Les salariés de la diffusion de presse sont en grève contre le démentellement de leur outil de travail.
Outre leur emploi, il défendent aussi les conditions d'égalité de diffusions des titres que leur statut garantit.
Donc, ce mercredi, pas de presse parisienne chez votre dépositaire et dans les kiosques (encore que Le Monde a l'air d'avoir trouvé une combine pour s'affranchir des service d'une profession qui aura contribué de nombreuse fois à tenir le titre à bout de bras).
Cela dit, outre sa solidarité avec les gars de la Presse, c'est pour autre chose que Canaille le Rouge vient occuper vos écrans.
Sur celui de La canaille, il s'est affiché ceci :
En raison d’un mouvement social au sein de Presstalis, l’Humanité d’aujourd’hui n’est pas en vente chez un grand nombre de marchands de journaux et de kiosques de la région parisienne. Nous vous proposons de feuilleter et lire l’Humanité gratuitement à l’aide de la liseuse numérique de l’Humanité.fr
Le message étant pour le moin lapidaire, vite, allons sur site. Et là, rien. Pas même une explication sur le conflit. Pas un mot de solidarité avec ceux qui par tout temps toutes conditions de travail assurent l'interface entre l'imprimerie et le dépositaire (Kiosque, maison de la Presse etc.).
Le pire serait de nous dire qu'ils n'étaient pas au courant. Quelle aveu de prise de distance.
Quand un journal créé pour aider à l'émancipation des travailleurs en arrive a oublier la place de ses propres travailleurs, on mesure à quelle point sa rédaction et ses maintenant actionnaires ont pu dériver.
Mais quand on apprend que la direction du P"c"F tourne dans ses conférences de section pour chasser le mot socialisme de ses documents, faut-il après s'étonner que le "journal de Jaurès en oublie qui fut Jaurès et ses liens avec les travailleurs ?
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