|
|
/http%3A%2F%2Fwww.cheminotcgt.fr%2Fnew_site%2Fcheminotcgt_communiques%2Flogos_libres%2F104040_ce-dp_2011.jpg)
A l’heure où l’extrême droite, avec l’appui de certains ministres, tente de faire ressurgir auprès de l’opinion publique, des idées
nauséabondes.
A l’heure où des députés de droite recommandent de faire faire demi-tour « aux bateaux de réfugiés pour les renvoyer chez eux ».
Les forces de l’ordre ont, mardi 15 mars 2011, réquisitionné une partie du TER 86023 au départ de Cannes pour reconduire 39 personnes sans
papiers à la frontière italienne. Au-delà du nombre de personnes concernées, puisque la préfecture conteste ce chiffre, c’est la méthode qui est condamnable
!
La réquisition d’un train par les forces de police obéit à des règles précises et ne peut se faire oralement comme se fut le cas à Cannes.
De plus, le périmètre d’intervention des forces de l’ordre françaises a comme limite Menton-Garavan. Elles ont donc indiqué aux agents SNCF présents sur le
train qu’ils devraient prendre leur relai jusqu’à Vintimille !
Au-delà du fait que cela ne fait pas partie de leurs missions, les agents SNCF ont refusé de se prêter à cette pratique digne des heures les
plus sombres de l’Histoire de France. La CGT a interpellé la direction SNCF régionale PACA pour que des réponses précises et réglementaires soient apportées aux agents SNCF
sur leurs droits et devoirs en de telles circonstances.
La Fédération CGT des Cheminots condamne fermement les agissements et les pressions dont ont fait l’objet les agents SNCF de la part des forces de
l’ordre. Le silence de la direction de l’entreprise, les tentatives de justifications, explications de la préfecture des Alpes Maritimes, par voie de presse, témoignent du
malaise provoqué par cette affaire.
La CGT espère que la direction SNCF sera aussi prompte à réagir qu’elle l’a été contre la campagne d’affichage grand public sur le fret ferroviaire à
l’initiative du CCE et du CE fret, car une telle situation est réellement de nature à porter atteinte à l’image de la SNCF.
Grand merci
aux cheminots des Alpes Maritimes qui viennent de remettre à leur place les zélés fonctionnaires de polices et de préfectures nostalgiques des gares de Compiègne, Austerlitz (et oui!)
Pantin ou Bobigny.
Au fait,
qu'en dit Guillaume III ?
A-t-il
répondu à la CGT des cheminots?
|