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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Imaginez, juste une minute, mais imaginez.

Publié le 23 Mars 2013 par canaille le rouge in En passant - juste un mot

http://pierrealain.blogs.nouvelobs.com/media/00/01/2123107725.jpg

 

On va l'appeler Ahmed, Ali ou Boubakar.


Il est chez le juge qui vient de lui dire qu'il est mis en examen pour avoir piquer dans le morlingue de la petite vieille du 3ème.


Notre Ahmed, Ali, Boubakar pête les plombs et dit au juge :"z'y va gnome, fais gaffe, on va pas en rester là, j'ai des potes".

 

La Canaille est près à parier que le choix pour notre gus restera entre Fleury Mérogis ou Bois d'Arcy mais pas sur le modèle de la voiture pour rentrer dans sa ZUP.


Mais si vous vous prénommez Nicolas adossé à deux ou trois charnière à particule pour l'état civil,  que la ZUP est au bord du bois de Boulogne et que vous fûtes en d'autres temps ministre de l'intérieur voire plus, si en plus vous vous vantez dans les salons en ville d'avoir accroché dans votre bureau les scalps des prédécesseurs du juge en question, vous êtes escorté jusqu'à chez vous par les membres de votre ancien service...c'est du moins que notre singulier "particule y est" pensait. mais...


 

La presse relate l'évènement. Le Monde mais aussi Le Parisien manifeste de l'irritation. Le Figaro pourtant à l'ex président ce que le père Lachaise était à louis XIV arrive à prendre ses distances (faut dire que le patron du titre est aussi en délicatesse avec la justice) au point de ne pas écrire de papier et de se résoudre à ne citer que le Monde et les agences :


 

"La réaction de l'ancien chef de l'État à sa mise en examen a été virulente jeudi soir à Bordeaux. Son avocat, Me Herzog, demande la publication d'éléments de la confrontation.

 

«L'atmosphère était très tendue en fin de confrontation.» Une source proche du dossier a confirmé samedi à l'Agence France-Presse les informations duMonde et du Parisien faisant état d'une forte tension jeudi soir au moment où le juge Jean-Michel Gentil, et ses ses collègues Cécile Ramonatxo et Valérie Noël ont mis en examen Nicolas Sarkozy. Selon Le Monde, l'ancien chef de l'État aurait, mâchoires serrées, dénoncé une «injustice» avant de lâcher: «Ne vous inquiétez pas, je n'en resterai pas là.»

Le journal indique que le juge Gentil aurait alors demandé de faire noter dans le procès verbal cet échange. Me Thierry Herzog, l'avocat de Sarkozy, se serait alors opposé à cette retranscription «de façon forte», Jean-Michel Gentil se ravisant.

 

 

Boubakar Sarkozy l'a échappé belle.

http://www.letelegramme.com/images/2013/03/21/2043054_sarko.jpg

 

D'autant que Le Monde, lui, pousse un peu plus loin la réflexion dans un édito non signé qui donc engage toute la rédaction du titre:

 

Evidemment, il n'est pas glorieux pour un ancien président de la République d'être mis en examen par la justice comme Nicolas Sarkozy l'a été, le 21 mars, dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Surtout quand on imagine être, demain, un recours pour le pays.


Tout aussi évidemment, il est infamant de l'être pour "abus de faiblesse". Autrement dit, d'être soupçonné d'avoir tiré profit, en 2007, de l'état de faiblesse supposé de la femme la plus riche de France, pour bénéficier de ses largesses et améliorer discrètement le financement de sa campagne électorale.


Sans doute, enfin, est-il insupportable pour M. Sarkozy de voir ainsi son honneur mis en cause par des juges d'instruction dont on se souvient qu'il avait souhaité en 2009 - avant d'y renoncer - supprimer leur fonction pour la transférer vers les magistrats du parquet, réputés plus dociles.


Rien de tout cela, cependant, ne justifie l'ahurissant procès dressé contre cette décision par de nombreux responsables de l'UMP : "Injuste et extravagante"(François Fillon), "grotesque et abject" (Nadine Morano), "acharnement" (Geoffroy Didier), "instrumentalisation" (Christian Estrosi), traitement "exclusivement à charge" (Brice Hortefeux). Mais la palme revient, sans conteste, à Henri Guaino. L'ancien conseiller spécial de M. Sarkozy n'a pas hésité à dénoncer une décision"irresponsable" qui a "déshonoré un homme, les institutions, la justice" et qui constitue une "salissure" pour "la France et la République elle-même".


Anciens ministres et actuels parlementaires, ils oublient de façon stupéfiante - ou plus exactement choquante - quelques vérités élémentaires.


La première est que M. Sarkozy est redevenu un justiciable comme les autres. Depuis la fin de son mandat, il n'est plus protégé par l'immunité pénale dont bénéficie le chef de l'Etat. Il est donc soumis à la même enquête que les autres personnes impliquées dans l'affaire Bettencourt. Avec la même rigueur. Et les mêmes droits. Y compris celui de contester sa mise en examen devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux, comme l'a annoncé l'avocat de M. Sarkozy.


Deuxième vérité, opportunément rappelée par l'ancien premier ministre Alain Juppé : une mise en examen ne vaut pas culpabilité et M. Sarkozy est, à ce jour, présumé innocent. Troisième évidence, volontiers occultée par les défenseurs de l'ancien président : la décision prise à son encontre ne l'a pas été par un juge unique, mais par un collège de trois magistrats instructeurs cosaisis.


Enfin, et surtout, ils semblent oublier que l'indépendance de la justice - et le respect de ses décisions - est un des fondements de l'Etat de droit. Comme l'a rappelé sobrement la garde des sceaux, Christiane Taubira : "L'indépendance de l'autorité judiciaire est garantie par la Constitution." Et comme l'a souligné le président du MoDemFrançois Bayrou : "Ce sont ces attaques qui sont inacceptables. Une démocratie, c'est une presse libre et une justice libre. Les attaques infondées contre les juges sont des attaques contre la démocratie." On ne saurait mieux dire.

 

Nous verrons lundi ce que les autres titres de la PQN diront sur le sujet, le presse international traite l'affaire comme un Watergate, et déjà le bateau mouche du pont de Neuily a du mal à stabiliser la dérive.


En attendant souhaitons que les Ahmed, Ali, Nicolas, Boubakar ou Jérome soit tous traités déjà sur le même républicain pied d'égalité.

 

C'est aussi, certes avec des pressions environementales persistantes venant de l'entourage de certains des sus-prénommés, ce que le collège de juges de Bordeaux semblent vouloir inscrire dans le droit. Ils doivent dès lors bénéficier du soutien républicain, ceux qui s'y opposent doivent être sommés de se taire et de rendre compte à la loi. (ce Canaille le Rouge, quel doux rêveur...)

 

Question subsidiaire adressée à l'Elysée et à celles et ceux eux qui ont charge d'entretenir le parquet en bon état : Est-il plus délictueux de faire respecter le code du travail et de manifester pour ses droits que d'injurier un juge dans son cabinet (dit pour mesurer l'urgence et le cadrage de la loi d'amnistie).


 

 

 

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