D'abord, il y a les victimes.
On oscille entre sentiment d'impuissance, interrogation et colère.
Impuissance. Sentiment dominant devant le déchainement de forces immaitrisables comme à chaque tremblement de terre, éruption volcanique ou épisode cataclysmique de ce type. Que faire, là où on est, pour être solidairement efficace ?
Interrogation devant cette hiérarchie des dégâts et des victimes qui s'y attachent qui saute à chaque fois à la figure : qu'est-ce qui a pu résister, qu'est-ce qui est broyé. Les bureaux des sièges sociaux à Tokyo ont tenu le coup. Les maisons d'habitations bien moins. Coïncidences ? C'est à voir.
La bourse de Tokyo est intacte les usines du nord est du Japon touchées et les maisons de leurs ouvriers, vides ou occupées, laminées ou emportées.
Si on en croit la presse, pas de traders dans les rouleaux du tsunami. Mais combien d'ouvrières de l'électronique ou des conserveries combien d'ouvriers des pêches des ports ?
Et aussi depuis ce dimanche midi, interrogation immédiate sur les suites : Le pire est derrière ou à venir ? Et devant cette interrogation ce débat est-il de mise ?
Interrogation encore sur la corrélation entre le niveau de développement et le niveau de protection réalisée. Et les images d'Haïti percutent ce qu'on voit de Sendaï
De même sur le niveau de réactivité pouvant être organisée autour des alertes au tsunami à Bornéo, Tokyo ou San Francisco.
Enfin un débat incontournable sur les risques technologiques. Les sites d'implantations des usines de production électriques mais aussi, puisque le débat avance, les sources et modalité et enfin les conditions de sécurisation pour ceux qui produisent l'énergie et les habitants de proximités.
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