Voila comment du coté de la Suisse on informe la population.
Cela semble moins infantilisant qu'ici.
C'est tiré de "24h00 en Suisse".
On dirait que du coté de Genève, on sait que les nuages ne se stoppent pas par la césure d'un fleuve ...et que les citoyens sont majeurs :
CATASTROPHES AU
JAPON | L’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima a annoncé samedi la découverte d’une fissure d’environ vingt centimètres sur une structure en béton du réacteur
numéro 2. Ceci pourrait expliquer l’origine d’une fuite radioactive dans l’océan Pacifique.
AFP | 02.04.2011 | 20:53
Selon Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de la centrale de Fukushima, la radioactivité mesurée à l’endroit de cette fissure d’environ vingt centimètres est de 1 000 milliSieverts par heure.
«Avec des niveaux de radiation en élévation dans l’eau de mer proche de la centrale, nous essayons de confirmer les causes et, dans ce contexte, (cette fuite) pourrait en être une source», a souligné Hidehiko Nishiyama, le directeur général adjoint de l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle du Japon (Nisa).
«Nous analysons des échantillons d’eau prélevés sur le site et en mer et nous ne pourrons répondre avec certitude tant que les résultats n’auront pas été étudiés», a-t-il ajouté samedi. Tepco a déjà commencé à injecter du béton pour colmater la brèche. L’eau de mer stockée
Une barge destinée à stocker l’eau de mer contaminée doit être remorquée vers Fukushima. Tepco pulvérise de la résine sur la poussière radioactive dans le but de l’empêcher d’être colportée par le vent.
Les barres de combustible sont toujours en surchauffe et des niveaux élevés de radiation ont été mesurés en mer. Une radiation 4’000 fois supérieure à la limite légale a été détectée au large de la centrale.
Trois semaines après l’accident nucléaire déclenché par le séisme et le tsunami, Tepco est loin de parvenir à contrôler la situation.
Visite ministérielle
Le premier ministre japonais Naoto Kan s’est rendu samedi pour la première fois dans une des régions sinistrées et dans la zone d’évacuation de 20 km autour de la centrale de Fukushima.
M. Kan, dont la gestion de la crise a été mise en cause, s’est rendu à Rikuzentakata, ville de 23 000 habitants dont il ne reste que des ruines baignant dans la boue. Un dixième des habitants de la ville sont morts ou sont portés disparus depuis le 11 mars.
La ville a été quasiment rayée de la carte par une vague géante et seuls quelques immeubles en béton sont restés encore debout.
Le premier ministre a pénétré dans la zone de 20 km autour de la centrale dont les 70 000 habitants ont été évacués. Il s’est rendu sur un terrain de sports transformé en camp de base pour les militaires, les pompiers et les ingénieurs qui s’efforcent de refroidir les réacteurs. «Je vous remercie pour votre travail formidable», leur a-t-il dit.
M. Kan a annoncé que son gouvernement envisageait de soutenir l’industrie aquacole touchée de plein fouet par le tsunami, comme les éleveurs de coquilles Saint-Jacques ou les fermes ostréicoles.
A Vienne, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait savoir samedi qu’elle avait envoyé deux experts au Japon pour recueillir directement les informations sur l’accident. Ils seront opérationnels à partir de lundi prochain, a précisé l’AIEA. Tepco en quête de «liquidateurs»
Actuellement Tepco cherche à recruter des «liquidateurs» à qui l’opérateur propose jusqu’à 3 500 euros la vacation pour se rendre dans les zones les plus exposées à la radioactivité afin de procéder à des réparations.
«Ma société m’a offert 200 000 yens (1 750 euros) par jour», a ainsi déclaré un employé d’une compagnie de sous-traitance d’une trentaine d’années à l’hebdomadaire japonais «Weekly Post». Il faudra des années, voire des décennies, pour nettoyer le site.
Le PDG du conglomérat industriel General Electric (GE), Jeff Immelt, est ce week-end au Japon pour y rencontrer des salariés, des partenaires et des clients dont Tepco.
GE est le concepteur des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. «Je pense que nous allons apprendre beaucoup sur l’industrie au travers de cette situation», a expliqué M. Immelt en conférence de presse jeudi.
Sur le terrain, les militaires japonais épaulés par des soldats américains ont continué la recherche de victimes du tsunami le long de la côte. Samedi, les équipes ont retrouvé 17 corps en mer et quarante sur le rivage.
Le dernier bilan des catastrophes s’établit à 11 828 morts confirmés et plus de quinze mille disparus.
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