Durant les trois jours de
célébration, nombre de manifestants dans toutes les villes d’Egypte, dans tous les quartiers du Caire, ont clamé “A
bas le pouvoir militaire”. C’est aussi ce que répète, à longueur de murs, ce pochoir.
Demain, commencent les élections au majlis
al-shura (sénat) et tout le monde a hâte que le processus électoral aille à son terme.
Il aura fallu un an pour que la réalité de ce pouvoir militaire et ses
liens organiques avec l’ancien régime sautent aux yeux d’une bonne partie des égyptiens. Combien de temps faudra-t-il maintenant pour que la mythologie qui entoure les Frères musulmans
tombe ?
Cela pourrait aller assez vite. En tout cas leur discours récupérateur
de la révolution passe de moins en moins, comme le montre ce petit film tourné sur la place ce week-end. “Dehors, dehors” disent
les jeunes, ou “la place est à nous”. Un morceau de musique est même diffusé pour couvrir le prêche donné sur la scène de la confrérie. Les Frères de leur côté, disent ouvertement pis que
pendre des révolutionnaires… La contradiction va être de plus en plus difficile à tenir.
Un acquis certain de cette révolution, c’est la prise de parole,
l’expression politique mais aussi artistique que plus rien ne semble arrêter. Je propose à mes lecteurs, pour s’en faire une idée, une petite promenade en centre ville, entre graffitis,
pochoirs, croquis, fresques murales et même toiles peintes sur place : ces derniers jours ont été particulièrement créatifs.
Ouvriers d'Egypte, vous êtes où ?
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Dis moi, il est où le droit à la galette (de pain) ?
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Les militaires mentent (kazeboon). A bas le pouvoir militaire. 25 janvier
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