israélienne.
Le président sud-soudanais a pour sa part remercié Israël de son appui: "Sans vous, nous n'existerions pas. Vous avez
lutté à nos côtés pour permettre la création de la République du Soudan du Sud", selon des propos rapportés dans le communiqué israélien.
Le président Kiir a également souligné qu'il souhaitait "renforcer et approfondir les relations stratégiques entre les
deux Etats" en élargissant la "coopération dans les infrastructures, l'agriculture, le traitement de l'eau et les technologies avancées", poursuit le texte.
Salva Kiir devait également s'entretenir avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le chef de la diplomatie Avigdor
Lieberman ainsi que le ministre de la Défense Ehud Barak, a-t-on précisé de sources diplomatiques israéliennes.
Il s'est rendu dans la matinée à Yad Vachem, le mémorial de l'Holocauste à Jérusalem.
Le 28 juillet, M. Lieberman avait annoncé l'établissement de relations diplomatiques entre Israël et le Soudan du
Sud.
L'Etat hébreu n'entretient pas de relations avec le Soudan, qu'il accuse de servir de base à des militants islamistes.
Israël a, en revanche, exprimé son soutien au mouvement rebelle du Sud, principalement chrétien, en lutte durant des décennies contre le gouvernement musulman
nordiste.
Le gouvernement israélien a officiellement reconnu le 10 juillet le Soudan du Sud, devenu indépendant dans la foulée d'un
référendum tenu dans le cadre de l'accord de paix qui a mis fin à la guerre civile.
Dis moi qui sont tes alliés je te dirai qui tu es. et ce que tu es.
Pour l'UE,comme dans les Balkans, c'est l'Allemagne qui s'y colle :
Guido Westerwelle, ministre fédéral des Affaires étrangères, a
promis que "l’Allemagne continuerait à soutenir la mise en œuvre pacifique de ce processus. L’indépendance du Sud-Soudan, qui entraîne la division du Soudan,
ne doit pas échouer dans la dernière ligne droite"», à l'occasion du voyage qu’il a effectué du 22 au 24 juin 2011.
La visite de M. Westerwelle, jalonnée de nombreux
entretiens, avait pour objectif de contribuer à résoudre, par des négociations pacifiques, les questions en suspens telles que le tracé des frontières, ainsi que la répartition des ressources énergétiques et minières.
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