Voici comment va "Le Monde" un samedi de février 2011: Un joli raccourci de la diplomatie française dans Le Monde :

La France a suspendu samedi les activités de son ambassade à Tripoli après l'évacuation de la totalité de son personnel diplomatique via un avion militaire qui a également évacué des ressortissants français et étrangers, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.
"En raison de la dégradation des conditions de sécurité en Libye, l'ambassade de France à Tripoli suspend temporairement ses activités à compter de ce jour", a dit dans un communiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
"Un vol spécial de l'armée de l'Air a rapatrié aujourd'hui de Libye un total de 122 personnes, parmi lesquelles 28 ressortissants français et 94 étrangers tiers. Dans ce total figure le personnel de notre ambassade, y compris l'ambassadeur", a-t-il ajouté.
"En application de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et en accord avec le guvernement russe, la protection des intérêts français a été confiée à l'ambassade de la Fédération de Russie en Libye", a précisé le porte-parole.
"Certains de nos compatriotes ont souhaité demeurer en Libye. S'ils décidaient ultérieurement de quitter le pays, tout serait mis en oeuvre afin de les rapatrier", a aussi affirmé Bernard Valero sans en préciser le nombre.
Au total, la France aura évacué de Libye 654 personnes, dont 498 ressortissants français et 156 étrangers, parmi lesquels 45 européens.
La Grande-Bretagne et le Canada avaient annoncé plus tôt samedi des décisions similaires de suspension de leurs activités diplomatiques et d'évacuation de leur personnel diplomatique."
Rien de lyrique et pas très gaie, pourtant, si on en croit ce que disait Bakcich en 2009 :
"Mélomane averti, l’ambassadeur de France en Lybie, François Gouyette, a décidé que ce serait une bonne idée que de monter l’opéra-bouffe « le Barbier de Séville » dans le cadre somptueux des ruines de Sabratha, à 70 kilomètres de Tripoli. Prié de s’atteler toutes affaires cessantes à la tâche, le conseiller culturel a chiffré le coût d’une représentation unique : au bas mot, 1,5 millions d’euros, soit plus de 50 fois le budget annuel du service culturel de l’ambassade. L’an dernier, l’ambassade avait déjà dépensé la bagatelle de 80.000 euros pour un concert unique, toujours sur le même site, de l’ensemble baroque « Accentus ». Faute de pouvoir à nouveau ponctionner le contribuable en ces temps de crise, notre ambassadeur passe donc le plus clair de son temps à tenter de récolter des fonds auprès des patrons des entreprises françaises présentes en Libye, qui se font pour le moins tirer l’oreille. La représentation du « Barbier de Séville » est annoncé dans le dépliant de l’institut culturel français de Tripoli : « huit chanteurs solistes de réputation internationale, accompagnés d’un coeur et d’un orchestre, dans le cadre grandiose du théâtre antique de Sabratha : un événement qui fera date »."
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