Les oubliés du débat
Curieux de noter comment très rapidement le débat s'est enflammé au PS quand la proposition du conseiller spécial de Hollande sur les retraites de ne pas revenir à 60 ans et même de pousser à 65 est venue sur le devant de la scène. "Cachez-moi ce Terrasse que nous ne devons laisser voir".
Mais cet arbre flamboyant ne cacherait-il pas une forêt de non-dits sur d'autres questions déterminantes pour le monde du travail et la population ?
Augmentation massive et général des salaires et des pensions de retraites ? Néant
Ré indexation des salaires et des retraites ? Néant.
Services publics densité qualité et maitrise publique ? Re-néant.
Reprise de la gestion de la sécurité sociale par les salariés ? Encore néant.
Augmentation de tous les minima sociaux ? Ceux qui ont eu l'abnégation de supporter les heures d'antennes sur leur primaire en ont-ils entendus parler, simplement évoquer un calendrier et une fourchette ainsi que leur financement ? Néant encore.
Chacun peut faire le tour des urgences sociales et économique de TOUS les candidats socialiste, DSK à donné le pli ils le repassent et le marquent pour donner des gages à l'UE et surtout au capital et ses agences de notation pour cela mise en place. (En notant son engagement pour la retraite à 60ans notons que le FdG cadre toutes ses propositions sociales sur le plan européen autant dire aux calendes grecques*)
Montebourg, le bolcho de Copé, qui décide de se ravaler au rang de courtisan d'une noblesse de second Empire pour suppléer à la Restauration du quinquennat de Fa#.
Mou, dur, homme, femme, la contradiction n'est qu'apparente les ralliements d'entre deux tours la stratégie du PS n'est ni de gauche ni de droite ni à l'est ni à l'ouest, elle est au centre… des arrivismes et des volontés de gérer le capital, au cœur de la course engagée pour les postes et ministères. Le PS révèle sa nature profonde une machine à faire des notabilités. Est-ce avec cela qu'il sera possible de remplacer la machine honnie à piller la France et ses travailleurs?
Ceux qui auront été berné vont avoir le réveil difficile. Ceux qui ont de près ou de loin aidé à berner auront à rendre des comptes. Un jour ou l'autre en souhaitant qu'ils n'aient pas participé à l'alternance musclée des droites extrêmes embusquées se frottant les mains à chaque fois que le PS s'enfonce dans le rejet des intérêts populaires.
L'Histoire si elle ne se reproduit pas à l'identique est pleine d'enseignement. Sur fond de crise systémique profonde du capital, c'est la frénésie du PS allemand à contrer, réprimer puis éliminer la révolution spartakiste en 1919 qui amènera le fascisme au pouvoir 15 ans plus tard comme se sont les glissements vers la droite au sein, du PS italien qui ouvrira les ports de Rome à Mussolini dès 1922.
*"Sur le plan économique et social, et pour sortir de la crise le Front propose33 entre autres :
d'interdire les licenciements pour les entreprises qui enregistrent des profits ;
un SMIC européen égal à 60 % du salaire moyen de chaque pays ;
un SMIC fixé à 1 600 € sur le plan national ;
un revenu maximum fixé à 360 000 € par an ;
un salaire maximum ne pouvant excéder 20 fois le salaire minimum au sein d'une entreprise.
de remettre en cause la libéralisation des services publics et créer un cadre européen pour les renforcer ;
l'obtention de droits nouveaux pour les salariés, sécurité sociale de l'emploi et de la formation ;
Sur le plan écologique :
remise en cause du productivisme et des modes de consommation polluants pour répondre à l'urgence écologiste par une planification écologique.
l'application effective des 35 heures.
le droit à la retraite à 60 ans à taux plein." On notera le salaire à 32 000€ par mois et le droit de licencier pour les boites qui se mettent en déficit pour pouvoir encore plus licencier
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