Ces forces se sont réunies afin que le projet de loi prévoyant des mesures anti-populaires ne soit pas adopté avec comme ligne : A bas le gouvernement et les partis de la ploutocratie, organisation et alliance ouvrière-populaire partout, voilà la solution à la question du pouvoir. Le mot d’ordre que l’on entendait pendant le rassemblement était « Sans toi, travailleur, aucun rouage ne tourne, tu peux te débrouiller sans les patrons », « Désobéissance envers la ploutocratie, que le peuple fasse front face au pouvoir ».
L’énorme succès de la grève a reposé sur la paralysie d’innombrables usines, de grandes unités de production et d’autres lieux de travail par les ouvriers et les employés qui vivent la pauvreté, la misère et l’impasse du chômage. Son ampleur considérable et sa vigueur militante ont reposé également sur la fermeture de nombreux petits commerces qui se trouvent désormais face au danger de fermer définitivement leurs portes. Nombreux furent les travailleurs qui ont participé pour la première fois à la grève apportant une dynamique toute particulière à la lutte contre la brutalité des mesures du gouvernement, de la ploutocratie, du FMI, de l’UE.
Dès l’aube, les forces du PAME avec leurs piquets de grève ont soutenu de manière résolue les travailleurs dans les lieux de travail « ghettos » qui ont décidé de partir en grève pour la première fois, défiant l’intimidation patronale et même la mobilisation civile, que le gouvernement avait imposé contre la grève des éboueurs municipaux, ainsi que d’autres mécanismes de casse de la grève auquel a eu recours le gouvernement.
Les groupes provocateurs sortis des rangs des confédérations syndicales de collaboration GSEE et ADEDY ont cherché encore une fois à créer des incidents mis en scène.
Giorgos Perros, membre du secrétariat exécutif du PAME, a affirmé entre autres à la tribune :
« il n’y a pas de PASOK pour le peuple. Il n’y a pas de gouvernement pour le peuple, qu’il porte l’étiquette de « centre-gauche » ou de « gauche », qui ne rentre pas en conflit avec les monopoles, dont le programme ne comprenne pas la rupture avec les monopoles ou en d’autres termes leur socialisation. Soit du côté du peuple, soit du côté des monopoles. Pouvoir populaire-ouvrier ou pouvoir des monopoles. Il n’y pas d’autre voie ! Ne perdons pas un seul instant. Ripostons tous ensemble ! Demain, jeudi, nous devons tous participer à l’encerclement du Parlement par le PAME, à partir de tous les côtés, de toutes les rues. »
Processus en cours dans les partis bourgeois pour endiguer le torrent de colère populaire :
L’énorme succès de ce premier jour de grève met la pression sur les partis de la ploutocratie et son gouvernement. Ainsi, en ce moment, il y a une intensification des processus de re-configuration du système politique de la part du PASOK et de la ND ainsi que d’autres partis bourgeois, avec des scénarios de « grande coalition PASOK-ND », ainsi que des efforts pour s’assurer d’un consensus afin de faire passer les mesures anti-populaires même contre le torrent de la grève qui a inondé Athènes et d’autres villes aujourd’hui.
La secrétaire-générale du comité central du KKE, Aleka Papariga, a évoqué par rapport à ces processus, dans ses déclarations aux médias, la chose suivante : « Je ne pense pas que M.Papandreou attend de nous de la modération et un acquiescement. Peut-être pour des raisons qui ont à voir avec l’image que cela donne à l’étranger, il rencontre les partis afin de montrer qu’il bénéficie de leur soutien. Il ne recevra aucun soutien de notre part. Pas le moindre. Ce qu’il aura de notre part, c’est notre opposition radicale, totale, véritable et organisée. »
A la fin de la rencontre qu’elle a eu avec le premier ministre, qui a organisé une série de rencontres avec tous les dirigeants de parti, la secrétaire-générale du Comité central du KKE a déclaré :
« A partir de maintenant, les choses devront être bel et bien décidées par le peuple souverain et non par des négociations que le gouvernement mènera ou par des conseils et des réunions avec les autres partis ». Aleka Papariga a appelé le peuple à aller de l’avant sans crainte, sans illusions jusqu’à la victoire finale et elle a ajouté :« Il existe une seule solution : les richesses qui se trouve dans ce pays doivent devenir patrimoine du peuple. Nous devons briser les chaînes qui nous lient à l’UE et annuler unilatéralement la dette. Il n’existe pas de solution intermédiaire. »
Il convient de noter que toutes les forces sur des positions de classe seront rassemblées pour la seconde journée de grève, jeudi, et pour l’encerclement du Parlement qui constituera un nouveau jalon dans la lutte contre les mesures anti-ouvrières, contre les monopoles et leur pouvoir.
La haine des cagoulés contre le mouvement ouvrier et populaire et le PAME exprime la fureur des forces qui servent le système et le pouvoir bourgeois. Le gouvernement en porte des responsabilités énormes. L’opération d’intimidation, de calomnie et de suppression du mouvement des travailleurs et du peuple est enraciné dans les structures, centres et services étatiques. L’histoire le démontre. L’agression barbare et meurtrière d’aujourd’hui le prouve également. Les cagoulés, les anarcho-autonomes, fascistes ou quoi qu’ils s’appellent eux-mêmes, ont tenté de réaliser ce que les forces de répression, le chantage et les menaces n’avait pu faire : intimider les gens afin qu’ils se soumettent. Il apparait objectivement que mêmes centres ont réalisés la provocation meurtrière de l’incendie de Marfin le jour où le protocole a été votée le 5 mai 2010.
Leur but de disperser la manifestation du PAME a échoué. De même, les plans du gouvernement, les outils du système, les partis de la ploutocratie qui cherchent à intimider et réprimer le torrent de la contre-attaque du peuple qui est entré dans les rues avec la grève de 48 heures doivent également échoué.
Le KKE exprime sa tristesse et ses condoléances à la famille de Dimitris Kotzaridis qui est tombé dans la lutte pour la juste cause de la classe ouvrière et du peuple. Il exprime sa solidarité avec les manifestants blessés, avec tous ceux qui ont défendu les travailleurs et la manifestation du peuple contre les groupes de provocateurs. Il appelle le peuple à se lever de manière décisive, à la lutte avec le KKE, pour rallier dans les syndicats, dans le PAME et les autres organisations radicales qui luttent contre les politiques anti-populaires, le pouvoir des monopoles. C’est la force d’opposition aux partis de la ploutocratie, l’UE et le FMI. C’est la force du peuple, afin de repousser les mesures barbares, la violence et l’intimidation de tous les mécanismes de répression. Le peuple peut renverser les politiques et le pouvoir anti-populaires.
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