Rappelons pour cadrer le débat que dans cet hopital l'AP HAP a fermé des lits d'hospitalisation publics et restructuré des services pour créer des structures hotellières "haut de game" pour accompagner l'hospitalisation privée dans l'hopital public.

Scandale à l’Hôtel-Dieu :
«Malgré les pressions, les agents n’acceptent pas la maltraitance institutionnelle envers les personnels et les patients»
Les médecins et le personnel des urgences ne peuvent plus assurer la sécurité des soins aux urgences de l’Hôtel-Dieu :
- aucune astreinte de chirurgien ce week-end sur le site Hôtel-Dieu n’était prévue (aucun chirurgien était mobilisable sur place si besoin était, pour avis et/ou intervention chirurgicale en extrême urgence)
- de plus la suppression de la demie garde de radiologie à compter du 1er novembre 2011 met les patients en danger !
Le personnel médical dont les urgentistes voulaient faire valoir leur droit de retrait, devant cette situation inacceptable pour des soignants : « de mettre la vie de leurs patients en péril ».
Les personnels sont déjà fragilisés par l'état de tension permanent dans lequel ils exercent depuis des mois. Dans le cadre de la déstructuration de cet hôpital, ce sont des démantèlements de services, des suppressions de postes, des désorganisations, des déménagements à la hussarde…Tout ceci génère pour les agents un stress professionnel inacceptable, intolérable.
Devant une telle situation insupportable pour les agents, le Syndicat CGT vient de déposer un Danger Grave et Imminent pour l’ensemble des agents de cet établissement.
Le chef de service des urgences, Président du Comité Consultatif Médical (CCM), fait pression sur son équipe au lieu de la soutenir et collabore activement au démantèlement de notre hôpital au côté d’une administration et d’une Directrice Générale sourdes aux avertissements des médecins.
Comment ce Professeur peut-il, en tant que médecin chef de service, ayant prêté le Serment d’Hippocrate, accepter de prendre le moindre risque pour ses patients et ses équipes ?
Comment peut-on mettre les patients et les équipes soignantes en insécurité et en danger en 2011 à l’AP-HP ?
Faut-il rappeler une fois de plus à Mme la directrice Générale, et au Directeur du Groupement Hospitalier ainsi que ses collaborateurs leur obligation, en tant qu’employeur : « d’assurer la sécurité et la protection de la santé physique et mentale des agents (Article L4121-1 du code du travail). »
Communiqué de l'USAP-CGT
Paris le 28 octobre 2011
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)