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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Les gâteries du pouvoir ou l'Elysée-gate.

Publié le 18 Octobre 2011 par canaille le rouge in polémique

      Avec en ajout le communiqué du 18/10 du SNJ CGT

http://s1.lemde.fr/image/2007/02/15/600x300/867970_3_277a_cabinet-noir.jpg


Souvenez-vous des conditions de la chute de Richard Nixon et de ce qui deviendra un nom générique. Le scandale du Watergate , un complexe immobilier de Washington dont un des hôtels est célèbre pour avoir servi de quartier général au Parti Démocrate et surtout avoir été le lieu de la tentative de pose de micro dans  la nuit du 17 juin 1972. Cela a conduit au scandale du Watergate :une barbouzerie politique qui débouchera, en 1974 sur la démission de Richard Nixon, président des États-Unis.  

Ici, pas d'hôtel, mais le moins qu'on puisse dire c'est que la littérature joue des tours au locataire de l'Elysée et à sa suite : après les remous autour de la Princesse de Clèves, c'est la petite fadette de Squarcini qui leur pose problèmes.

Aux USA, l'affaire commence avec la révélation par des journalistes du Washington Post de la pose de micros dans les locaux du Parti Démocrate dans l'immeuble du Watergate. Elle se développe ensuite avec de nombreuses ramifications. Les investigations de journalistes et une longue enquête sénatoriale lèvent le voile sur des pratiques illégales à grande échelle au sein de l'administration présidentielle. Un peu comme si, hypothèse, on aboutissait à des financements paranormal de campagnes électorales ou des cadeaux fiscaux à des amis très proches. Hypothèse, seulement hypothèse vous dis-je.

Ouf en France, si cela débute de la même façon, le sénat ne peut pas engager ce genre d'enquête et la majorité est confortable à l'assemblée nationale pour interdire pour le moment le passage de Fa# devant la haute cour de la République.  

Le Watergate à la française, après les mallettes, les rétro commissions, les passe-droits, le népotisme et le clientélisme d'état ne conduira pas pour l'instant leurs auteurs derrière les murs de l'ultra moderne nouvelle maison de Réaux. Pourtant, prémonition ? Fa# avocat de formation est venu soi-même l'inaugurer il y a peu en grande pompe et vérifier l'état des barreaux.

Elysée-gate donc ; c'est la DCRI qui est à la manœuvre et pas un lampiste. Non, le grand patron, carrément. Et les chefs de mise en examen ne sont pas de la roupie de sansonnet : Bernard Squarcini est notamment mis en examen pour ""atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique""collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux déloyal ou illicite", et "recel de violation du secret professionnel".

Fillon avance la présomption d'innocence, sauf que Squarcini revendique ses actes : traduction "j'avais le droit de le faire" du second couvert par les coups de menton du premier.

La DCRI est opérationnelle depuis le 1er juillet 2008, trois ans pour réussir ce tour de force de faire violer frontalement les lois par le patron de ceux qui ont fait serment de les appliquer. Le fonctionnaire de police de base doit apprécier. Installée dans un immeuble flambant neuf de Levallois-Perret, au cœur de l'empire Balkany, dans les Hauts-de-Seine, la DCRI est dirigée par ce proche de Sarkozy, c'est pour cela qu'il hérita du poste. Certes il est du cénacle : ancien numéro 2 de la DCRG, puis ex patron de la DST. Un esprit limpide dans le royaume historique de la transparence.

http://www.letelegramme.com/ar/imgproxy.php/PhotoIntuitions/2010/09/16/1051226_8184406-dcri-20100916-t103a.jpg?article=20100916-1001051226&aaaammjj=20100916

mot d'ordre-injonction au pied de la BCRI

Décidemment, il règne de drôles de fumets dans les coursives de la République. D'aucun disent que les fumets sont insaisissables, que les coursives sont des labyrinthes où l'on se perd, cela permet pour certains d'avancer qu'il faudrait mieux dès lors supprimer la République du moins son contenu tant l'image inscrite dans les gènes politiques de la France interdit de toucher au symbole.

C'est tout le danger la crise de régime que nous subissons. C'est un danger pour la démocratie et l'absence de débat sur un vrai projet politique alternatif laisse le champ libre aux fossoyeurs. Le cabinet noir de l'Elysée (encore un) se croit tout permis. Si les républicains ne se ressaisissent pas et ne font pas le ménages d'autre le feront… en gardant les ordures et jetant la République et les vrais républicains.

 

 

 

 

 

Communiqué du SNJ CGT 

 

Squarcini et l’entourage de Sarkozy

au dessus des lois !

 



Quand un ministre ou un haut personnage de l’Etat était mis en examen, il devait démissionner. C’était il y a longtemps, très longtemps. C’était ce qu’on avait appelé ‘’la jurisprudence Balladur’’, mais c’était une attitude qui remontait à 1992 sous le gouvernement Bérégovoy, qui avait exigé la démission de Bernard Tapie.

D’autres ministres ont été amenés à démissionner de leurs fonctions en raison d’une mise en examen et en fonction de la même « jurisprudence » : Alain Carignon, Gérard Longuet, Michel Roussin, Dominique Strauss-Kahn. Même Woerth a été amené à démissionner…

La République exemplaire de Nicolas Sarkozy ne partage plus les mêmes valeurs et semble même avoir oublié ses engagements ; en effet, quand le patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, est mis en examen pour "atteinte au secret des correspondances", "collecte illicite de données" et "recel du secret professionnel", le gouvernement, Premier ministre en tête, rejoint par le ministre de l’intérieur, annonce aussitôt qu’il excluait sa démission. Claude Guéant a même osé affirmer que cette mise en examen "n'empêche pas Bernard Squarcini d'exercer la plénitude de ses fonctions".

Certes, M. Squarcini a droit en l’espèce à la présomption d’innocence, comme tout citoyen mis en examen et non condamné, mais aujourd’hui, il est avéré que les factures téléphoniques d’un journaliste du Monde ont été exigées auprès de l’opérateur pour être épluchées en vue d’identifier ses sources d’information dans l’affaire Woerth - Bettencourt.

M. Squarcini en tant que patron du renseignement intérieur est le responsable de cette atteinte à la protection des sources des journalistes.

Le SNJ-CGT exige donc sa démission immédiate et demande au gouvernement de réviser au plus vite la loi sur cette protection des sources, largement moins exigeante que la réglementation européenne.

Pour le SNJ-CGT, tout retard dans la démission de M. Squarcini serait considérée par les journalistes comme une nouvelle agression contre la liberté d’informer et comme la volonté de renforcer les entraves à l’exercice de la profession par un président de la République et un gouvernement aux abois.

Il s’agit d’une affaire d’Etat qui vient allonger la triste liste des méfaits de Sarkozy en matière d’atteintes aux libertés fondamentales qui ont touché aussi bien les journalistes que les magistrats.

Le SNJ-CGT constate que l’entourage de Nicolas Sarkozy est décidément intouchable.

 

Montreuil, 18/10/2011

 

 Syndicat national des journalistes CGT  263, rue de Paris –  Case 570    93514 Montreuil Cedex 

Tél.: 01 48 18 81 78 - Télécopie :  01 48 51 58 08 - Courrier électronique : snj@cgt.fr – site Internet : www.snj.cgt.fr 

 

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