lancement de tomahawk.
Pendant que l’uranium “enrichi” de plutonium fait des dégâts du coté du pacifique, on
apprend que les missiles qui frappent en Libye (Tomahawk),sont enrichis d’uranium appauvri, et pas en milligrammes.
Sur un missile comment calculer le seuil de pauvreté ?
La misère quand elle frappe, même au soleil de la Méditérrannée sélectionne ses cibles : enfants de complices ou d’adversaires de Kadhafi, les gosses qui escaladent les ruines de blindés ou
dévalent les trous d’obus vont vite s’enrichir de pathologies que ne pourra pas guérir un pays que la guerre appauvrit.
L'armée française en possède ou dispose d'équivalent, Le Tomahawk est notamment construit à l'usine Raytheon de Tucson. Son coût est de l'ordre de 500 000 dollars américains mais le prix moyen selon les versions est de 1,4
millions de dollars.selon Wikipédia.
Je reprends cette info que Canepechepasnicolas à reçu hier:
Des bombes à l'uranium appauvri tombent sur la population libyenne
Falco Accame
président de l’Anavafaf
Association Nationale d’Assistance aux Victimes Enrôlées
dans les Forces Armées et à leurs Familles
Il sera opportun qu’en Libye dans les zones touchées par plus de cent missiles de croisière Tomahawk, on adopte des mesures de
protection de l’uranium appauvri. De fait dans les empennages des missiles Tomahawk se trouvent des barres d’uranium appauvri de 300 kilos. Si l’on pense qu’un projectile anti-char
construit avec du métal d’uranium appauvri en contient environ 30 gr. seulement, on peut imaginer la quantité de poussières d’uranium qui se répand dans l’atmosphère dans les zones
d’impact… Là-dessus le silence est total.
Dans l’attaque de missiles contre la Yougoslavie on n’utilisa que 15 missiles de croisière qui firent des cratères de 6m2. Les
Libyens ne possèdent pas de mesures de protection appropriées. C’est donc un geste humanitaire que l’on doit à la population libyenne qui est à proximité des zones frappées d’envoyer de matériel
de protection.
L’Italie connaît les graves conséquences produites sur les personnes des zones exposées sans mesure de protection. A présent les
cas de malades (des autres campagnes, NdT) sont plus de 1.000.
L’Italie a encore à solder une dette morale envers les populations libyennes : nous ne devons pas oublier qu’en 1930 les
avions de Italo Balbo détruisirent, en employant de l’ypérite, d’entières tribus libyennes sans armes.
La page peut-être la plus noire de notre colonialisme.
Edition de mercredi 23 mars 2011 de
Marie-Ange Patrizio