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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Les mains sales, Soudan, généalogie des tueurs et leurs parrains...Dédié à ceux qui ont la mémoire courte et qui enscencent n'importe quoi :

Publié le 27 Décembre 2011 par canaille le rouge in Mémoire et Histoire

Pour repasser l'année en revue.

http://www.france24.com/fr/files_fr/element_multimedia/image/gaafar.jpg

Portrait de G.Nimeiry : un tueur

 

Un comme lui n'arrive jamais seul, il a des tuteurs mécènes et des porteurs de citrons. Les uns passent, les autres grandissent, chutent ou gagnent honorabilité. 

 

Verrait-on sans rien dire un recherché pour crimes de guerres dans les Balkans aller inspecter le respects des droits de l'hoimme dans la région des grands lacs?

A voir les critères de sélection, pour l'OTAN, c'est jouable.


C'est en tout cas pourtant ce qui est entrain de se passer :

Pas une invention de La canaille , même le Monde peut suspect de sympathies avec le régime syrien est choqué :

L'étrange pedigree du chef de la mission arabe en Syrie

LEMONDE | 23.12.11 | 15h34   •  

La Ligue arabe n'a pas peur des paradoxes. A la tête de sa mission d'observation chargée d'enquêter sur les exactions commises par les forces de sécurité du régime de Bachar Al-Assad, arrivée jeudi 22 décembre à Damas, elle a nommé... un professionnel de la sécurité, le général soudanais Mohammed Al-Dabi, un vétéran du renseignement.

Mieux : ce sexagénaire, homme de confiance du président soudanais Omar Al-Bachir, qui est censé mettre un terme aux arrestations et aux tueries d'opposants syriens a lui même été impliqué dans la guerre civile entre le Nord et le Sud du Soudan ainsi que dans le conflit au Darfour, qui vaut à M. Bachir, accusé de "génocide", un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

"Plutôt que de diriger une équipe chargée d'enquêter sur des allégations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité en Syrie, le général devrait faire l'objet d'une enquête de la CPI pour des crimes similaires au Soudan", écrit l'ONGEnough Project, spécialisée dans la défense des droits de l'homme en Afrique.

Interrogé sur l'improbable pedigree du chef de la mission, le porte-parole du département d'Etat américain Mark Toner a reconnu "le bilan dérangeant de l'armée et des renseignements soudanais", avant d'affirmer qu'il ne disposait pas d'informations particulières concernant M. Dabi.

De fait, son nom ne fait pas partie de ceux régulièrement cités en relation avec les atrocités perpétrées par le régime soudanais au Darfour. A ce titre, il ne fait l'objet d'aucune poursuite devant la CPI. Pour autant, le général Al-Dabi, promu chef du renseignement militaire après le coup d'Etat de M. Bachir en 1989, a rempli de nombreuses missions en lien avec cette région. Dans son ouvrage de référence sur l'histoire du Darfour (Darfur's Sorrow, Cambridge University Press, 2007), l'universitaire américain M. W. Daly explique comment ce haut gradé a contribué àréprimer la rébellion de l'ethnie Masalit, dans l'ouest du Darfour.

La milice personnelle qu'il mit sur pied à cet effet, composée exclusivement d'Arabes, est considérée comme l'un des précurseurs des janjawids, ces bandes armées esclavagistes qui ont semé la terreur au Darfour. "Des milliers de Masalit ont été tués et des dizaines de milliers ont été forcés de fuir", écrit M. W. Daly.

Interrogé sur ce choix pour le moins maladroit, qui renforce l'opposition syrienne dans l'idée que la mission d'observation ne servira qu'à faire gagner du temps à Damas, un diplomate arabe relativise la controverse. "L'idée était d'avoir un chef de mission originaire d'un pays qui ne soit pas limitrophe de la Syrie et qui n'entretienne pas de contentieux avec le régime Assad", dit-il.

Quant aux marges de manoeuvres de la mission, mises en doute par l'opposition, il tempère les critiques. "L'important, c'est d'être sur le terrain, même si l'on n'en voit que 60 %. Si le régime syrien veut mettre des bâtons dans les roues de la mission, il le fera, quelle que soit la nature de son mandat." Arrivés en exploration à Damas, les observateurs devraient être à pied d'oeuvre à la fin de l'année.

Benjamin Barthe avec Jean-Philippe Rémy (à Johannesburg)
Article paru dans l'édition du 25.12.11

Qui sont les militaires soudanais ? voici leur fait d'arme principal :
Juillet 1971 Un coup d’Etat avorté contre le général Jaafar Nimeiry, entre les 22 et le 24, fut le prétexte pour une effroyable campagne de liquidation physique du parti communiste soudanais et ses sympathisants. Une terrible chasse à l’homme à travers tout le territoire, qui devait engloutir des milliers de cadres politiques, intellectuels, syndicalistes, étudiants et militaires. 
 Abdel Khaliq Mahjub. Ce nom était cité dans les médias du monde entier, en cette funeste dernière semaine du mois de juillet 1971, qui avait pour ainsi dire « désorbité » la trajectoire historique du Soudan. 
Le parti d’ Abdel khaliq Mahjub, était de tous les partis communistes du monde arabe et africain, le plus massivement implanté à l’intérieur et le plus influent à l’extérieur. Il avait des dirigeants brillants mondialement connus. Son secrétaire général Abdel Khaliq Mahjub un intellectuel et un militant exceptionnel, était une figure de proue du mouvement tiers-mondiste.
http://www.afrique-asie.fr/uploads/dm_post/.thumbs/wageda_jthSBc_ce81cc.jpg
Chaque année depuis ce sinistre juillet 1971, quand le PCF était encore communiste, dans les avenue de la Cité Inter de la fête de l'Huma à ces cotés étaient honorés  Shafi Ahmad Al-Sheikh, les syndicalistes, étudiants révolutionnaires, intellectuels engagés au point de tous être pendus.
A cette époque les soudanaises étaient des femmes libres, cityoennes (pas libérées par d'autres, libres par leur droits par elles imposées).
La direction du PCF au complet passait pour saluer les martyrs. Ça porte autrement et plus loin qu'un hommage à un militant du capital confrère de guerre de BHL tel que V Havel.

Pour info le massacreur Niemery fut remis en selle par de célèbres duettistes qui aidèrent à la liquidation physique des communistes soudanais : un certain Sadate et un certain Kadhafi qui livrera à Nemeiry, en violation de la constitution libyenne toute la direction du parti communiste soudannais qui moins d'une semaine plus tard fut pendue aux réferbères de Karthoum. Qui ose encore soutenir ce suppôt de la CIA ?

Vous comprenez pourquoi maintenant La Canaille qui n'a jamais cesser de dénoncer l'agresion impérialiste en Libye, sa solidarité au peuple libien n'a pas une larme pour la disparition du Ebert de  Tripoli comme il n'a pas eu beaucoup d'émotion quand Sadate c'est fait descendre.

Comme au Panama, quand ils ne lui servent plus, les impérialistes liquident leurs seconds couteaux. C'est la loi du genre, leur loi.
Qu'on démontre à La canaille que ces faits sont érronés et il le dira publiquement. Ceux qui se jettent sous la première bannière qui flotte au vent sont-ils près à faite de même ?
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