C'est l'ami Tourtaux qui à mis la puce à l'oreille de La Canaille : Réparation navale, Brest, luttes. En plus des liens de mémoire militante, il y a là des liens persos pas que géographiques liés à son "Phare ouest" mais surtout humains qui rendent très sensible.
Depuis Dubigeon en passant par les ARNO et peur-être un épisode de raté avant d'arriver à SOBRENA, une démonstration que ces ouvriers qui réparent les navires sont au coeur d'un internationalisme économique lié à ceux qui les construisent. Par leurs luttes, ce truc qui est présenté comme ringard et que nos camarades de Grèce sont entrain de sublimer, l'affrontement de classe, est bien réel. Ils rappellent le liens entre conditions sociales, place de la classe ouvrière et l'intérêt national, la souveraineté populaire comme unique levier de la souveraineté nationale
Des pages pourraient, devraient, ici être écrite sur la liquidation de l'industrie lourde, la volonté des armateurs toujours bien en cour quelque soit la couleur du pouvoir, la place de l'internationale des gens de mers de l'ouvrier du port en passant par le lamaneur ou l'officier mécanicien, le bosco ou le pontonnier des formes c'est l'affrontement mondial capital travail qui se joue là.
Liquider la SOBRENA c'est rendre plus serein le sommeil aux préfets civil et maritime, laux rejettons au patronyme à particule qui alimentent l'École Navale pour fournir les états majors qui se font la main en Libye ou en Afghanistan. Liquider la SOBRENA, c'est aussi donner une revanche à ceux qui avec cet ex résistant de Colin devenu fusilleurs de ses camarades ont fait tirer sur les ouvriers, lesquels malgré la répression ont gagné.
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Tout recul du patronat, des armateurs et du pouvoir devant les ouvriers de la navale à Brest et ailleurs est un de ces appuis qui comptent pour toutes les luttes.
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Olivier Le Pichon, secrétaire de l'union locale CGT
L'État s'est engagé à monter un projet industriel pérenne à Brest. La CGT se sent confortée dans son combat.
Vous étiez avec la délégation de la CGT de Sobrena reçue au ministère de l'Industrie. Qu'en est-il sorti ?
C'était une réunion de fond, de près de trois heures. Nous avons reçu un engagement très fort de la part de l'État. Le gouvernement considère que la réparation navale est une question de stratégie industrielle pour la France. Il s'engage à monter un projet industriel pérenne et durable pour cette activité, à Brest.
Des pistes ont-elles été évoquées ?
Aucun nom n'a circulé. L'État a été surpris par l'annonce de François Meunier(NDLR, le patron de la Sobrena). Mais il a réagi. Le comité interministériel de restructuration industrielle travaille déjà très fort sur le dossier. Et l'agence française des investissements internationaux est aussi sur le coup, pour prendre en compte la dimension complète de la réparation navale.
Quelles sont les prochaines étapes ?
Nous attendons des avancées significatives le 10 novembre, date de la prochaine réunion. Mais d'ici là, il n'est pas question que Meunier refuse du travail dans l'entreprise. Il doit aussi payer les salaires jusqu'à ce que le projet industriel soit trouvé. Les salariés continueront à se mobiliser, intelligemment comme ils ont su le faire depuis le début. Et cette réunion nous prouve qu'ils ont eu raison de se mobiliser. Sans cela, il n'y aurait déjà plus de réparation navale en France.
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