Photo prélevée sur le site Esprit de Résistance
Il est évident que vous n'avez pas tous le temps d'aller au devant des infos et le rôle d'un c@rnet comme celui de la Canaille, outre drapporter les reflexions de son éditeur, est d'attirer l'attention.
C'est ce que que ces p@ges s'efforcent de faire, c'est le cas pour le dossier Renault .
La Canaille continuera à mettre en ligne les éléments nouveaux pour aider à la réflexion mais l'association "Esprit de Résistance" vient d'ouvrir son site (il y a même un bulletin d'adhésion via sa présentation).
La canaille en tire cette bonne page à propos de la traque des militants dans les usines Renault durant l'occupation (traque commencé dès les décrets Daladier de 38):
"La pression sur les salaires se fit plus forte, provoquant le mécontentement des ouvriers. Durant l’hiver 1940-1941 et le printemps 1941, les cadences dues à des commandes liées à la préparation de l’opération Barbarossa (attaque de l’Union Soviétique) furent intensifiées. Non seulement les services de renseignement gaullistes recueillent ces informations, mais la police (de Vichy) aussi et le commissariat de Boulogne-Billancourt fait à ce sujet un rapport le 16 mai 1941.
Hélas, ce n’est qu’un début. Non seulement de nombreux militants qui ont été chassés de Renault en 1938, et qui sont pour la plupart dans la clandestinité ou déjà arrêtés, mais encore Renault fait arrêter des militants, par l’intermédiaire de la police française. Nous n’avons pas tous les documents relatifs à cette répression. Le 24 juillet 1942, 24 militants de Renault sont arrêtés, le rapport commençant par : « A la suite de la constatation d’une certaine recrudescence de la propagande communiste à l’intérieur des usines Renault de Boulogne Billancourt… » D’autres documents prouvent la coopération quotidienne de la police avec la milice interne de plusieurs centaines de gardiens entretenue par la SAUR.
Ces militants, comme ceux licenciés antérieurement, seront, au gré des fortunes de guerre, torturés , déportés ou fusillés.
Les héritiers Renault, pensant apitoyer le public sur les mauvais traitements qu’aurait subi leur grand-père, à coup de falsifications, et pour en tirer profit,– à tous les sens du terme- font preuve d’une indécence obscène : non contents d’attaquer, sans vergogne, le centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, ils n’ont pas un mot pour les résistants, torturés, déportés, fusillés, victimes jusqu’à la mort, des dénonciation de l’organisation mise en place par le grand-père."
Voici le lien : Esprit de Résistance
Avec celui d'Annie Lacroix-Riz historiographie.info
Celui du Musée de la Résistance nationale : MRn
Voila de quoi avoir sous le coude quelques aurguments pour aider à amplifer la protestation devant les tentatives de réhabilitation du patron collabo.
Ci dessous, août 44, photo rare, évidement ; une AG dans l'usine Genève à Ivry décide de la grève et de l'insurrection (collection MRn-détail des conditions de sa réalisation sur le site du MRn)
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