Encore un(e) salarié(e) mort(e) suicidée à bout pourtant.
C'est au pied de la butte Montmartre un chiffre d'affaire pharaonique et une enseigne qui a plus que pignon sur rue. Mais une organisation de l'entreprise qui ressemble plus au nom du tissu qui le référencie qu'à un magasin régit par les lois de la République. Un labyrinthe de participation croisée pour échapper aux lois sociales, la fabrication permanente de syndicat maison dès que celui en cours échappe à la meute patronale, l'inspection du travail vu comme l'ennemi à abattre.
Le communiqué laisse transpirer la dureté du climat qui peut régner dans les rayons réserves et bureaux.
Tout les après midi à la télé jusqu'à une heure avancée de la nuit s'empilent jusquu'à la nausée les séries françaises américaines allemandes anglaises hispanisante, bientôt martiennes ou d'ailleurs sur les tueurs en série, violeurs braqueurs et autre trafiquants de paradis artificiels.
Pas une de ces séries, pas une seule qui traite de ces criminels en série. Ceux de l'amiante et ces 100 000 morts annoncés d'ici vingt ans. les suicidé de FT de la SNCF ou d'ailleurs.
En 2008 dernière année à statistique complète, la France compte 23,8 millions de salariés (Insee, 2008) et, au minimum, 400 suicides par an liés au travail (estimation de la Fédération française de santé au travail).
On nous a tourné Titanic mais jamais Eternit, des remakes du Corbeau mais rien sur Condé sur Noireau. sans parlé de la naval ou du BTP et les morts les brisés les estropiés du capital.
Et pourtant combien de fois le nombre de morts des autres tueurs en série. En quoi les auteurs de ces crimes seraient-ils moins coupables et moins TV-présentables?
Pas une série télévisée en chantier. C'est vrai que comme pour les autres délinquances patronales (briseurs de grèves, commandos musclés, déménagement clandestin d'usines, ou encore violation du code du travail), il n'y a pas de brigade spécialisée au quai des orfèvres. D'ailleurs ceux qui pourraient y aller, l'inspection du travail, voient leurs moyens fondre comme impôt sur le capital.
Donc La Canaille lance un appel : exigeons que les chaînes nous présentent en prime time des séries genre "Julie Lescot contre CAC 40", "La gendarmette traque de travail au noir", ou "enquêtes spéciales contre les empoisonnements industriels". De temps en temps une superproduction avec des moyens comme pour Borgia : "comment Député-patron et patron-député magouillent en coulisse pour masquer les morts au travail" on demandera à Bouygues ou à France télécom à pôle emploi de participer au tour de table.
Et si ça marche on lancera une enquête avec un journaliste pour traquer en direct les coupables.
C'est vrai que cela ne ferait pas monter le climat d'insécurité dans les zones pavillonnaires, on y verrait que le profil du délinquant n'est pas celui d'un jeune en jogging d'une xième génération d'immigré de Bretagne ou de l'Atlas et même inciterait à la lutte.
Mais j'y pense, c'est p't'être pour cela qu'ils ne cherchent pas à en tourner ?
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)