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“N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe.”( V Hugo)
C'est dans l'air du temps de croiser de tels spécimens. La période les rassemble.
On peut aimer se promener sur les quais de Seine sans être mitterrandien.
Il est possible de regretter la chute de l'Union Soviétique sans être apparatchik stalinien,
On peut aimer Victor Hugo sans être mélenchonien ;
C'est le cas de La Canaille.
Hugo. Un point rendu commun par un épisode pour lequel le dit Mélenchon n'y est que pour peu, sauf à avoir essuyé les gras postillons d'un ex dur de chez dur devenu néo flasque de la"gérons-cratie". Mais moment médiatique assez grandiose, le vert missel au rouge et noir passé drapé du bleu marial toisant un homme qui même dans ses pires erreurs (et pourtant, il y en a, de taille) n'est jamais descendu aussi bas que l'opportuno-parlementariste. Cela construit de ces clins d'yeux que l'histoire aime à envoyer.
Tout commence pour La Canaille le 13 mai 1968 place Denfer Rochereau vers 13h30 (dire si ça date !). L'auteur de ces lignes se trouve à moins d'un mètre d'un énergumène qui faisait passer le secrétaire de la CGT de Renault Billancourt pour un frileux conservateur (qu'il n'était pas et s'est jusqu'à ce jour efforcé à refuser d'être, lui). Entouré de journalistes, un de ces RRRévolutionnaires capables de faire croire à la reprise du palais d'hiver par ses troupes même au mois de mai et qui proposait de réunir alors les états généraux pour annoncer briser l'État et fusiller les généraux.
Et puis le temps passa. Comme super nova grossissant et se refroidissant avec l'âge, notre météore politique entamait sa traversée du firmament européen qui le conduira à toucher des rentes d'états et des frais généraux, une Europe qui, idée à mettre au débit de V Hugo (comme sa sacralisation des aventures coloniales), offrira le pré carré de notre chevalier tectonique des flaques dans lequel, tel narcisse il se mire avant chaque passage à la TV où il se fait ondoyer à l'eau sainte de l'UE pour avoir condamné le rouge de son ex pseudo.
Notre homme donc se trouva si ce n'est un modèle du moins entama sa traversée dans les traces de Clémenceau : Anar à 25 ans, opportunard à 35, cumulard à 45, combinard à 55 et corbeau de perchoir à 65.
Commencé plus tôt, on n'est pas responsable de son état civil, Hugo qui n'était pas encore "le père" ni le grand père commençait se carrière là ou Clémenceau finit la sienne, dans les rangs qui aiment à accueillir les apostats. De l'apostasie de la Commune à celle de l'esprit libertaire il n'y a qu'un chemin qui est commun à Clémenceau et à Cohn-Bendit. Hugo déjà la Grèce. Clémenceau, vite, le Tonkin. Cohn-Bendit la Lybie, historique parcours du toujours croisé contre Cuba.
Ce qui me fait aimer V Hugo, c'est cette marche à contre courant des processions conformistes qui font du réactionnaire de 20 ans un Révolutionnaire de 60 croisant d'ex antimondialistes de 20 ans crème des colonialistes à 60.
Plus d'estime pour qui part de Versailles pour aller à Belleville que pour le tire gousset qui devient agioteur.
La bourse ou la vie ? Cohn-Bendit la Bourse ; Hugo la Vie.
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