Une bonne vidéo parfois simplifie les explications.
Celle qui suit démontre que le peuple marocain n'est pas décidé à servir de carpette au monarque qui tente de donner des gages pour garder la main et continuer de servir les interets de ses amis. Cela se conjugue avec le refus de l'expansionisme chérifien réaffirmé par le Polisario.
Sur le même programme d'autres manifs contre l'absolutisme et et ses pantins anciens actuels et futurs.
Notons au passage le courage d'un peuple qui comme en Tunisie ou en Egypte tente de braver la dictature, clin d'oeil aux démocrates algériens dont les communistes qui tentent dans des conditions perilleuses de faire que leur pays ne reste pas le maillon fort de la chaine qui enserre les peuples du nord de l'Afrique.
Il est d'autant plus urgent de s'informer et de dire notre solidarité que d'autres manoeuvres du pouvoir chérifien sont en cours :
Le secrétaire général du Front Polisario Mohamed Abdelaziz a mis en garde contre les «conséquences», selon lui, de l'inclusion du Sahara occidental dans le référendum constitutionnel du 1er juillet au Maroc, dans un message adressé au Secrétaire général de l'Onu et publié samedi.
«Je tiens à vous adresser ce message pour attirer votre attention sur les intentions du gouvernement marocain de mettre en oeuvre des décisions politiques concernant la réforme constitutionnelle au Maroc, dans laquelle il envisage également d'inclure le Sahara occidental qui est sous l'occupation illégale du Royaume du Maroc», selon cette lettre envoyée vendredi et citée samedi par l'Agence de presse sahraouie (SPS).
M. Abdelaziz y appelle l'Onu «à prendre toutes les mesures nécessaires pour exhorter le Maroc à renoncer à cette décision qui constitue une infraction aux frontières internationalement reconnues et une violation flagrante de la Charte et des résolutions des Nations Unies et du droit international».
En décembre 2009, le roi Mohammed VI a lancé à Marrakech, au sud du Maroc, une «régionalisation avancée» dont le Sahara occidental sera «parmi les premiers bénéficiaires». La commission consultative de régionalisation est présidée par Omar Azzimane, ancien ambassadeur du Maroc à Madrid.
En mars 2011, cette commission a proposé au roi un découpage administratif de 12 régions, comprenant le territoire du Sahara occidental.
Mais «le Sahara occidental n'est pas un territoire marocain», a affirmé le responsable du Front Polisario et l'ex-colonie espagnole annexée en 1975 par Rabat est «répertoriée par l'ONU comme territoire non autonome en attente de décolonisation depuis plus de 40 ans».
Son statut juridique définitif «ne peut être déterminé que par le peuple sahraoui dans un référendum libre, juste et équitable sur l'autodétermination organisé sous la supervision des Nations Unies», a-t-il ajouté, rappelant ainsi sa position.
Rabat propose une large autonomie du Sahara occidental avec un gouvernement et un parlement locaux, mais sous sa souveraineté.
Face au mécontentement populaire au Maroc, le roi Mohammed VI a proposé le 18 juin une nouvelle constitution qui sera soumise à référendum le 1er juillet. Cette version renouvellé de la marche verte des années 70 renoue avec la stratégie de la fuite hors des frontières d'HassanII pour s'affranchir des comptes que la dictature doit rendre en interne.
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