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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Passages à niveau

Publié le 14 Octobre 2011 par canaille le rouge in se coltiner au quotidien

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagecache/article_image/111012ofr3063.jpg

 

 

A propos des accidents de passages à niveau.

Avant d'entrer (à la limite des connaissances l'enquête en cour), sur les causes de l'accident du PN de St Médard, un rappel :

La réglementation routière concernant ces passages est due dans sa quasi-totalité à l'augmentation du trafic routier. Singulièrement, les passages les plus accidentogènes sont ceux qui ont subi une croissance du trafic routier simultanément à un abandon durable d'une modernisation du réseau routier, les crédits pour des croissements hors niveau ayant toujours été l'arlésienne de ce débat.

Le nombre de tués et singulièrement parmi les conducteurs des trains est une litanie insupportable que les recours aux statistiques pour justifier de ne rien faire rend encore plus inadmissible.

Maintenant sur cet accident qui ressemble tant à beaucoup d'autres et, parce qu'il ne semble pas que beaucoup de monde ait eu l'idée de rappeler quelques évidences, s'il n'appartient pas à La Canaille de porter appréciation sur la responsabilité du conducteur du camion incriminé, la nature de son chargement pousse à poser quelques questions.

Un gros engin de levage  sur la remorque :iIl ne l'emmenait certainement pas pour poser une parabole sur le toit de son pavillon de banlieue. Pour le compte de qui travaillait –il ? Vu l'heure de la catastrophe, quelle feuille de route pour le transport, quels impératifs d'arrivée ?,Quelle heure de départ réelle ?, distance entre ces deux points?

Etait-ce un convoi ordinaire ou aurait-il du relever de la réglementation des convois exceptionnel? Et sinon pourquoi? Avait-il (toujours au vu de la nature du chargement) un itinéraire déclaré obligatoire ou le chauffeur était-il laissé à lui même ?

Quel historique des accidents de circulations dans son entreprise ? Quelle amplitude de travail, combien d'heures de conduite effectives dans la période de travail précédent l'accident ?

Peut-être a-t-il commis une faute mais dans quelle organisation du travail s'est-il trouvé en situation de la commettre ? Quand on aura les réponses à cette série de questions, on y verra peut-être plus clair.

Pourquoi toutes ces questions ? Tout simplement parce que les trente ans d'expérience de La Canaille lui ont appris que si la rencontre avec un irresponsable est toujours possible,,dans l'immense majorité des cas la pression du donneur d'ordre, du patron ou du groupe de transporteurs qui emploient le chauffeur ont crée les conditions de la catastrophe.

La première réaction du sinistre des transports "le passage à niveau n'était pas singulièrement dangereux" dénote une tel méconnaissance de la réalité que même la rédaction de Ouest France qui n'est pas un brûlot subversif a cru devoir manifester son étonnement devant des propos hors de la réalité archivée par le journal. 


Les propos du ministre indignent les riverains

 

Les déclarations du ministre des Transports, Thierry Mariani, ont indigné plus d’un dans la commune. En arrivant à Saint-Médard, il a affirmé que le passage à niveau« n’était pas classé comme préoccupant ».

      Gildas, usager du TER, enrage : « C’est un endroit très dangereux. Tout le monde le       sait et rien n’est fait. »


Pour info, selon la DRE, à cet endroit, dans la journée, il passe un camion toutes les 6 minutes.

Pas de quoi construire un pont ?

15 000 passages à niveau sur 18 364 sont ouverts à la circulation des véhicules, piétons et cyclos. L’an dernier, 100 passages à niveau ont été supprimés et 150 ont été réaménagés. En 2010, on a déploré 25 tués (contre 55 en 2000)

 

« Un endroit à risques »

 

« Cet axe est très fréquenté, informe le maire Lionel Van Aertryck. La carrière de cailloux, à un kilomètre, génère un gros trafic. 70 % des camions passent par là. C’est un endroit à risques où la visibilité n’est pas bonne. »

 

En novembre 2007, une collision avec un camion avait déjà fait 27 blessés. « Le rapport du Bureau enquête analyses disait qu’il fallait améliorer la signalétique, élargir le passage et améliorer la visibilité, mais ça n’a pas été fait », regrette le maire.

 

Le site est plus que tortueux :link

Quant aux pratiques du patronat routier, les évolutions de la profession ne montrent pas d'indications comme quoi celles-ci se seraient améliorées, bien au contraire

 


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