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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Les forces vives et les pantalonnades.

Publié le 22 Novembre 2012 par canaille le rouge in Du côté des luttes

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2012/09/14/images/principale/PSA.jpg

 

 

Pendant que les fleurets de l'UMP sont de plus en plus démouchetés pour nous jouer une pantalonnade où l'image de la politique va sortir encore plus dévalorisée (mais n'est-ce pas là un des objectifs de la mascarade ?) la casse économique continue d'autant plus que le patronat ne perçoit rien qui puisse ralentir son zèle destructeur.


Les travailleurs tentent de réagir. Certes Chérèque qui est plus ému à sortir pour la dernière fois de Matignon que par la déferlante des plans de casse, déclare aux journalistes qu'il avait obtenu des garanties... sans dire lesquelles.

 

Beaucoup plus intéressant, l'irruption non prévue du monde du travail au travers de l'entrée volontariste des salariés de PSA au congrès de maires de France et la prise du micro à la ministre pour interpeller les élus montre une montée de l'exaspération et une salutaire volonté d'aller demander des comptes partout où ils doivent être exigés.


"On demande un rendez-vous express avec le gouvernement pour se mettre autour de la table et garantir l'emploi et les salaires des salariés de Peugeot", Voila qui et clair, net et sans intermédiaire pour édulcorer le message.


Les images diffusées sur le net par la presse ou les agences montrent que pour certains des délégués cela a eu comme inconvénient de stopper une sieste digestive pourtant la bienvenue après le banquet traditionnel mais La Canaille ne les plaindra pas le retour pour ceux-ci à l'arrière de leur voiture pour les uns, dans leur fauteuil de première en TGV ou en avion pour les autres leur permettra de récupérer.


Les mots d'ordres des manifestants s'adressent aux maires et aux élus " "salariés licenciés, communes asphyxiées", "Non aux licenciements" la dénonciation "les promesses non tenues de Hollande" ont du en faire sursauter plus d'un, la ministre chargée des collectivités territoriales en tête.


Les dépêches ne disent pas et les réseaux sociaux du net non plus si, comme il était de louables habitudes dans ce genre de situation, les élus les plus à gauche de la gauche se solidarisaient publiquement avec les salariés en lutte et les rejoignaient ostensiblement.


Nul doute que les attachés de cabinet s'extirpant des derniers petits fours s'ils n'étaient pas retenus à la buvette ont du prendre des photos ou des vidéos de leurs élus solidaires des salariés de PSA. Les municipales se pointant : si la photo est bonne vite sur cinq colonnes !


On attend avec impatience de quoi publier la confirmation d'autant que l'Huma, le Monde qui parle de cet évènement (que Libé campant rue de la Convention n'a pas vu pourtant la porte de Versailles est à deux pas) ne pipent mot des réactions des congressistes qui normalement sont majoritairement du camp de celui qui avait affiché avant élection son soutien indéfectible aux salarié de PSA avant de voir son ministre des finances appeler à l'esprit de sacrifice à Aulnay pour retarder les plans de casse à Montbéliard ou Sochaux.

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