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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Négationnisme et révisionnisme d'Etat

Publié le 10 Novembre 2011 par canaille le rouge in Mémoire et Histoire

http://www.ushmm.org/lcmedia/photo/wlc/image/74/74377.jpg

Cadavres de Détenus découverts par l'Armée Rouge.

camp de travaux forcés de Klooga. 

 Des gardes nazis et estoniens les avaient entassés avant de les brûler. Estonie, septembre 1944.

 

 

La réhabilitation des anciens SS se poursuit dans les pays Baltes.

L'UE ne la combat pas  bien au contraire.

La situation à l'automne 2011

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Dans un certain nombre de pays d'Europe, les tentatives visant à réviser l'issue de la Seconde guerre mondiale ne connaissent pas de pause, par la glorification des « héros » du nazisme et la profanation des monuments érigés en mémoire des combattants de l'Armée rouge, qui ont donné leurs vies pour le salut de l'humanité face aux hordes hitlériennes.

 

En Estonie, ce 22 octobre, a été célébré solennellement l'anniversaire d'Harald Nugiseks, vétéran de la SS et dernier vétéran vivant à être en possession de l'ordre de la « Croix de chevalier de la Croix de fer », décoration suprême de l'Allemagne nazie. Comme le rapporte le reportage diffusé par la troisième chaîne de la télévision estonienne, pour féliciter pour son 90ème anniversaire ce « valeureux » vieux soldat de la 20ème division estonienne de la SS, dans la ville de Parnu, des représentants du gouvernement avaient fait le déplacement, parmi lesquels se trouvait le député Trivimi Velliste. Des cadeaux ont été remis à Nugiseks – qui s'est porté volontaire pour servir les nazis – de la part du ministère de la Défense, du service des gardes-frontières et d'autres organismes.

 

Pendant l'ère soviétique, ce titulaire de la « Croix de Fer », en raison de sa résistance à l'offensive de l'Armée rouge en 1944, a été condamné à dix ans de réclusion et à cinq ans d'exil en Sibérie. Après la proclamation d'indépendance de la république balte, il a reçu le titre de capitaine de l'armée estonienne.

 

Cette année, ceux qui veulent transformer les laquais fascistes en Estonie en héros se sont révélés particulièrement actifs. En août, le musée d'histoire d'Estonie a inauguré une exposition consacrée à un des principaux idéologues du nazisme en Allemagne, né à Tallin, Alfred Rosenberg, condamné à mort par le tribunal de Nuremberg. Peu avant, avait eu lieu dans le pays la désormais traditionnelle compétition annuelle « Raid Erna », en hommage aux saboteurs estoniens, qui réalisaient des missions pour l' « Abwehr » (service d'espionnage de l'armée allemande) sur les arrières de l'Armée rouge. Le 30 juin dernier a même eu lieu à Sinimae une rencontre publique des vétérans de la 20ème division de la SS.

 

Article tiré de la Gazeta Pravda, organe du Parti communiste de la Fédération de la Russie


 

Quand on cherche un peu on trouve ceci qui montre que ce nazi n'est pas un soldat en déserrance mais bien un cadre responsabble criminel de guerre :

La 20ème Division estonienne de la SS passa sous le commandement du IIIème SS-Panzerkorps de Félix Steiner, comprenant la 11ème SS-Division Nordland et la SS-Brigade Nederland. Les unités estoniennes furent positionnées au sud, en protection du flanc méridional du dispositif défensif allemand.
Les attaques russes débutèrent le 2 février mais furent toutes repoussées au prix de lourdes pertes des deux côtés. Pendant deux semaines successives les attaques continuèrent et de nouveaux combattants furent engagés dont les unités estoniennes.
Entre le 14 et le 16 février, le 1er Bataillon du 45ème Régiment de la 20ème SS-Division Estland, conduit par le SS-Hauptsturmführer Harald Riipalu, lança une contre-attaque pour repousser une pénétration des forces soviétiques qui avaient traversé le lac Lammijarv proche de Meerapalu. Complètement pris de surprise les unités soviétiques furent massacrées sous le feu et l’impétuosité des Estoniens et laissèrent sur place plus de deux milles tués.
A partir du 24 février, toutes les unités de la 20ème SS-Division Estland furent engagées dans la contre-offensive générale contre la tête de pont soviétique le long du front de Narwa.
Le 2ème Bataillon du 46ème Régiment sous les ordres du SS-Hauptsturmführer Rudolf Bruus détruisit les unités soviétiques qui tenaient la tête de pont de Riigiküla.


Harald Nugiseks.

Le 1er Bataillon de ce régiment, sous les ordres du SS-Obersturmbannführer Erwin Meri, fut engagé quant à lui contre des unités ennemies positionnées entre Vaasa et Vepsaküla : l’infanterie russe ayant réussi à effectuer quelques pénétrations entre les positions allemandes.
Les Hollandais du bataillon du Génie de la Division SS Nordland parvinrent à colmater ces brèches après de furieux combats et réussirent à repousser les Soviétiques sur la rive orientale.
Peu après, suite à une nouvelle attaque massive, les Russes reprirent pied sur la rive occidentale du fleuve à Ssivertsi, menaçant ainsi le Nord des positions allemandes à Narwa. Le Commandement allemand envoya alors sur place toutes les unités encore disponibles de la Division SS Nordland. Il s’ensuivit de durs combats au corps à corps dans le cimetière de Ssivertsi qui changea de mains à plusieurs reprises. Les combats se déplacèrent finalement dans le village où les Russes avaient réussi à renforcer leurs positions. Les combattants de la Division SS Nordland, ayant besoin de renforts, virent finalement arriver des volontaires SS estoniens organisés dans un petit groupe de combat sous les ordres du SS-Unterscharführer Harald Nugiseks (chef de la 1ère Compagnie du 1er Bataillon du 46ème Régiment SS estonien).
Ce n’est qu’après de violents et sanglants affrontements que les unités russes de la rive occidentale de la Narwa furent encerclées et anéanties. Pour cette action, Harald Nugiseks, âgé de 22 ans, reçut la Croix de Chevalier et fut mentionné dans la revue allemande "signal".

 

Le texte précédent est issu du lien suivant:link


Pour éclairer le débat si tant est qu'il ait besoin de l'être, cet extrait d'article de l'été 2011 : 

Ce qui s’est produit le 30 juillet à Sinimiae, en Estonie, est un grand scandale international. On sait très bien ce que faisait la 20ème division estonienne SS: elle réalisait les opérations punitives. Un grand camp de concentration dans lequel étaient exterminés, selon les historiens, de 7,5 à 8,5 mille Juifs se trouvaient à Kluoga, non loin de Sinimiae. Les Juifs étaient transportés des territoires voisins. En autorisant le rassemblement des vétérans fascistes, l’administration estonienne lance un défi à la Russie et à la communauté mondiale. On assiste à la réanimation du fascisme », a affirmé le député de la Douma d’Etat russe Mikhaïl Michtchenko.

Le ministère des AE indique dans son commentaire qu’un jeu militaro-sportif sous l’appellation « La campagne d’Erna » était fixé aux 3-6 août en Estonie. Ses participants suivront l’itinéraire du groupe de diversion de l’Abver ayant déployé ses activités dans l’arrière-front de l’Armée soviétique en août 1941. Cela traduit une tendance dangereuse, est-il souligné dans le commentaire du ministère.

 

Autres éléments de connaissance repris en croisant diverses prises de position de militant antinazi recueilli sur internet: 

-La Lettonie et l’Estonie – qui autorisent officiellement les manifestations à la gloire des anciens SS, acteurs de la barbarie nazie, et dont des centaines de milliers d’habitants se voient refuser tous droits civiques et politiques en raison de leur origine ethnique russe, ukrainienne, polonaise ou juive – ont-elles leur place dans l’Union Européenne ?

Le parcours du colonel estonien Alfons Rebane symbolise cette situation : dirigeant fasciste avant 1941, commandeur de la légion SS estonienne de 1941 à 1945, dirigeant de maquis fasciste – aidé par la CIA et le Groupe Gehlen – jusqu’en 1947 en Estonie (où il trouve la mort en 1947 croix de fer nazie au col), réinhumé en Estonie en 2000 en présence d’officiers supérieurs de la Bundeswehr et de l’OTAN, l’Ecole de cadets de l’armée estonienne (membre de l’OTAN) porte son nom (que dirait-on si l’école de cadets de l’Armée belge portait le nom de Degrelle ou celle de l’Armée française le nom de Doriot ?)

Sont-ce là une des façon de préserver ces "racines chrétienne de l'Europe" dont la droite et tous ceux qui ont appelé à voter oui en 2005 nous rabattent les oreilles ?

A suivre...

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