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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

OSS en 4CV à la poursuite du losange jaune

Publié le 4 Mars 2011 par canaille le rouge in se coltiner au quotidien

 

http://images.forum-auto.com/mesimages/502387/4CV_PIE_USA.jpg1..jpg

La DCRI est sur les dents 

Cela pourrait être comique tant le gratin de la direction de Renault et les pouvoirs politiques qui l'ont portée sur les fonds baptismaux de la privatisation se ridiculisent dans cette affaire.

Ce ne l'est pas. Et le syndicat CGT de Renault a raison de hausser le ton :

 

 

Le syndicat CGT de Renault a estimé jeudi que l'affaire d'espionnage au sein du groupe, qui pourrait finalement être le fruit d'une "manipulation", selon la direction, "porte un coup à la crédibilité" du PDG de Renault Carlos Ghosn et de son directeur général Patrick Pelata. 

"Cette affaire porte un coup à la crédibilité de nos deux principaux dirigeants, M. Ghosn et M. Pelata, qui tous deux se sont engagés directement dans cette affaire", écrit le syndicat dans un communiqué, ajoutant que "si manipulation il y a, les dirigeants paient ce qu'ils ont semé eux-mêmes". "Cette affaire gravissime pour l'image de l'entreprise témoigne du climat délétère au sein de Renault, qui ne cesse de s'amplifier au cours des dernières années", poursuit la CGT.

En outre, indique le syndicat, l'évocation de possibles manipulations "montre malheureusement le dédain de la direction à l'encontre des salariés victimes, au regard des conséquences désastreuses pour eux".

 http://www.boursier.com/illustrations/photos/l_renault-vente--voiture-record-2011-prime-casse-cambier.jpg

De quoi cette opération est-elle le nom ?

Il ne s'agit pas d'une affaire privée. Ce n'est pas Kessler qui aura été atristé par cet épisode.

En France, la casse de Renault ne passe pas. Renault reste une image, certe mise à mal, mais qui fait toujours écho à des valeurs industrielles et sociales qui y restent fortement accrochées.

Ce qui ressort de ce moment grand guignolesque, c'est surtout une tentative de déstabilisation qui vient à point nommé pour la direction de la marque.

Rumeurs, accusations aussi brutales qu'exotiques, personnes salies par des accusations infamantes, instillation de la suspicion dans les équipes, barbouzeries mêmes avec des officines façon Citroen. A peine si on ne se retrouve pas à Casa en 1948, ses ruelles sombres et ses dangers. On croirait le scénario d'un mauvais film d'espionnage à l'époque de la guerre  froide.

Un scénario qui poussé à son terme aurait pu réussir à ce que tendent depuis des mois ses dirigeants : justifier du besoin d'expatrier toute la marque en délocalisant les savoirs, la capacité de création de Renault, les brevets et études en portefeuille pour réorganiser toute l'activité de recherche et de productions sur des bases en ruptures définitives avec ce qui perdure de l'histoire de la RNUR avec comme alibi : reconstruire du neuf ailleurs devant la perte de confiance.

Pendant que le gouvernement nous amuse avec son intelligence industrielle et de la vocation industrielle de la France, les grands commis qu'elle a laissé libre après avoir aider à les mettre en place travaillent à délocaliser l'ensemble des études et recherches de Renault ailleurs, certainement en extême Orient.

Déstabiliser la cohésion du centre de Guyancourt qui a reconstruit une cohérence après la liquidation des bureaux d'étude de Rueil et la casse de Billancourt est une coïncidence porteuse de trop d'opportunité pour ne pas y voir le fond d'une opération qui vient de finir en atterrissage sur le ventre. Sauf que des hommes, des relations professionnelles certainement par ailleurs conflictuelles, mais qui produisent de quoi entretenir et développer une filière industrielle ancrée dans notre histoire ont été déstabilisés, humiliés avec une évidente volonté de nuire tant la médiatisation à été poussée. Oui, il y a certainement des manipulateurs.

Faut-il les chercher dans des contrées si éloignée des centres financiers de décision? La question ne semble pas venir spontanément à la une de la presse .

Seul s'en étonneront ceux qui persistent à croire qu'il existe des vertus dans le capitalisme.


 http://img.over-blog.com/300x199/2/47/37/13/capitalisme-pas-humain.jpg

Commenter cet article
C
<br /> <br /> Ils ont brisé l'honneur de ces hommes ! Toutes les radios, la presse, la télé ont désigné dès le premier jour ces gens comme des coupables, des traitres. Pour ma part je n'y ai jamais crû.<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> le plus bizarre, c'est que je suis convaincu de la logique de mon argumentation et il me semble que je suis bien seul à l'avancer.<br /> <br /> <br /> <br />